Le siège du Programme national de lutte contre le VIH/Sida (PNLS) sert de cadre à un atelier de formation sur le suivi-évaluation destiné aux associations professionnelles de santé. Cette activité est financée par la Fondation Gates et mise en œuvre par l’ONG internationale ENDA Santé.

L’objectif de cette formation est de renforcer les capacités des associations en matière de suivi-évaluation, particulièrement dans l’application de la Gestion axée sur les résultats (GAR), une approche de plus en plus privilégiée par les partenaires techniques et financiers.

Selon Mamadou Aliou, Chargé de programme à ENDA Santé, cette formation revêt une importance capitale.  « Si nous voulons améliorer les services de santé, apprécier leur impact ou encore optimiser les interventions sanitaires, il est indispensable de disposer de systèmes performants de suivi et d’évaluation. Les décisions stratégiques et opérationnelles doivent être fondées sur des données probantes. Pour prendre les bonnes décisions, il faut disposer des bonnes données afin d’améliorer les systèmes de santé et contribuer à la réduction de la mortalité au sein de la population », a-t-il expliqué.

Dans une ambiance pédagogique, le formateur Ibrahima Ba, Responsable Suivi-évaluation et Recherche à ENDA Santé, a insisté sur l’importance de la Gestion axée sur les résultats ( Gar) dans la mise en œuvre des projets.

« Les associations réalisent de nombreuses activités sur le terrain, mais la documentation des résultats demeure souvent insuffisante. Cette formation vise à répondre aux besoins de renforcement des capacités dans le domaine du suivi-évaluation. Nous avons commencé par une évaluation des connaissances des participants avant d’aborder les concepts fondamentaux du suivi-évaluation traditionnel, puis ceux de la Gestion axée sur les résultats. Nous avons particulièrement mis l’accent sur la différence entre les activités réalisées, les indicateurs associés et les résultats attendus. Cette distinction est essentielle pour démontrer l’impact réel des projets financés par les partenaires », a-t-il souligné.

Pour l’assistance, l’enthousiasme était au rendez-vous pour les responsables de trois associations, à savoir: la Société congolais de la Pratique de la sage femme (Scosaf), l’Association des nutritionnistes et diététiciens du Congo ( Anudico)et l’Ordre national des infirmiers du Congo (Onic).

« Nous sommes en train de profiter des biens faits de notre partenariat avec ENDA santé. Ca fait partie de plusieurs formations que nous avions suivies. Pour cette édition, il s’agit d’une formation sur le suivi et l’évaluation. C ava vraiment nous faire du bien quand sur pied les projet, on doit devoir le suivre de près. On nous a dit que le suivi et continue et l’évaluation est périodique. Nous devrons vraiment mettre celle en pratique  pour qu’a long la Scosaf soit crédible pour diriger les projets », a déclaré la président de la Société congolaise de la pratique de la sage-femme (SCOSAF), Annie Tshiamala estimant que cette formation permettra aux organisations de mieux conduire leurs projets.

Même satisfaction du côté pour les nutritionnistes, dont la formation permettra de mieux maîtriser les concepts liés au suivi et à l’évaluation. C’est ce qu’a dit son président, Muyamba Mpoyo en ces mots:  « Cette formation nous permettra désormais d’utiliser chaque terme dans son contexte exact. Lorsque nous parlons de suivi, nous savons précisément ce que cela implique. De même pour l’évaluation. C’est une compétence importante que nous sommes en train d’acquérir ».

Pour l’Onic pour qui la formation est arrivée à point nommé.

« Nous avions parfois des doutes quant à la cohérence entre certaines activités menées sur le terrain et les objectifs que nous nous étions fixés. Grâce à cette formation, nous comprenons mieux le lien entre les activités, les résultats et les objectifs. Nous avons également appris que le plaidoyer ne se limite pas au niveau national. Il peut commencer au niveau opérationnel et local, avec un suivi approprié des actions entreprises. Ces enseignements nous seront particulièrement utiles dans la préparation de nos prochaines activités, notamment celles liées au plaidoyer et à la consultation nationale sur la vaccination », a témoigné Madame Caroline Phuati.

A travers cette initiative, ENDA Santé entend contribuer au renforcement des capacités des organisations de la société civile afin d’améliorer la qualité du suivi des projets de santé et la production de résultats mesurables au bénéfice des populations.

Sauf imprévu, cet atelier de trois jours va se clôturer le 17 juin prochain.

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