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jeudi, mai 23, 2024
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78ème Assemblée de l’ONU : l’ONUSIDA va saisir l’occasion pour interpeller les dirigeants du monde

Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) se rend à New York pour la 78ème Assemblée générale des Nations Unies afin de rappeler aux dirigeants du monde qu’il est possible de mettre fin au SIDA, qu’il existe un chemin pour mettre fin au SIDA et que les pays doivent respecter leur engagement sur cette voie. C’est ce qu’indique une note parvenue ce matin à congocroissance.com

L’AGNU 78 se déroule du 5 au 26 septembre 2023, les sujets les plus brûlants du moment étant débattus au cours de la semaine de haut niveau (18-26). C’est à ce moment-là que l’ONUSIDA se joindra aux dirigeants mondiaux, aux experts mondiaux, aux défenseurs des droits de l’homme, aux militants environnementaux et aux militants pour relever les défis les plus urgents auxquels le monde est confronté aujourd’hui, notamment mettre fin au sida, renseigne cette note.

« Nous présenterons les nombreux pays qui sont déjà sur cette voie et les résultats remarquables et salvateurs qu’ils ont obtenus. L’ONUSIDA exhortera les dirigeants à tenir leur promesse de prendre les mesures courageuses nécessaires pour amener le monde sur la voie qui mettra fin au SIDA. Cela mettra non seulement fin au SIDA dans le cadre de l’ODD 3.3, mais renforcera également les progrès vers la réalisation d’autres ODD. En particulier l’ODD 4, éducation de qualité, l’ODD 5, égalité des sexes et l’ODD 10, réduction des inégalités », message de la directrice exécutive de l’ONUSIDA, prévu à cette grande messe.

Pour elle, mettre fin au SIDA constitue un héritage unique et puissant pour les dirigeants d’aujourd’hui. C’est ce que ne cesse pas de répéter et l’a encore souligné récemment dans un article publié dans le Mail and Guardian le 8 septembre 2023, avant l’UNGA78. Elle avait dit ceci : « Ils peuvent sauver des millions de vies tout en mettant fin à la pandémie du SIDA, en protégeant la santé mondiale et en prévenant/mieux préparant le monde à d’autres pandémies à venir. Les dirigeants mondiaux peuvent choisir la voie qui mettra fin au SIDA ».

Le jeudi 13 juillet dernier, le Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) avait publié un rapport intitulé : « The Path that Ends AIDS », montrant qu’il existe une voie bien précise pour mettre fin au SIDA d’ici 2030.

Ce rapport contient des données et des études de cas qui montrent que l’éradication du SIDA est un choix politique et financier, et que les pays et les leaders qui suivent déjà cette voie enregistrent des résultats extraordinaires.

Parmi les pays, le rapport a cité le Botswana, l’Eswatini, le Rwanda, la République unie de Tanzanie et le Zimbabwe. Ces pays ont déjà atteint les objectifs 95-95-95. Cela signifie que 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique, que 95 % de ces personnes suivent un traitement antirétroviral vital et que 95 % des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable.

Seize autres pays, dont huit en Afrique subsaharienne, la région où vivent 65 % des personnes séropositives, sont également sur le point d’atteindre cet objectif.

« La fin du sida est l’occasion pour les leaders d’aujourd’hui de laisser une trace incroyable dans l’Histoire.   Les générations futures pourraient se souvenir d’eux comme les personnes qui ont mis un terme à la pandémie la plus mortelle au monde. Ils pourraient sauver des millions de vies et protéger la santé de tous et toutes. Ils pourraient incarner le potentiel du volontarisme politique», a déclaré la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Madame Winnie Byanyima, reprise dans un communiqué publié à cet effet et dont une copie est parvenue à congocroissance.com

« The Path that Ends AIDS » souligne que les ripostes efficaces contre le VIH sont celles qui s’enracinent dans un engagement politique fort. Cela passe par l’utilisation des données, de la science et des preuves, la lutte contre les inégalités qui freinent les progrès, le soutien apporté au rôle essentiel des communautés et des organisations de la société civile dans la riposte et la garantie d’un financement adéquat et pérenne.

Ainsi, les pays et les régions où les investissements financiers sont les plus importants sont là où l’on enregistre les meilleurs progrès. Aussi, précise ce document,  en Afrique orientale et australe, les nouvelles contaminations au VIH ont diminué de 57 % depuis 2010.

Grâce à l’accent mis sur le SIDA pédiatrique et aux investissements pour y mettre fin, 82 % des femmes enceintes et allaitantes vivant avec le VIH dans le monde avaient accès à un traitement antirétroviral en 2022, contre 46 % en 2010. Ces efforts ont entraîné une baisse de 58 % des nouvelles contaminations au VIH chez les enfants entre 2010 et 2022, soit le niveau le plus bas depuis les années 1980.

« Les avancées de la riposte au VIH se trouvent renforcées lorsque le cadre juridique et politique ne porte pas atteinte aux droits humains, mais les garantit, permet leur application et les protègent. En 2022 et 2023, plusieurs pays ont supprimé des lois néfastes, dont cinq (Antigua-et-Barbuda, les îles Cook, la Barbade, Saint-Christophe-et-Niévès et Singapour) qui ont dépénalisé les relations sexuelles entre personnes du même sexe », peut-on encore lire dans ce rapport…

Rappelons qu’en 2022, on estimait que 39 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde,     29,8 millions de personnes avaient accès à une thérapie antirétrovirale, 1,3 million de personnes ont été infectées au VIH, 630 000 personnes sont mortes de maladies opportunistes.

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78ème Assemblée de l’ONU : l’ONUSIDA va saisir l’occasion pour interpeller les dirigeants du monde

Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) se rend à New York pour la 78ème Assemblée générale des Nations Unies afin de rappeler aux dirigeants du monde qu’il est possible de mettre fin au SIDA, qu’il existe un chemin pour mettre fin au SIDA et que les pays doivent respecter leur engagement sur cette voie. C’est ce qu’indique une note parvenue ce matin à congocroissance.com

L’AGNU 78 se déroule du 5 au 26 septembre 2023, les sujets les plus brûlants du moment étant débattus au cours de la semaine de haut niveau (18-26). C’est à ce moment-là que l’ONUSIDA se joindra aux dirigeants mondiaux, aux experts mondiaux, aux défenseurs des droits de l’homme, aux militants environnementaux et aux militants pour relever les défis les plus urgents auxquels le monde est confronté aujourd’hui, notamment mettre fin au sida, renseigne cette note.

« Nous présenterons les nombreux pays qui sont déjà sur cette voie et les résultats remarquables et salvateurs qu’ils ont obtenus. L’ONUSIDA exhortera les dirigeants à tenir leur promesse de prendre les mesures courageuses nécessaires pour amener le monde sur la voie qui mettra fin au SIDA. Cela mettra non seulement fin au SIDA dans le cadre de l’ODD 3.3, mais renforcera également les progrès vers la réalisation d’autres ODD. En particulier l’ODD 4, éducation de qualité, l’ODD 5, égalité des sexes et l’ODD 10, réduction des inégalités », message de la directrice exécutive de l’ONUSIDA, prévu à cette grande messe.

Pour elle, mettre fin au SIDA constitue un héritage unique et puissant pour les dirigeants d’aujourd’hui. C’est ce que ne cesse pas de répéter et l’a encore souligné récemment dans un article publié dans le Mail and Guardian le 8 septembre 2023, avant l’UNGA78. Elle avait dit ceci : « Ils peuvent sauver des millions de vies tout en mettant fin à la pandémie du SIDA, en protégeant la santé mondiale et en prévenant/mieux préparant le monde à d’autres pandémies à venir. Les dirigeants mondiaux peuvent choisir la voie qui mettra fin au SIDA ».

Le jeudi 13 juillet dernier, le Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) avait publié un rapport intitulé : « The Path that Ends AIDS », montrant qu’il existe une voie bien précise pour mettre fin au SIDA d’ici 2030.

Ce rapport contient des données et des études de cas qui montrent que l’éradication du SIDA est un choix politique et financier, et que les pays et les leaders qui suivent déjà cette voie enregistrent des résultats extraordinaires.

Parmi les pays, le rapport a cité le Botswana, l’Eswatini, le Rwanda, la République unie de Tanzanie et le Zimbabwe. Ces pays ont déjà atteint les objectifs 95-95-95. Cela signifie que 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique, que 95 % de ces personnes suivent un traitement antirétroviral vital et que 95 % des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable.

Seize autres pays, dont huit en Afrique subsaharienne, la région où vivent 65 % des personnes séropositives, sont également sur le point d’atteindre cet objectif.

« La fin du sida est l’occasion pour les leaders d’aujourd’hui de laisser une trace incroyable dans l’Histoire.   Les générations futures pourraient se souvenir d’eux comme les personnes qui ont mis un terme à la pandémie la plus mortelle au monde. Ils pourraient sauver des millions de vies et protéger la santé de tous et toutes. Ils pourraient incarner le potentiel du volontarisme politique», a déclaré la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Madame Winnie Byanyima, reprise dans un communiqué publié à cet effet et dont une copie est parvenue à congocroissance.com

« The Path that Ends AIDS » souligne que les ripostes efficaces contre le VIH sont celles qui s’enracinent dans un engagement politique fort. Cela passe par l’utilisation des données, de la science et des preuves, la lutte contre les inégalités qui freinent les progrès, le soutien apporté au rôle essentiel des communautés et des organisations de la société civile dans la riposte et la garantie d’un financement adéquat et pérenne.

Ainsi, les pays et les régions où les investissements financiers sont les plus importants sont là où l’on enregistre les meilleurs progrès. Aussi, précise ce document,  en Afrique orientale et australe, les nouvelles contaminations au VIH ont diminué de 57 % depuis 2010.

Grâce à l’accent mis sur le SIDA pédiatrique et aux investissements pour y mettre fin, 82 % des femmes enceintes et allaitantes vivant avec le VIH dans le monde avaient accès à un traitement antirétroviral en 2022, contre 46 % en 2010. Ces efforts ont entraîné une baisse de 58 % des nouvelles contaminations au VIH chez les enfants entre 2010 et 2022, soit le niveau le plus bas depuis les années 1980.

« Les avancées de la riposte au VIH se trouvent renforcées lorsque le cadre juridique et politique ne porte pas atteinte aux droits humains, mais les garantit, permet leur application et les protègent. En 2022 et 2023, plusieurs pays ont supprimé des lois néfastes, dont cinq (Antigua-et-Barbuda, les îles Cook, la Barbade, Saint-Christophe-et-Niévès et Singapour) qui ont dépénalisé les relations sexuelles entre personnes du même sexe », peut-on encore lire dans ce rapport…

Rappelons qu’en 2022, on estimait que 39 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde,     29,8 millions de personnes avaient accès à une thérapie antirétrovirale, 1,3 million de personnes ont été infectées au VIH, 630 000 personnes sont mortes de maladies opportunistes.

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