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jeudi, mai 23, 2024
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839 millions d’Africains ne disposent pas de services d’hygiène de base

Plus de 779 millions de la population africaine manquent de services d’assainissement de base
(dont 208 millions qui pratiquent encore la défécation à l’air libre) et 839 millions manquent de services d’hygiène de base. C’est ce qu’a indiqué la Chargée de programme assainissement de l’Ong internationale Speak Up Africa (Sua), Madame Roxane Fian, lors du webinaire organisé hier par le Réseau des Médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (Remapsen) sous le thème : « Les défis de l’assainissement en Afrique ».

Des nombres qui font froid au dos au regard des potentialités dont dispose le continent. Ceci devra interpeler certains pays africains du centre par exemple, où le fleuve est roi. Selon Mme Roxane Fian, qui s’exprimait virtuellement sur le sujet face à près de 50 journalistes, l’assainissement est un ensemble d’actions visant à améliorer les conditions de vie humaine des communautés en référence aux conditions de santé publique liées à l’eau potable, au traitement et à l’élimination des excréments humains et des eaux usées.

« Les pays africains doivent y faire face et relever le défi de l’accès aux services d’assainissement de base chamboulé par l’urbanisation rapide et incontrôlée des villes, le boom de la natalité, et le changement climatique, qui entraine les inondations et la sècheresse (…) Dans le cas contraire, c’est l’insalubrité et des épidémies », a-t-elle préconisé, avant de souligner que son organisation travaille en accord avec les priorités nationales des différents pays par un appui technique et financier. 

Ainsi, pour permettre une meilleure appropriation et implication , Speak Up of Africa estime que les populations, les Ong et les prestataires privés doivent être instruits sur les pratiques d’hygiène élémentaire, la construction de wc, la gestion des points d’eau potable, le lavage des mains, le drainage des eaux usées domestiques, la propreté des caniveaux.

Soulignons que l’accès à un assainissement adéquat, constitue une problématique à laquelle de nombreux pays font face. Dans le monde renseigne Speak up Of Africa, près de 4,2 milliards de personnes ne disposent pas de services d’assainissement de base (OMS/UNICEF, 2017). En Afrique Subsaharienne, seulement 28% de la population ont accès à un assainissement de base, et 32% pratiquent encore la défécation à l’air libre (OMS/UNICEF, 2017). Ces chiffres démontrent qu’il existe un gap considérable en matière de renforcement de l’accès à un assainissement de qualité pour tous.

« Cette situation constitue un frein pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), plus précisément de la cible 6.2 visant à garantir un accès à une hygiène et un assainissement adéquats et équitables pour tous et à mettre fin à la défécation à l’air libre, tout en accordant une attention particulière aux besoins des femmes, des filles et des personnes en situation de vulnérabilité, d’ici 2030 », déplore l’Ong Speak Up of Africa d’un ton interpellateur à l’endroit des gouvernements.

SpeaK Up Africa, dont le siège est basé à Dakar (Sénégal), est un groupe d’action politique et de plaidoyer qui se consacre à catalyser le leadership, à favoriser le changement de politique et à accroître la sensibilisation au développement durable en Afrique.

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Des nombres qui font froid au dos au regard des potentialités dont dispose le continent. Ceci devra interpeler certains pays africains du centre par exemple, où le fleuve est roi. Selon Mme Roxane Fian, qui s’exprimait virtuellement sur le sujet face à près de 50 journalistes, l’assainissement est un ensemble d’actions visant à améliorer les conditions de vie humaine des communautés en référence aux conditions de santé publique liées à l’eau potable, au traitement et à l’élimination des excréments humains et des eaux usées.

« Les pays africains doivent y faire face et relever le défi de l’accès aux services d’assainissement de base chamboulé par l’urbanisation rapide et incontrôlée des villes, le boom de la natalité, et le changement climatique, qui entraine les inondations et la sècheresse (…) Dans le cas contraire, c’est l’insalubrité et des épidémies », a-t-elle préconisé, avant de souligner que son organisation travaille en accord avec les priorités nationales des différents pays par un appui technique et financier. 

Ainsi, pour permettre une meilleure appropriation et implication , Speak Up of Africa estime que les populations, les Ong et les prestataires privés doivent être instruits sur les pratiques d’hygiène élémentaire, la construction de wc, la gestion des points d’eau potable, le lavage des mains, le drainage des eaux usées domestiques, la propreté des caniveaux.

Soulignons que l’accès à un assainissement adéquat, constitue une problématique à laquelle de nombreux pays font face. Dans le monde renseigne Speak up Of Africa, près de 4,2 milliards de personnes ne disposent pas de services d’assainissement de base (OMS/UNICEF, 2017). En Afrique Subsaharienne, seulement 28% de la population ont accès à un assainissement de base, et 32% pratiquent encore la défécation à l’air libre (OMS/UNICEF, 2017). Ces chiffres démontrent qu’il existe un gap considérable en matière de renforcement de l’accès à un assainissement de qualité pour tous.

« Cette situation constitue un frein pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD), plus précisément de la cible 6.2 visant à garantir un accès à une hygiène et un assainissement adéquats et équitables pour tous et à mettre fin à la défécation à l’air libre, tout en accordant une attention particulière aux besoins des femmes, des filles et des personnes en situation de vulnérabilité, d’ici 2030 », déplore l’Ong Speak Up of Africa d’un ton interpellateur à l’endroit des gouvernements.

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