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lundi, mai 20, 2024
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Appropriation du Cadre mondial sur la biodiversité : L’IFDD compte sur les médias

La Directrice de l’Institut de la Francophonie pour le Développement durable (IFDD) exhorte les gouvernements et l’ensemble des  acteurs à s’approprier du Cadre mondial sur la biodiversité (Cmb). Selon Cécile Martin Phipps, qui s’était exprimée lors d’un webinaire, organisé par le Réseau des médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (Remapsen), l’appropriation du Cadre mondial sur la biodiversité est un défi et pour ça, les médias peuvent influencer afin de le relever.

« Le défi majeur est l’appropriation  du Cadre par  l’ensemble des acteurs. Et c’est là que vous, les hommes et les femmes des médias, vous intervenez », a-t-elle déclaré. C’était avant d’attirer l’attention les professionnels des médias, membres de cette corporation en ces termes : « Vous avez un rôle  à jouer. Votre rôle de plaidoyer est capital pour maintenir la biodiversité sur l’agenda politique et veiller à ce que les gouvernements, les entreprises  et les autres acteurs clés respectent leurs engagements  en matière de biodiversité (…) Vous avez un  rôle essentiel pour informer sur la protection de la biodiversité parce que vous avez  le pouvoir d’éduquer le public, vous avez la capacité de fournir les informations à temps sur les problèmes auxquels fait face la biodiversité. Vous pouvez aussi valoriser et amplifier les initiatives positives et inspirer d’autres à agir et créer une dynamique favorable autour de la biodiversité ».

Le Cadre mondial a pour objectif de freiner et d’inverser la perte croissante de la biodiversité, afin de contribuer à la vision à 2050 de vivre en harmonie avec la nature. 196 pays du monde sont signataires de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (Cdb) pour définir des engagements précis permettant de stopper l’effondrement des espèces animales et végétales au niveau mondial.

Selon le Co-président du Groupe de travail sur l’adoption du Cadre mondial sur la Biodiversité, Monsieur Basile Van Havre, les États se ont engagés sur divers enjeux, notamment l’atteinte de la conservation de 30 % des surfaces terrestres et marines à travers un réseau bien relié d’aires protégées (marines, côtières, terrestres, et d’eaux douces) et d’autres mesures de conservation efficaces par zone (Amce) au niveau mondial à horizon 2030 ; la restauration de 30% des écosystèmes dégradés ; et l’accroissement des financements à destination des pays en développement pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité.

«  C’est ici le rôle important des médias pour parler des progrès ou de l’absence des progrès », a-t-il souligné d’un ton ferme. C’était avant de s’étendre sur les 4 grands objectifs du Cadre sur la biodiversité à long-terme à l’horizon 2050 ; 23 cibles axées sur l’action à l’horizon 2030 ; des mécanismes de planification, de suivi, de révision, de rapportage ; et des indicateurs à utiliser dans les rapports périodiques nationaux.  

S’exprimant à cet effet, le  spécialiste de Programme à l’IFDD/OIF, Monsieur Issa Bado, a martelé sur l’importance de l’action locale dans l’atteinte des objectifs du Cadre mondial sur la biodiversité. Avec des mots bien trouvés, il s’agit selon lui de « Transformer »  le Cadre mondial en mesures, programmes et projets sur terrain. «  C’est là  ou tout change. Ca ressemble beaucoup à ce qu’on appelle la décentralisation dans nos pays. Ça veut dire que dans une perspective  centralisée un gouvernement  signe le Cadre mondial et dit qu’il y a la cible 21, on y contribue et on est parti. Maintenant ce gouvernement doit faire en sorte que chaque niveau local contribue à l’atteinte de cette cible (…) C’est l’agrégation de la contribution de chaque entité  qui va donner les résultats  que chaque pays va aller valoriser  au niveau international dans le cadre des rapports nationaux que chaque pays doit faire dans la préservation de la biodiversité», s’était-il exprimé en insistant sur l’intégration des municipalités et surtout de l’importance de faire jouer chaque catégorie qui s’y trouvent son rôle par rapport à un projet donné qui peut intégrer la dimension de la biodiversité. «  L’aspect local, c’est la pièce maitresse », est-il revenu avec insistance.

Ce webinaire avait pour thème : «  La Mise en œuvre du Cadre mondial sur la biodiversité : Défis et rôles des médias ». Il avait réuni une trentaine de journalistes, membres du REMAPSEN, dirigé par son président exécutif, l’Ivoirien Bamba Youssouf.

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La Directrice de l’Institut de la Francophonie pour le Développement durable (IFDD) exhorte les gouvernements et l’ensemble des  acteurs à s’approprier du Cadre mondial sur la biodiversité (Cmb). Selon Cécile Martin Phipps, qui s’était exprimée lors d’un webinaire, organisé par le Réseau des médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (Remapsen), l’appropriation du Cadre mondial sur la biodiversité est un défi et pour ça, les médias peuvent influencer afin de le relever.

« Le défi majeur est l’appropriation  du Cadre par  l’ensemble des acteurs. Et c’est là que vous, les hommes et les femmes des médias, vous intervenez », a-t-elle déclaré. C’était avant d’attirer l’attention les professionnels des médias, membres de cette corporation en ces termes : « Vous avez un rôle  à jouer. Votre rôle de plaidoyer est capital pour maintenir la biodiversité sur l’agenda politique et veiller à ce que les gouvernements, les entreprises  et les autres acteurs clés respectent leurs engagements  en matière de biodiversité (…) Vous avez un  rôle essentiel pour informer sur la protection de la biodiversité parce que vous avez  le pouvoir d’éduquer le public, vous avez la capacité de fournir les informations à temps sur les problèmes auxquels fait face la biodiversité. Vous pouvez aussi valoriser et amplifier les initiatives positives et inspirer d’autres à agir et créer une dynamique favorable autour de la biodiversité ».

Le Cadre mondial a pour objectif de freiner et d’inverser la perte croissante de la biodiversité, afin de contribuer à la vision à 2050 de vivre en harmonie avec la nature. 196 pays du monde sont signataires de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (Cdb) pour définir des engagements précis permettant de stopper l’effondrement des espèces animales et végétales au niveau mondial.

Selon le Co-président du Groupe de travail sur l’adoption du Cadre mondial sur la Biodiversité, Monsieur Basile Van Havre, les États se ont engagés sur divers enjeux, notamment l’atteinte de la conservation de 30 % des surfaces terrestres et marines à travers un réseau bien relié d’aires protégées (marines, côtières, terrestres, et d’eaux douces) et d’autres mesures de conservation efficaces par zone (Amce) au niveau mondial à horizon 2030 ; la restauration de 30% des écosystèmes dégradés ; et l’accroissement des financements à destination des pays en développement pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité.

«  C’est ici le rôle important des médias pour parler des progrès ou de l’absence des progrès », a-t-il souligné d’un ton ferme. C’était avant de s’étendre sur les 4 grands objectifs du Cadre sur la biodiversité à long-terme à l’horizon 2050 ; 23 cibles axées sur l’action à l’horizon 2030 ; des mécanismes de planification, de suivi, de révision, de rapportage ; et des indicateurs à utiliser dans les rapports périodiques nationaux.  

S’exprimant à cet effet, le  spécialiste de Programme à l’IFDD/OIF, Monsieur Issa Bado, a martelé sur l’importance de l’action locale dans l’atteinte des objectifs du Cadre mondial sur la biodiversité. Avec des mots bien trouvés, il s’agit selon lui de « Transformer »  le Cadre mondial en mesures, programmes et projets sur terrain. «  C’est là  ou tout change. Ca ressemble beaucoup à ce qu’on appelle la décentralisation dans nos pays. Ça veut dire que dans une perspective  centralisée un gouvernement  signe le Cadre mondial et dit qu’il y a la cible 21, on y contribue et on est parti. Maintenant ce gouvernement doit faire en sorte que chaque niveau local contribue à l’atteinte de cette cible (…) C’est l’agrégation de la contribution de chaque entité  qui va donner les résultats  que chaque pays va aller valoriser  au niveau international dans le cadre des rapports nationaux que chaque pays doit faire dans la préservation de la biodiversité», s’était-il exprimé en insistant sur l’intégration des municipalités et surtout de l’importance de faire jouer chaque catégorie qui s’y trouvent son rôle par rapport à un projet donné qui peut intégrer la dimension de la biodiversité. «  L’aspect local, c’est la pièce maitresse », est-il revenu avec insistance.

Ce webinaire avait pour thème : «  La Mise en œuvre du Cadre mondial sur la biodiversité : Défis et rôles des médias ». Il avait réuni une trentaine de journalistes, membres du REMAPSEN, dirigé par son président exécutif, l’Ivoirien Bamba Youssouf.

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