Le Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, a présenté les statistiques consolidées des marchés de sous-traitance enregistrés de 2023 à ce jour, mettant en avant des chiffres d’affaires jugés significatifs. C’était hier, lundi 27 avril 2026, lors d’un briefing de presse co-animé le lundi 27 avril avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya
Cet échange avec la presse a porté sur le thème « Régulation de la sous-traitance : décisions, mesures, résultats et perspectives pour les PME congolaises agréés en vue de la création de la classe moyenne en République démocratique du Congo (RDC) ».
Lors de son intervention, Miguel Kashal Katemb a révélé que son institution a enregistré un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards durant la période 2023-2024, avant d’enregistrer un recul en 2025 sous l’effet du contexte sécuritaire, marqué par la prise des villes de Goma (Nord-Kivu) et Bukavu (Sud-Kivu) par la rébellion de l’AFC-M23.
Pour le directeur général de l’ARSP, ces chiffres traduisent la montée en puissance progressive du secteur de la sous-traitance, malgré les contraintes conjoncturelles qui affectent l’économie nationale.
Par ailleurs, il a indiqué que la politique de son établissement s’inscrit désormais dans une logique de redevabilité et de création massive d’emplois, l’une des priorités du mandat du chef de l’État congolais Félix Tshisekedi. Ceci, a-t-il souligné, pour faire de la sous-traitance un levier stratégique de croissance inclusive et de promotion de l’entrepreneuriat local.
Rappelant que la loi réserve la sous-traitance aux sociétés dont le capital est détenu à au moins 51 % par des Congolais et à 49 % par des expatriés, Miguel Kashal Katemb a précisé que 408 opérateurs ont été radiés chez les cimentiers du Kongo Central pour non-conformité à la législation en vigueur. L’objectif étant d’assainir ce secteur longtemps marqué par l’opacité.
»La loi exige qu’au moins 51 % du capital d’une entreprise éligible à la sous-traitance soit détenu par des Congolais, les expatriés ne pouvant excéder 49 %. La doctrine de l’ARSP tient en une phrase : ceux qui veulent faire de l’argent en RDC doivent s’y installer, créer des emplois et développer l’économie nationale, marquant la fin annoncée du business offshore. L’ARSP accorde aux entreprises radiées un délai de 30 jours pour se mettre en conformité et relancer les appels d’offres, et se dit ouverte aux recours « , a-t-il déclaré.
Dans le même registre, il a réitéré l’interdiction faite aux sociétés minières de commercialiser des intrants stratégiques tels que l’acide sulfurique, la chaux vive et le charbon. Ces activités devant être, souligne le Directeur général de l’ARSP, confiées à des sous-traitants agréés afin de structurer une véritable chaîne de valeur.


