A Bukavu, de plus en plus de parents s’inquiètent de la consommation grandissante de boissons fortement alcoolisées chez les jeunes. Ils estiment que cette pratique constitue un sérieux danger pour la santé, en particulier dans un contexte où de nombreux adolescents sont exposés au stress et à l’incertitude.

Selon plusieurs parents, l’abus d’alcool peut entraîner une dépendance précoce, perturber le développement du cerveau, affecter la mémoire et la concentration, et provoquer à long terme des maladies du foie, des troubles digestifs et des problèmes de santé mentale.

Augustin Batandi, père de famille, considère cette situation comme une menace pour toute une génération.

« Beaucoup de jeunes pensent trouver un soulagement dans l’alcool, alors qu’ils mettent progressivement leur santé en danger », alerte-t-il.

Marie Chantal Nzigire, mère de quatre enfants, partage la même inquiétude.

« L’alcool affaiblit le corps et perturbe le comportement. Un jeune qui en consomme régulièrement compromet son avenir et son équilibre », affirme-t-elle.

Pour Jean-Claude Bahati, parent d’élève, les conséquences sanitaires sont souvent sous-estimées.

« La dépendance s’installe rapidement. Lorsqu’un adolescent devient accro, il peut souffrir d’anxiété, de dépression et d’autres complications médicales », explique-t-il.

De son côté, Espérance Mukanday, habitante de Panzi, appelle à renforcer la sensibilisation.

« Les jeunes doivent comprendre que l’alcool n’est pas une solution aux difficultés qu’ils traversent. Il détruit lentement leur organisme », souligne-t-elle.

Face à cette situation, les parents demandent une mobilisation des familles, des écoles, des structures sanitaires et des autorités afin de prévenir l’abus d’alcool et de promouvoir des comportements favorables à la santé.

Pour eux, préserver la santé des jeunes aujourd’hui, c’est protéger l’avenir de toute la communauté.

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