Vingt jours après la déclaration officielle de la 17e épidémie d’Ebola due à la souche Bundibugyo, le gouvernement congolais fait état de 381 cas confirmés, 63 décès et sept guérisons enregistrés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Lors d’un briefing coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, a indiqué que les données actuellement disponibles sont plus fiables grâce au renforcement du dispositif de surveillance et de dépistage sur le terrain.
L’Ituri demeure l’épicentre de cette flambée épidémique, concentrant entre 94 et 95 % des cas recensés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que 3 cas ont été enregistrés dans le Sud-Kivu.
« Nous avons actuellement 381 cas et 63 décès, soit un taux de létalité inférieur à 17 % », a déclaré le ministre de la Santé, soulignant que la souche Bundibugyo présente une mortalité nettement plus faible que celle du virus Ebola Zaïre, dont la létalité peut atteindre 80 %.
Au total, 25 zones de santé sont affectées, dont 17 en Ituri, 7 au Nord-Kivu et 1 au Sud-Kivu.
« Les équipes de riposte poursuivent leurs efforts afin d’interrompre la chaîne de transmission et de limiter l’impact de cette flambée épidémique », a assuré Roger Kamba, se fondant sur les dernières données fournies par l’Institut national de santé publique (INSP), à travers son Centre des opérations d’urgence en santé publique (COUSP).

Le ministre a également annoncé que sept personnes ont été déclarées guéries de la maladie à virus Ebola, parmi lesquelles figure un patient pris en charge à Goma.
Selon les critères établis, une personne est considérée comme guérie lorsqu’elle a développé des symptômes, obtenu un premier test positif, puis présenté une disparition complète des signes cliniques, confirmée par deux tests négatifs réalisés à deux jours d’intervalle.
Les deux membres du gouvernement ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les efforts de surveillance, de prise en charge et de sensibilisation afin de mettre un terme à l’épidémie.
Ils ont rappelé que le respect des gestes barrières, notamment le lavage régulier des mains, demeure l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir la propagation du virus.
« Il y a des personnes qui ont vécu avec Ebola et ont survécu notamment grâce au respect des mesures d’hygiène », ont-ils souligné, appelant à garantir l’accès à l’eau et aux installations sanitaires, en particulier dans les sites accueillant les populations déplacées.
Les autorités ont également insisté sur l’importance d’une détection précoce des cas suspects et d’une prise en charge rapide des malades, estimant que ces deux facteurs sont déterminants pour réduire la mortalité liée à la maladie.

L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières

L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :

✅ Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;

✅ Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;

✅ En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.

🔎 La vigilance et la prévention sauvent des vies.

 

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