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lundi, juin 24, 2024
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Enn 2023: Les  indicateurs sur la malnutrition aigüe globale restent stagnants

« Le taux de la malnutrition aigüe  globale et le taux de la malnutrition aigüe sévère restent stagnante depuis plus au moins cinq ans », c’est ce qu’indiquent les résultats de l’Enquête nationale de la nutrition (Enn, 2023 Rdc), publiés hier lors d’une cérémonie de restitution.

Au cours de cette Enquête, a dit le Directeur du Programme national de la nutrition (Pronanut), il faut noter deux choses essentiellement, est qu’il y a quelques indicateurs qui se sont améliorés  notamment les indicateurs  relatifs à l’allaitement maternel, les indicateurs relatifs à la supplémentation des enfants à la vitamine A et au bendazole ainsi que  la consommation du sel iodé dans les ménages. Tandis que le taux de la malnutrition aigüe  globale et le taux de la malnutrition aigüe sévère restent stagnants depuis plus au moins cinq ans. Et aussi, par rapport à la malnutrition chronique, appelée retard de croissance,  l’Enquête nationale signale que les indicateurs se sont détériorés.

« Nous sommes passés de  42,7%  par rapport à l’enquête mixte 2018 à  47,9% cette année. C’est  pour dire que nous avons 1 enfant sur 2 qui souffre de retard de croissance. Or, le retard de croissancetouche non seulement la croissance physique qui est retardée mais aussi  le retard dans le développement du cerveau. Donc,  tout enfant qui a de retard dans le développement de cerveau, demain cet enfant aura de problème pour aller  à l’école, pour participer au développement du pays.  Donc, si on ne fait pas attention, on risque d’avoir des soucis pour le développement de notre nation », a fait savoir le Directeur Pronanut le Docteur Bruno Bindamba.

Ainsi, face aux résultats de cette Enquête, le Pronanut a proposé un Plan de réponse qui se chiffre autour d’un milliard afin  venir à bout de la malnutrition en Rdc.C’est ce qu’avait son Directeur. C’était en ces termes : «   Pour mieux exécuter ce Plan, nous avons séquencé le pays en trois   zones de priorité. La première zone de priorité concerne les zones qui  ont le taux élevé de malnutrition. Il s’agit par exemple des provinces telles que le Kwango, Kwilu, aussi les zones où il y a l’insécurité et le déplacement des populations notamment les Kivus, les provinces de l’Ituri et Tanganyika. Tandis que la deuxième zone concerne les provinces  qui ont le taux moyen. Enfin ce sont les  zones qui ont la stabilité par rapport aux données… », avant de solliciter une franche collaboration entre le  gouvernements et tous les partenaires de manière à ce que chacun en ce qui le concerne mette la main dans le pâte afin de relever ce grand défi, qui est la malnutrition dans ce pays continent.

Relativement à ce Plan de réponse,  le Pronanut préconise déjà  la mise à la disposition des zones de santé des intrants  de nutrition pour agir, ensuite travailler pour la prévention et continuer la surveillance.

S’exprimant à cet effet, le Docteur Amédée Prosper Djiguimde,  chargé de la santé au bureau du Fonds des Nations unies pour l’Enfance en Rdc (UNICEF)  a justifié cette situation de malnutrition en Rdc par  plusieurs facteurs, dont  les mauvaises pratiques de l’alimentation des nourrissons, des jeunes enfants, la  nutrition maternelle. Egalement, les prévalences elevées des maladies  infantiles enregistrées  dans le pays, les mauvaises  conditions d’hygiène et d’assainissement, le faible revenu des ménagesainsi que l’insécurité alimentaire et enfin l’insécurité de façon générale.

« … Investir dans la nutrition à travers une approche multisectorielle, inclusive, synergique et complémentaire  est la réponse adéquate  et probante face  à la situation nutritionnelle très préoccupante  des enfants et des femmes  en Rdc, mais aussi une pierre angulaire de développement  optimal des enfants », a suggéré ce haut cadre des Nations unies, qui parlait au nom de tous les bailleurs.

«  (…) La situation n’est pas bonne si on ne change pas notre façon de travailler. Chacun  en ce qui le concerne, parce que nous constituons  une communauté d’expertises à différents niveaux… afin d’améliorer ces indicateurs. Donc, je voudrai ici vous assurer que du coté du gouvernement à travers le ministère de la Santé, Hygiène et Prevoyance sociale, nous avons  l’opportunité d’avoir à la fois l’offre et la demande. Comment nous  devons faire pour capitaliser les opportunités qui nous sont faites aujourd’hui avec cette réforme au niveau le plus élévé de l’Etat pour pouvoir influer sur ces indicateurs. Que chacun puisse s’engager. J’en appelle aussi à la responsabilité de différents partenaires, parce que dans ce tableau c’est le gouvernement et ses partenaires. Nous devrons nous approprier ces résultats et faire en sorte que nous puissions nous mettre  ensemble à travers ce plan de réponse proposé », a déclaré lesecrétaire général de la santé, leDocteurSylvainYumaRamazani.

Soulignons par ailleurs que cette Enquête est la première depuis que le pays existe. Il n’y avait encore eu une enquête d’envergure nationale. Elle a été organisée avec l’appui  du gouvernement et ses partenaires. L’idée était de voir quels sont les niveaux d’indicateurs de la nutrition aujourd’hui. Parce que, toutes les fois qu’il fallait avoir des données sur ce domaine, il fallait se référer à l’enquête mixte ou encore démographique  sur la santé pour pouvoir actualiser les données sur la nutrition.

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Au cours de cette Enquête, a dit le Directeur du Programme national de la nutrition (Pronanut), il faut noter deux choses essentiellement, est qu’il y a quelques indicateurs qui se sont améliorés  notamment les indicateurs  relatifs à l’allaitement maternel, les indicateurs relatifs à la supplémentation des enfants à la vitamine A et au bendazole ainsi que  la consommation du sel iodé dans les ménages. Tandis que le taux de la malnutrition aigüe  globale et le taux de la malnutrition aigüe sévère restent stagnants depuis plus au moins cinq ans. Et aussi, par rapport à la malnutrition chronique, appelée retard de croissance,  l’Enquête nationale signale que les indicateurs se sont détériorés.

« Nous sommes passés de  42,7%  par rapport à l’enquête mixte 2018 à  47,9% cette année. C’est  pour dire que nous avons 1 enfant sur 2 qui souffre de retard de croissance. Or, le retard de croissancetouche non seulement la croissance physique qui est retardée mais aussi  le retard dans le développement du cerveau. Donc,  tout enfant qui a de retard dans le développement de cerveau, demain cet enfant aura de problème pour aller  à l’école, pour participer au développement du pays.  Donc, si on ne fait pas attention, on risque d’avoir des soucis pour le développement de notre nation », a fait savoir le Directeur Pronanut le Docteur Bruno Bindamba.

Ainsi, face aux résultats de cette Enquête, le Pronanut a proposé un Plan de réponse qui se chiffre autour d’un milliard afin  venir à bout de la malnutrition en Rdc.C’est ce qu’avait son Directeur. C’était en ces termes : «   Pour mieux exécuter ce Plan, nous avons séquencé le pays en trois   zones de priorité. La première zone de priorité concerne les zones qui  ont le taux élevé de malnutrition. Il s’agit par exemple des provinces telles que le Kwango, Kwilu, aussi les zones où il y a l’insécurité et le déplacement des populations notamment les Kivus, les provinces de l’Ituri et Tanganyika. Tandis que la deuxième zone concerne les provinces  qui ont le taux moyen. Enfin ce sont les  zones qui ont la stabilité par rapport aux données… », avant de solliciter une franche collaboration entre le  gouvernements et tous les partenaires de manière à ce que chacun en ce qui le concerne mette la main dans le pâte afin de relever ce grand défi, qui est la malnutrition dans ce pays continent.

Relativement à ce Plan de réponse,  le Pronanut préconise déjà  la mise à la disposition des zones de santé des intrants  de nutrition pour agir, ensuite travailler pour la prévention et continuer la surveillance.

S’exprimant à cet effet, le Docteur Amédée Prosper Djiguimde,  chargé de la santé au bureau du Fonds des Nations unies pour l’Enfance en Rdc (UNICEF)  a justifié cette situation de malnutrition en Rdc par  plusieurs facteurs, dont  les mauvaises pratiques de l’alimentation des nourrissons, des jeunes enfants, la  nutrition maternelle. Egalement, les prévalences elevées des maladies  infantiles enregistrées  dans le pays, les mauvaises  conditions d’hygiène et d’assainissement, le faible revenu des ménagesainsi que l’insécurité alimentaire et enfin l’insécurité de façon générale.

« … Investir dans la nutrition à travers une approche multisectorielle, inclusive, synergique et complémentaire  est la réponse adéquate  et probante face  à la situation nutritionnelle très préoccupante  des enfants et des femmes  en Rdc, mais aussi une pierre angulaire de développement  optimal des enfants », a suggéré ce haut cadre des Nations unies, qui parlait au nom de tous les bailleurs.

«  (…) La situation n’est pas bonne si on ne change pas notre façon de travailler. Chacun  en ce qui le concerne, parce que nous constituons  une communauté d’expertises à différents niveaux… afin d’améliorer ces indicateurs. Donc, je voudrai ici vous assurer que du coté du gouvernement à travers le ministère de la Santé, Hygiène et Prevoyance sociale, nous avons  l’opportunité d’avoir à la fois l’offre et la demande. Comment nous  devons faire pour capitaliser les opportunités qui nous sont faites aujourd’hui avec cette réforme au niveau le plus élévé de l’Etat pour pouvoir influer sur ces indicateurs. Que chacun puisse s’engager. J’en appelle aussi à la responsabilité de différents partenaires, parce que dans ce tableau c’est le gouvernement et ses partenaires. Nous devrons nous approprier ces résultats et faire en sorte que nous puissions nous mettre  ensemble à travers ce plan de réponse proposé », a déclaré lesecrétaire général de la santé, leDocteurSylvainYumaRamazani.

Soulignons par ailleurs que cette Enquête est la première depuis que le pays existe. Il n’y avait encore eu une enquête d’envergure nationale. Elle a été organisée avec l’appui  du gouvernement et ses partenaires. L’idée était de voir quels sont les niveaux d’indicateurs de la nutrition aujourd’hui. Parce que, toutes les fois qu’il fallait avoir des données sur ce domaine, il fallait se référer à l’enquête mixte ou encore démographique  sur la santé pour pouvoir actualiser les données sur la nutrition.

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