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jeudi, juillet 18, 2024
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Etme: Le Directeur Fodé Simaga de l’ONUSIDA préconise la volonté politique

Intervenant le vendredi dernier lors d’un webinaire, organisé par le Réseau des Médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN),  le Directeur de la Science, des Services et des Systèmes pour Tous au siège du Programme commun des Nations unies contre le VIH/SIDA (ONUSIDA), a fait savoir qu’avec la volonté politique, la région peut arriver à l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, parce que le traitement est là et n’est pas cher.

« Elimination de la transmission de la Mère à l’Enfant du VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre et si on en parlait», telle a été la thématique de ce webinaire, qui a exposé la situation des femmes enceintes et des enfants malades dans cette région d’Afrique, où de plus en plus d’enfants sont issus de mères qui ne sont pas sous traitement antirétroviral (Arv).  

 « L’Afrique de l’Ouest et du Centre représentent 50% des femmes enceintes qui ne sont pas sous traitement anti rétroviral (Arv). La couverture Arv des enfants globalement dans le monde est de 52 %. En Afrique globalement il est de 37%, mais en Afrique de l’Ouest et du Centre il est de 27 %. Ca veut dire que seulement un enfant sur quatre est traité des Arv. Tout ceci pour dire que ça ne marche pas», a indiqué le Directeur  de la Science, des Services et des Systèmes pour Tous de l’ONUSIDA, Monsieur Fodé Simaga.

41% de toutes les nouvelles infections des enfants dans le monde, soit 51 % sont en Afrique de l’Ouest et du Centre

Dans un langage clair mais plus interpellateur, le Directeur Fodé Simaga, a fait savoir que 41% de toutes les nouvelles infections des enfants dans le monde, soit 51 % sont en Afrique de l’Ouest et du Centre. « Tout ça pour dire que ça ne marche pas pour pleins de raisons », a-t-il indiqué. 

Plusieurs raisons expliquent cela. En effet, dit-il : « Pour traiter les femmes enceintes, il faut d’abord les trouver, les identifier et les sensibiliser. Où est ce que l’on peut trouver les femmes enceintes. Naturellement dans les centres de santé lors des  consultations de planning familial, prénatal… Mais dans mon pays, il y a déjà un nombre significatif des femmes enceintes qui ne vont pas  dans les centres de santé. Et dans celles qui y vont, ce n’est pas sûr qu’on leur propose le test systématiquement. Deuxièmement, il faudrait que la société civile soit le plus supportée, appuyée pour pouvoir aller, faire en quelque sorte les portes à portes pour proposer aux femmes enceintes le test sachant qu’en plus on a l’autotest.  Donc, il est temps de tirer la sonnette d’alarme surtout dans notre région pour qu’on puisse avancer », a-t-il plaidé.

En plus de la société civile, les chefs religieux et coutumiers doivent entrer dans la danse afin de toucher un grand nombre de femmes.

Outre cela, le Directeur de la Science, des Services et des Systèmes pour Tous au siège de l’ONUSIDA a déploré le fait que les  systèmes des données ne soient pas très performants dans la région. C’est justement pour cela qu’il a plaidé encore une fois, pour une amélioration de ces systèmes afin de pouvoir savoir combien des femmes  potentielles, où elles sont géographiquement. Car, « (…) techniquement tout est là. Le traitement qui marche est là. Il n’est pas cher. Il est très souvent financé par les partenaires extérieurs (…) Mais il faut que les femmes soient identifiées et repérées », a-t-il indiqué.

Elimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, c’est possible.

« Absolument à 100%. Quand on dit qu’il n’y a pas de moyen, soit la technologie n’existe pas, soit l technologie est trop chère et nos pays n’y arrivent pas.  Mais là, on a le traitement extrêmement efficace. Il n’est pas cher du tout (…) il faut une volonté politique, il faut remettre la volonté politique sur la table,  il faut les campagnes de sensibilisation modernes… pour sensibiliser les femmes », a rassuré Monsieur Fodé Simaga au cours de ce webinaire auquel participait aussi le Directeur Pays de l’ONUSIDA au Benin et au  Togo.

Prenant à son tour  la parole, Éric Verschueren, a fait savoir que la prévention des nouvelles infections chez les enfants et les femmes enceintes fait partie du troisième pilier de l’Alliance globale pour l’Elimination du VIH/SIDA chez les enfants. Une approche qui implique aussi les hommes. 

« Les hommes sont souvent perçus comme les grands peureux, fréquentent moins les centres de santé. L’autotest pourrait être une solution intéressante pour augmenter la couverture du dépistage chez les hommes  et réduire les risques d’infections chez les femmes enceintes », a suggéré le Directeur Pays de l’ONUSIDA au Beni et au Togo.

Rappelons que le monde avait lancé l’Alliance globale contre le VIH/SIDA chez les enfants au début de l’année passée à Dar Es Salam en Tanzanie. Elle regroupe douze pays du continent.

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« Elimination de la transmission de la Mère à l’Enfant du VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre et si on en parlait», telle a été la thématique de ce webinaire, qui a exposé la situation des femmes enceintes et des enfants malades dans cette région d’Afrique, où de plus en plus d’enfants sont issus de mères qui ne sont pas sous traitement antirétroviral (Arv).  

 « L’Afrique de l’Ouest et du Centre représentent 50% des femmes enceintes qui ne sont pas sous traitement anti rétroviral (Arv). La couverture Arv des enfants globalement dans le monde est de 52 %. En Afrique globalement il est de 37%, mais en Afrique de l’Ouest et du Centre il est de 27 %. Ca veut dire que seulement un enfant sur quatre est traité des Arv. Tout ceci pour dire que ça ne marche pas», a indiqué le Directeur  de la Science, des Services et des Systèmes pour Tous de l’ONUSIDA, Monsieur Fodé Simaga.

41% de toutes les nouvelles infections des enfants dans le monde, soit 51 % sont en Afrique de l’Ouest et du Centre

Dans un langage clair mais plus interpellateur, le Directeur Fodé Simaga, a fait savoir que 41% de toutes les nouvelles infections des enfants dans le monde, soit 51 % sont en Afrique de l’Ouest et du Centre. « Tout ça pour dire que ça ne marche pas pour pleins de raisons », a-t-il indiqué. 

Plusieurs raisons expliquent cela. En effet, dit-il : « Pour traiter les femmes enceintes, il faut d’abord les trouver, les identifier et les sensibiliser. Où est ce que l’on peut trouver les femmes enceintes. Naturellement dans les centres de santé lors des  consultations de planning familial, prénatal… Mais dans mon pays, il y a déjà un nombre significatif des femmes enceintes qui ne vont pas  dans les centres de santé. Et dans celles qui y vont, ce n’est pas sûr qu’on leur propose le test systématiquement. Deuxièmement, il faudrait que la société civile soit le plus supportée, appuyée pour pouvoir aller, faire en quelque sorte les portes à portes pour proposer aux femmes enceintes le test sachant qu’en plus on a l’autotest.  Donc, il est temps de tirer la sonnette d’alarme surtout dans notre région pour qu’on puisse avancer », a-t-il plaidé.

En plus de la société civile, les chefs religieux et coutumiers doivent entrer dans la danse afin de toucher un grand nombre de femmes.

Outre cela, le Directeur de la Science, des Services et des Systèmes pour Tous au siège de l’ONUSIDA a déploré le fait que les  systèmes des données ne soient pas très performants dans la région. C’est justement pour cela qu’il a plaidé encore une fois, pour une amélioration de ces systèmes afin de pouvoir savoir combien des femmes  potentielles, où elles sont géographiquement. Car, « (…) techniquement tout est là. Le traitement qui marche est là. Il n’est pas cher. Il est très souvent financé par les partenaires extérieurs (…) Mais il faut que les femmes soient identifiées et repérées », a-t-il indiqué.

Elimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, c’est possible.

« Absolument à 100%. Quand on dit qu’il n’y a pas de moyen, soit la technologie n’existe pas, soit l technologie est trop chère et nos pays n’y arrivent pas.  Mais là, on a le traitement extrêmement efficace. Il n’est pas cher du tout (…) il faut une volonté politique, il faut remettre la volonté politique sur la table,  il faut les campagnes de sensibilisation modernes… pour sensibiliser les femmes », a rassuré Monsieur Fodé Simaga au cours de ce webinaire auquel participait aussi le Directeur Pays de l’ONUSIDA au Benin et au  Togo.

Prenant à son tour  la parole, Éric Verschueren, a fait savoir que la prévention des nouvelles infections chez les enfants et les femmes enceintes fait partie du troisième pilier de l’Alliance globale pour l’Elimination du VIH/SIDA chez les enfants. Une approche qui implique aussi les hommes. 

« Les hommes sont souvent perçus comme les grands peureux, fréquentent moins les centres de santé. L’autotest pourrait être une solution intéressante pour augmenter la couverture du dépistage chez les hommes  et réduire les risques d’infections chez les femmes enceintes », a suggéré le Directeur Pays de l’ONUSIDA au Beni et au Togo.

Rappelons que le monde avait lancé l’Alliance globale contre le VIH/SIDA chez les enfants au début de l’année passée à Dar Es Salam en Tanzanie. Elle regroupe douze pays du continent.

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