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jeudi, juin 20, 2024
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Journée « Zéro discrimination » : C. Tshimbalanga de l’ONUSIDA insiste sur la formation des agents de l’ordre

Le Programme commun des Nations unies contre le VIH/SIDA (ONUSIDA) estime importante  la formation des agents de l’ordre en droits humain dans l’atteinte de  « Zéro discrimination ». C’est ce qu’a dit son  expert et consultant  en droits humains au bureau régional lors d’un webinaire, organisé le lundi 27 février par le Réseau des médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN)  en marge de la journée « Zéro discrimination », célébrée le 1er mars de chaque année.

« Les défis de la dépénalisation pour sauver des vies », tel était le thème décortiqué par Monsieur Christian Tshimbalanga, expert et consultant en droits humain au bureau régional de l’ONUSIDA.

A l’en croire, l’ONUSIDA  avait initié sept programmes d’interventions pour aider les pays à faire respecter les droits humains à l’égard des populations clés, des personnes vivants le VIH/SIDA… Afin de parvenir à zéro discrimination comme le veut la journée du 1er mars.  Et parmi ces programmes, il estime qu’il y en a de très importants qui peuvent aider les pays quant à  l’application des lois. Il s’agit de la formation des agents de l’ordre.

«  Ca ne demande pas seulement que l’on forme ou que l’o travaille avec des personnes soignantes mais aussi avec les policiers, les agents de l’ordre. Parce que les  agents de l’ordre ne connaissent pas forcément les droits.  Donc il faut travailler avec eux pour qu’ils comprennent cela (…). Nous avons la constitution, les textes de lois qui protègent mais ils ne connaissent pas la mise en application de ces lois et textes.  Donc avant d’entrer dans les lois, qui protègent ou les lois pour les réformes (…), il faut travailler avec les agents de l’ordre », a-t-il indiqué.

Outre la formation des agents de l’ordre, l’expert et consultant en droits humain au bureau régional de l’ONUSIDA estime que les populations clés doivent  aussi être formées sur leurs droits. De même  aussi les autres catégories de personnes.  

« Il y a de cessions qu’on appelle : Connaissez vos droits. Ceci veut dire former les populations clés afin qu’elles connaissent leurs droits. Quelqu’un qui ne connait pas ses droits ne peut même pas aller devant le juge  alors que la personne qui connait ses droits est en meilleur position », a souligné Christian Tshimbalanga, avant de marteler sur la nécessité de changer des tirs maintenant que tous les regards sont tournés vers l’horizon 2030, le rendez-vous de l’élimination de cette pandémie contre laquelle  d’énormes progrès ont été accomplis.

L’atteinte de « Zéro discrimination » passe aussi par la synergie des stratégies et efforts au niveau de pays. Des réformes juridiques, le partage de l’information, l’implication des communautés sont autant de possibilités qui peuvent aider à l’atteinte de ce noble objectif.

« Autre élément qui alimente  la stigmatisation et la discrimination, c’est l’ignorance. Vous ne pouvez pas imaginer  combien l’ignorance peut causer la stigmatisation et la discrimination. Moi-même qui vous parle avant d’entrer dans la lutte contre le VIH je stigmatisais certaines populations, je n’avais pas la bonne information et quand j’ai compris beaucoup de choses cela a changé et me voilà un acteur dans la riposte au VIH.  Donc l’ignorance est l’une des causes….  Mais les médias, vous êtes une clé….. Vous avez un rôle capital. Vous pouvez modeler le public en envoyant des messages forts…. ». C’était en ces termes que Christian Tshimbalanga, expert et consultant en droits humain au bureau régional de l’ONUSIDA a exhorté les participants, membres du REMAPSEN, spécialisé dans le traitement des questions de santé et de l’environnement. Il est présidé par Monsieur Bamba Youssouf de nationalité ivoirienne, et compte en sein plus de 80 journalistes issus de dix-sept pays de l’Afrique de l’ouest, du centre et de Madagascar.

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« Les défis de la dépénalisation pour sauver des vies », tel était le thème décortiqué par Monsieur Christian Tshimbalanga, expert et consultant en droits humain au bureau régional de l’ONUSIDA.

A l’en croire, l’ONUSIDA  avait initié sept programmes d’interventions pour aider les pays à faire respecter les droits humains à l’égard des populations clés, des personnes vivants le VIH/SIDA… Afin de parvenir à zéro discrimination comme le veut la journée du 1er mars.  Et parmi ces programmes, il estime qu’il y en a de très importants qui peuvent aider les pays quant à  l’application des lois. Il s’agit de la formation des agents de l’ordre.

«  Ca ne demande pas seulement que l’on forme ou que l’o travaille avec des personnes soignantes mais aussi avec les policiers, les agents de l’ordre. Parce que les  agents de l’ordre ne connaissent pas forcément les droits.  Donc il faut travailler avec eux pour qu’ils comprennent cela (…). Nous avons la constitution, les textes de lois qui protègent mais ils ne connaissent pas la mise en application de ces lois et textes.  Donc avant d’entrer dans les lois, qui protègent ou les lois pour les réformes (…), il faut travailler avec les agents de l’ordre », a-t-il indiqué.

Outre la formation des agents de l’ordre, l’expert et consultant en droits humain au bureau régional de l’ONUSIDA estime que les populations clés doivent  aussi être formées sur leurs droits. De même  aussi les autres catégories de personnes.  

« Il y a de cessions qu’on appelle : Connaissez vos droits. Ceci veut dire former les populations clés afin qu’elles connaissent leurs droits. Quelqu’un qui ne connait pas ses droits ne peut même pas aller devant le juge  alors que la personne qui connait ses droits est en meilleur position », a souligné Christian Tshimbalanga, avant de marteler sur la nécessité de changer des tirs maintenant que tous les regards sont tournés vers l’horizon 2030, le rendez-vous de l’élimination de cette pandémie contre laquelle  d’énormes progrès ont été accomplis.

L’atteinte de « Zéro discrimination » passe aussi par la synergie des stratégies et efforts au niveau de pays. Des réformes juridiques, le partage de l’information, l’implication des communautés sont autant de possibilités qui peuvent aider à l’atteinte de ce noble objectif.

« Autre élément qui alimente  la stigmatisation et la discrimination, c’est l’ignorance. Vous ne pouvez pas imaginer  combien l’ignorance peut causer la stigmatisation et la discrimination. Moi-même qui vous parle avant d’entrer dans la lutte contre le VIH je stigmatisais certaines populations, je n’avais pas la bonne information et quand j’ai compris beaucoup de choses cela a changé et me voilà un acteur dans la riposte au VIH.  Donc l’ignorance est l’une des causes….  Mais les médias, vous êtes une clé….. Vous avez un rôle capital. Vous pouvez modeler le public en envoyant des messages forts…. ». C’était en ces termes que Christian Tshimbalanga, expert et consultant en droits humain au bureau régional de l’ONUSIDA a exhorté les participants, membres du REMAPSEN, spécialisé dans le traitement des questions de santé et de l’environnement. Il est présidé par Monsieur Bamba Youssouf de nationalité ivoirienne, et compte en sein plus de 80 journalistes issus de dix-sept pays de l’Afrique de l’ouest, du centre et de Madagascar.

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