La Police nationale congolaise (PNC) a présenté dix présumés criminels ainsi que quatre policiers accusés d’avoir facilité l’évasion de détenus. C’était au commissariat provincial de la PNC à Kisangani à l’occasion de la parade hebdomadaire.

Cette cérémonie a été présidée par le Commissaire divisionnaire Elvis Palanga Nawej, commissaire provincial de la PNC dans la Tshopo, qui a profité de l’occasion pour hausser le ton et rappeler à ses troupes leur mission régalienne de sécurisation des personnes et de leurs biens.

Travaillant en étroite collaboration avec les différents services de sécurité, le numéro un de la police provinciale a annoncé de nouvelles stratégies opérationnelles visant à traquer les bandits armés et à mettre fin aux actes criminels qui perturbent la quiétude de la population boyomaise.

Par ailleurs , les présumés criminels ainsi que les policiers mis en cause ont été remis à la justice pour la poursuite des procédures judiciaires.

La population, quant à elle, est appelée à dénoncer tout mouvement suspect observé dans les avenues, quartiers et communes de la ville.

Interrogé, un habitant de Kisangani a plaidé pour le renforcement des opérations de sécurité :

« Nous demandons aux autorités et aux services de sécurité d’intensifier les patrouilles mixtes, surtout dans les communes de Tshopo, Makiso notamment le Plateau Boyoma, Médical et les environs; Kabondo et Mangobo. Ces bandits armés opèrent presque chaque nuit. Aucune zone n’est épargnée par les vols à main armée, souvent suivis de pertes en vies humaines », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, des faits similaires ont également été signalés dans le territoire d’Isangi. Fin 2025 et en ce mois de janvier 2026, plusieurs actes de banditisme y ont causé des pertes en vies humaines. Le cas le plus récent est celui d’un couple attaqué par des criminels au village Imbolo, où la femme, atteinte par balle, a succombé sur place.

Face à cette recrudescence de l’insécurité, les autorités policières assurent rester au pied d’œuvre pour restaurer la paix et la sécurité dans la province de la Tshopo.

 

Affaire à suivre.

 

Augustin Tsheza

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