20 mars 2026, un atelier consacré à l’évaluation approfondie de la formation initiale des enseignants du secondaire a été lancé vendredi à Kisangani, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, par le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF), a constaté congocroissance.com.
Selon Rose Vive Lobo, spécialiste en lutte contre les violences basées sur le genre au sein du PAAF, cette initiative vise à appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre d’une réforme du système éducatif fondée sur des données probantes. Elle a rappelé que les instituts supérieurs pédagogiques (ISP) ont la responsabilité de former les futurs enseignants du cycle secondaire.
L’atelier s’articule autour de deux axes principaux : la collecte de données qualitatives à travers des groupes de discussion réunissant les acteurs du secteur éducatif, et la collecte de données quantitatives auprès de ces mêmes parties prenantes.
De son côté, le professeur émérite Kabule Wetu Weva a souligné que le PAAF, projet du gouvernement appuyé par la Banque mondiale, ambitionne de produire des données fiables reflétant les réalités du terrain afin d’améliorer la formation initiale des enseignants du secondaire.
Il a également précisé que cette étude prend en compte les avis des différentes parties prenantes sur le système LMD (Licence-Master-Doctorat), en vue d’en évaluer la pertinence et l’efficacité.
« Ces données permettront au gouvernement d’actualiser la formation initiale dans les ISP et de définir une stratégie adaptée pour renforcer la formation des enseignants », a-t-il conclu.
Prévu du 20 au 26 mars 2026, cet atelier aborde plusieurs thématiques, notamment la cartographie, la gouvernance, le financement, la qualité de la formation ainsi que le système LMD dans les ISP.
Ces institutions sont notamment dirigées par le professeur Jacques Riverain Lofemba Boningoli, avec pour objectif de produire des données probantes et exploitables au service de la réforme éducative.
Augustin Tsheza



