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samedi, mai 18, 2024
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La Guinée équatoriale confirme sa toute première épidémie de maladie à virus Marburg

La Guinée équatoriale a confirmé aujourd’hui sa toute première épidémie de maladie à virus Marburg. Les tests préliminaires effectués à la suite du décès d’au moins neuf personnes dans la province de Kie Ntem, dans l’ouest du pays, se sont révélés positifs pour la fièvre hémorragique virale.

Les autorités sanitaires équato-guinéennes ont expédié des échantillons au laboratoire de référence de l’Institut Pasteur au Sénégal, avec le soutien de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), afin de déterminer la cause de la maladie après l’alerte donnée par un responsable sanitaire de district le 7 février. Sur les huit échantillons testés à l’Institut Pasteur, un s’est révélé positif au virus. Jusqu’à présent, neuf décès et 16 cas suspects présentant des symptômes tels que la fièvre, la fatigue, des vomissements et des diarrhées sanguinolents ont été signalés.

Des enquêtes approfondies sont en cours. Des équipes ont été déployées dans les districts touchés pour retrouver les personnes contacts, isoler et soigner les personnes présentant des symptômes de la maladie. Des efforts sont également menés pour mettre rapidement en place une réponse d’urgence. L’OMS a dépêché des experts en épidémiologie, gestion des cas, prévention des infections, laboratoire et communication des risques pour soutenir les efforts de réponse au niveau national et assurer la collaboration des communautés afin de maîtriser l’épidémie.

L’OMS facilite également l’envoi de boîtes à gants de laboratoire pour l’analyse des échantillons ainsi que d’un kit de fièvre hémorragique virale comprenant des équipements de protection individuelle pouvant être utilisés par 500 travailleurs de la santé.

« Le virus Marburg est extrêmement contagieux. Grâce à l’action rapide et décisive des autorités équato-guinéennes pour confirmer la maladie, la réponse d’urgence peut rapidement être mise en marche afin de sauver des vies et de maîtriser le virus le plus tôt possible », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

La maladie à virus Marburg est une maladie très virulente qui provoque une fièvre hémorragique, avec un taux de létalité pouvant atteindre 88 %. Elle fait partie de la même famille que le virus qui cause la maladie à virus Ebola. La maladie causée par le virus Marburg commence brusquement, avec une forte fièvre, des maux de tête sévères et des malaises intenses. De nombreux patients développent des symptômes hémorragiques graves dans les sept jours. Le virus est transmis à l’homme par les chauves-souris frugivores et se propage parmi les humains par contact direct avec les fluides corporels des personnes, surfaces et matériaux infectés.

Il n’existe aucun vaccin ou traitement antiviral approuvé pour traiter le virus. Cependant, les soins de soutien – réhydratation par voie orale ou intraveineuse – et le traitement des symptômes spécifiques augmentent les chances de survie. Une série de traitements potentiels, y compris des produits sanguins, des thérapies immunitaires et des médicaments, ainsi que des vaccins candidats avec des données de phase 1 sont en cours d’évaluation

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Des enquêtes approfondies sont en cours. Des équipes ont été déployées dans les districts touchés pour retrouver les personnes contacts, isoler et soigner les personnes présentant des symptômes de la maladie. Des efforts sont également menés pour mettre rapidement en place une réponse d’urgence. L’OMS a dépêché des experts en épidémiologie, gestion des cas, prévention des infections, laboratoire et communication des risques pour soutenir les efforts de réponse au niveau national et assurer la collaboration des communautés afin de maîtriser l’épidémie.

L’OMS facilite également l’envoi de boîtes à gants de laboratoire pour l’analyse des échantillons ainsi que d’un kit de fièvre hémorragique virale comprenant des équipements de protection individuelle pouvant être utilisés par 500 travailleurs de la santé.

« Le virus Marburg est extrêmement contagieux. Grâce à l’action rapide et décisive des autorités équato-guinéennes pour confirmer la maladie, la réponse d’urgence peut rapidement être mise en marche afin de sauver des vies et de maîtriser le virus le plus tôt possible », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

La maladie à virus Marburg est une maladie très virulente qui provoque une fièvre hémorragique, avec un taux de létalité pouvant atteindre 88 %. Elle fait partie de la même famille que le virus qui cause la maladie à virus Ebola. La maladie causée par le virus Marburg commence brusquement, avec une forte fièvre, des maux de tête sévères et des malaises intenses. De nombreux patients développent des symptômes hémorragiques graves dans les sept jours. Le virus est transmis à l’homme par les chauves-souris frugivores et se propage parmi les humains par contact direct avec les fluides corporels des personnes, surfaces et matériaux infectés.

Il n’existe aucun vaccin ou traitement antiviral approuvé pour traiter le virus. Cependant, les soins de soutien – réhydratation par voie orale ou intraveineuse – et le traitement des symptômes spécifiques augmentent les chances de survie. Une série de traitements potentiels, y compris des produits sanguins, des thérapies immunitaires et des médicaments, ainsi que des vaccins candidats avec des données de phase 1 sont en cours d’évaluation

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