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samedi, mai 18, 2024
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La mortalité maternelle et infantile, au centre d’un webinaire des médias en Mauritanie.

En Mauritanie, les taux de mortalité maternelle et néonatale sont encore élevés, malgré les nombreux efforts consentis par le gouvernement et les partenaires au développement.  Pour comprendre les causes de cette situation, le REMAPSEN a organisé un webinaire le mercredi 3 août au siège de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuelle (HAPA).

Le  taux relativement élevé de la mortalité maternelle et infantile en Mauritanie, interpelle toutes couches socio-professionnelles du pays, y compris les médias. C’est ce qui explique l’organisation de ce webinaire initié par la coordination nationale du  réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement. A cette occasion,  le REMAPSEN a réuni des spécialistes de la question autour d’un thème : La mortalité maternelle et infantile en Afrique : Cas de la Mauritanie. Au regard  de la complexité du sujet, deux éminents spécialistes ont été invités à instruire les journalistes du REMAPSEN issus des 25 pays de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et de Madagascar. Il s’agit du Directeur Général de la santé publique, le Dr Mohamed Mahmoud Ely Mahmoud et du Dr Mohamed Elkory Boutou, responsable chargé de la santé de la reproduction à l’UNFPA.

Dans son exposé, le Directeur général de la santé publique a expliqué les principales causes de cette situation que vit la Mauritanie à l’instar de plusieurs autres pays Africains, avant d’informer l’auditoire que le gouvernement a pris toute la mesure de la situation. Ainsi, les priorités suivantes ont été prises pour réduire le taux de mortalité maternelle et néonatale. Il s’agit de la réduction des barrières financières et socio-culturelles, de l’intégration de l’offre de services de santé maternelle et néonatale, l’implication de la communauté dans la gestion du système de santé, le développement de la distribution à base communautaire des contraceptifs, la disponibilité des produits de la santé de la reproduction et le développement du plaidoyer pour un engagement    politique et financier. Toutes choses qui devraient selon le Directeur Général de la santé publique, réduire considérablement le taux actuel de mortalité maternelle et néonatale en Mauritanie.

A la suite du Directeur général de la santé, le responsable  en charge de la santé de la reproduction à l’UNFPA, Dr Mohamed Elkory Boutou  a expliqué le rôle de l’UNFPA auprès du gouvernement et des acteurs de la société civile dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. Il a identifié trois principales causes appelées « Les trois retards » à savoir «le retard pris pour décider de consulter un médecin, le retard pris pour arriver à l’établissement de santé et le retard pris pour recevoir un traitement adéquat ». Toujours selon le Dr Boutou « une femme qui meurt équivaut à 20 à 30 femmes qui ont des séquelles ». Il a ensuite indiqué que « le décès maternel est le drame ultime ». Outre ces décès, l’on peut aussi noter d’autres conséquences physiques chez la femme dont les fistules obstétricales avec son corolaire de conséquences que sont la perte du bébé, le bannissement de la mère de la société, le divorce, le handicap, etc…D’où l’urgence de mener des actions concertées avec tous les acteurs exerçant dans le secteur de la mortalité maternelle et infantile, à savoir « l’accroissement du budget du budget alloué à la santé, une meilleure répartition des personnels de santé en particulier les sages-femmes, l’implication des populations dans la gestion de leur santé et la lutte contre les VBG.  Au terme de ce panel riche en enseignements, les deux orateurs ont invité les médias à s’engager davantage dans le combat contre la mortalité maternelle et infantile avec des actions de communication. Le Directeur de la HAPA, M. Housseinou Ould Meddou s’est félicité de l’organisation de ce webinaire au siège de son institution et a saisi l’occasion pour encourager les journalistes à faire toujours un peu plus pour un monde meilleur dans le domaine de la santé. Au nom du REMAPSEN, le coordonnateur national M. Gueye Bakary a remercié les panélistes et tous les participants pour leur disponibilité avant de réaffirmer l’engagement de son organisation à rééditer ce genre d’initiatives.En concluant la session, le Président du REMAPSEN M. Bamba Youssouf s’est félicité de la bonne organisation du webinaire et du très haut niveau des débats.Signalons que ce webinaire du REMAPSEN a enregistré la participation de  dix-huit (18) des vingt-cinq(25) pays membres du REMAPSEN.

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En Mauritanie, les taux de mortalité maternelle et néonatale sont encore élevés, malgré les nombreux efforts consentis par le gouvernement et les partenaires au développement.  Pour comprendre les causes de cette situation, le REMAPSEN a organisé un webinaire le mercredi 3 août au siège de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuelle (HAPA).

Le  taux relativement élevé de la mortalité maternelle et infantile en Mauritanie, interpelle toutes couches socio-professionnelles du pays, y compris les médias. C’est ce qui explique l’organisation de ce webinaire initié par la coordination nationale du  réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement. A cette occasion,  le REMAPSEN a réuni des spécialistes de la question autour d’un thème : La mortalité maternelle et infantile en Afrique : Cas de la Mauritanie. Au regard  de la complexité du sujet, deux éminents spécialistes ont été invités à instruire les journalistes du REMAPSEN issus des 25 pays de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et de Madagascar. Il s’agit du Directeur Général de la santé publique, le Dr Mohamed Mahmoud Ely Mahmoud et du Dr Mohamed Elkory Boutou, responsable chargé de la santé de la reproduction à l’UNFPA.

Dans son exposé, le Directeur général de la santé publique a expliqué les principales causes de cette situation que vit la Mauritanie à l’instar de plusieurs autres pays Africains, avant d’informer l’auditoire que le gouvernement a pris toute la mesure de la situation. Ainsi, les priorités suivantes ont été prises pour réduire le taux de mortalité maternelle et néonatale. Il s’agit de la réduction des barrières financières et socio-culturelles, de l’intégration de l’offre de services de santé maternelle et néonatale, l’implication de la communauté dans la gestion du système de santé, le développement de la distribution à base communautaire des contraceptifs, la disponibilité des produits de la santé de la reproduction et le développement du plaidoyer pour un engagement    politique et financier. Toutes choses qui devraient selon le Directeur Général de la santé publique, réduire considérablement le taux actuel de mortalité maternelle et néonatale en Mauritanie.

A la suite du Directeur général de la santé, le responsable  en charge de la santé de la reproduction à l’UNFPA, Dr Mohamed Elkory Boutou  a expliqué le rôle de l’UNFPA auprès du gouvernement et des acteurs de la société civile dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale. Il a identifié trois principales causes appelées « Les trois retards » à savoir «le retard pris pour décider de consulter un médecin, le retard pris pour arriver à l’établissement de santé et le retard pris pour recevoir un traitement adéquat ». Toujours selon le Dr Boutou « une femme qui meurt équivaut à 20 à 30 femmes qui ont des séquelles ». Il a ensuite indiqué que « le décès maternel est le drame ultime ». Outre ces décès, l’on peut aussi noter d’autres conséquences physiques chez la femme dont les fistules obstétricales avec son corolaire de conséquences que sont la perte du bébé, le bannissement de la mère de la société, le divorce, le handicap, etc…D’où l’urgence de mener des actions concertées avec tous les acteurs exerçant dans le secteur de la mortalité maternelle et infantile, à savoir « l’accroissement du budget du budget alloué à la santé, une meilleure répartition des personnels de santé en particulier les sages-femmes, l’implication des populations dans la gestion de leur santé et la lutte contre les VBG.  Au terme de ce panel riche en enseignements, les deux orateurs ont invité les médias à s’engager davantage dans le combat contre la mortalité maternelle et infantile avec des actions de communication. Le Directeur de la HAPA, M. Housseinou Ould Meddou s’est félicité de l’organisation de ce webinaire au siège de son institution et a saisi l’occasion pour encourager les journalistes à faire toujours un peu plus pour un monde meilleur dans le domaine de la santé. Au nom du REMAPSEN, le coordonnateur national M. Gueye Bakary a remercié les panélistes et tous les participants pour leur disponibilité avant de réaffirmer l’engagement de son organisation à rééditer ce genre d’initiatives.En concluant la session, le Président du REMAPSEN M. Bamba Youssouf s’est félicité de la bonne organisation du webinaire et du très haut niveau des débats.Signalons que ce webinaire du REMAPSEN a enregistré la participation de  dix-huit (18) des vingt-cinq(25) pays membres du REMAPSEN.

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