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jeudi, juin 20, 2024
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La prise en charge du VIH pédiatrique plus ou moins délaissée

Le docteur Gires Ahogon, directrice exécutif du Réseau Enfant et VIH en Afrique (Réseau EVA) déplore que la prise en charge du VIH pédiatrique soit plus ou moins délaissée en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Selon ce médecin pédiatre, qui intervenait dans un wébinaire organisé le vendredi dernier par le Réseau des médias pour la promotion de  la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) sur le thème : «  La situation du SIDA pédiatrique en Afrique de l’Ouest et du Centre », la prise en charge médicale du VIH pédiatrique est plus ou moins délaissée. D’où, il faut un engagement politique afin de résoudre toutes les questions spécifiques de santé de l’enfant.

«  (…) dans la plupart des maladies liées aux enfants, il y a moins d’investissement (…) on peut éliminer le VIH pédiatrique par un bon suivi de la grossesse, mais il y a un blocage. On ne peut pas totalement incriminer l’échec de la prévention de la transmission mère-enfant (PTME) lors du suivi de la grossesse de la patiente. La difficulté vient surtout du fait qu’on les perd de vu au dernier trimestre, ou encore, après l’accouchement alors que ce sont deux périodes très sensibles pour éviter la contamination de l’enfant », a déploré le Directeur exécutif du Réseau EVA.

Avec la combinaison des Etats, de la société civile et des partenaires au développement, a-t-il préconisé, cette inégalité envers cette cible que sont les enfants séropositifs sera rattrapée.

Sur le terrain, le Réseau Eva  renforces les capacités des personnels de santé des pays dans lesquels le réseau est implanté. Il renforce également les plateaux techniques des centres de références.

Aussi, le Réseau EVA fait un plaidoyer à deux niveaux. A à savoir, un plaidoyer direct par des points focaux Eva de chaque pays, qui concourent à cette cause afin d’établir des stratégies auprès d’un large public. Et un autre plaidoyer indirect à partir duquel l’association s’appuie sur sa force pour participer sur la politique internationale de lutte contre le Sida.

Selon son Directeur exécutif, le Réseau EVA développe plusieurs autres activités dont les recherches scientifiques dans le but d’améliorer les pratiques de prise en charge existantes. Partant sur des thématiques variées, le Docteur Gires Ahogon a fait savoir qu’Eva fait des investigations sur les processus cliniques, paracliniques, les traitements proposés et l’efficacité des protocoles…

Soulignons que le Réseau pédiatrique EVA a été créé en 2010 et a son siège à Dakar (Sénégal). Il regroupe les pédiatres de 16 des plus importants centres de pédiatrie dans 12 pays d’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre, que sont, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc, le Niger, la Centrafrique, le Sénégal, le Tchad et le Togo.  Et dans les prochains jours, le Réseau EVA va ouvrir ses bureaux en République démocratique du Congo.

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Selon ce médecin pédiatre, qui intervenait dans un wébinaire organisé le vendredi dernier par le Réseau des médias pour la promotion de  la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) sur le thème : «  La situation du SIDA pédiatrique en Afrique de l’Ouest et du Centre », la prise en charge médicale du VIH pédiatrique est plus ou moins délaissée. D’où, il faut un engagement politique afin de résoudre toutes les questions spécifiques de santé de l’enfant.

«  (…) dans la plupart des maladies liées aux enfants, il y a moins d’investissement (…) on peut éliminer le VIH pédiatrique par un bon suivi de la grossesse, mais il y a un blocage. On ne peut pas totalement incriminer l’échec de la prévention de la transmission mère-enfant (PTME) lors du suivi de la grossesse de la patiente. La difficulté vient surtout du fait qu’on les perd de vu au dernier trimestre, ou encore, après l’accouchement alors que ce sont deux périodes très sensibles pour éviter la contamination de l’enfant », a déploré le Directeur exécutif du Réseau EVA.

Avec la combinaison des Etats, de la société civile et des partenaires au développement, a-t-il préconisé, cette inégalité envers cette cible que sont les enfants séropositifs sera rattrapée.

Sur le terrain, le Réseau Eva  renforces les capacités des personnels de santé des pays dans lesquels le réseau est implanté. Il renforce également les plateaux techniques des centres de références.

Aussi, le Réseau EVA fait un plaidoyer à deux niveaux. A à savoir, un plaidoyer direct par des points focaux Eva de chaque pays, qui concourent à cette cause afin d’établir des stratégies auprès d’un large public. Et un autre plaidoyer indirect à partir duquel l’association s’appuie sur sa force pour participer sur la politique internationale de lutte contre le Sida.

Selon son Directeur exécutif, le Réseau EVA développe plusieurs autres activités dont les recherches scientifiques dans le but d’améliorer les pratiques de prise en charge existantes. Partant sur des thématiques variées, le Docteur Gires Ahogon a fait savoir qu’Eva fait des investigations sur les processus cliniques, paracliniques, les traitements proposés et l’efficacité des protocoles…

Soulignons que le Réseau pédiatrique EVA a été créé en 2010 et a son siège à Dakar (Sénégal). Il regroupe les pédiatres de 16 des plus importants centres de pédiatrie dans 12 pays d’Afrique francophone de l’Ouest et du Centre, que sont, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc, le Niger, la Centrafrique, le Sénégal, le Tchad et le Togo.  Et dans les prochains jours, le Réseau EVA va ouvrir ses bureaux en République démocratique du Congo.

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