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lundi, mai 20, 2024
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« La Semaine africaine de vaccination » célèbre les 50 ans du Programme élargi de vaccination

« La Semaine africaine de Vaccination » célèbre à partir de ce 24 au 30 avril 2024,  les 50 ans d’existence du Programme élargi de vaccination (Pev). C’est ce qu’a indiqué le conseiller régionale chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre à bureau régional du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef). C’était au cours d’un webinaire, organisé le mercredi 17 avril par le Réseau des Médias africains  pour la promotion de la santé et de l’Environnement (REMAPSEN).

Mis en place au niveau global  par tous les partenaires sous le leadership de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) en 1974, le Programme élargi de vaccination a pour objectif  de mettre à la disposition de populations des vaccins  sûrs à tous les enfants quel que soit leur origine géographique et leur statut socio-économique.

« La semaine africaine de vaccination célèbre cette année les 50 ans du Programme élargi de vaccination. En fait, c’est une opportunité pour nous entant qu’acteurs  de la santé de la vaccination de célébrer le succès en matière de vaccination d’une part, de relever les défis auxquels nous continuons de faire face et surtout d’engager les différents décideurs, les communautés  pour les activités qui restent pour amener les performances de la vaccination à des niveaux souhaités.  Mais c’est surtout, une occasion de célébrer  le succès parce que la vaccination suppose davantage l’engagement des communautés. Il faut davantage leur montrer ce qui a été fait  comme argument, comme évidence de la nécessité d’investir encore davantage dans la vaccination », a déclaré le Docteur Célestin Traoré lors de ce webinaire, qui a eu pour thème : « 50 ans du Pev,  Succès, défis et perspectives pour la vaccination des enfants en Afrique de l’ouest et du centre ».

50 ans de succès

Selon le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef), le chemin parcouru aujourd’hui a montré que  c’est un succès sur le plan mondial au regard de ce que la vaccination a induit comme changement dans l’architecture de la vaccination de la santé d’une manière générale.

Et comme résultats les plus importants, son conseiller régional chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre a cité l’éradication de la variole et des autres maladies. « La vaccination  a permis de réduire dans notre région les décès liés à la rougeole de 25% entre 2000 et 2014. La vaccination a fait en sorte qu’actuellement nous sommes en phase de l’éradication de la poliomyélite. Eradiquer la polio, c’est faire en sorte qu’il n’y ait plus de cas de polio, qu’il n’y ait plus de paralysie et que le virus ne circule plus. Le progrès établi depuis 2020 montre que nous sommes sur la bonne voie.  Il y a encore des efforts à faire pour terminer davantage mais nous sommes en chemin (…) », s’est réjoui Docteur Célestin Traoré.

Sur le plan économique, ce médecin de formation, renseigne que la vaccination va permettre d’empêcher 25 millions de personnes d’entrer en pauvreté jusqu’en 2030. Donc, souligne-t-il, à cause de ses impacts sur les maladies, la vaccination a un impact sur l’économie et sur la pauvreté des populations.

L’efficacité du vaccin

D’après le conseiller régionale chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre à bureau régional du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef), un vaccin est une substance d’origine microbienne  qui est introduit dans l’organisme humain  pour développer ses capacités de défense.

De ce fait, dit-il, l’organisme sera protégé chaque fois qu’il sera  confronté à ces microbes organique.  C’était avant de préciser que cette intervention a été définie en matière de santé  et de développement comme une de plus déficiente, simplement à cause du coût, de l’efficacité et de l’impact du vaccin sur la santé  de la population et aussi sur le développement économique et social.

« L’efficacité d’un vaccin signifie que lorsqu’une personne est vaccinée, elle est protégée. Ça veut dire qu’elle ne fait pas la maladie d’une part. D’autre part, elle empêche la maladie de se propager dans son entourage. Donc, ça permet  d’interrompre la circulation de la maladie  et fait en sorte que la maladie ne circule plus dans la communauté.  Et comme conséquence, on a une réduction significative de nombre de malade et des décès », a-t-il fait savoir.

Aujourd’hui   avec le développement, l’humanité compte 20 vaccins pour se protéger contre une vingtaine de maladies.  Parmi elles, les plus importantes sont la tuberculose, la fièvre jaune, la méningite…  Aussi des maladies émergentes contre lesquelles, la science a développé des vaccins. Il s’agit notamment  la fièvre jaune, du paludisme, la Covid 19, la polio, …

«  Il y a toujours le développement des vaccins  qui sont en cours. Mais ce qui est aussi important à dire est que quand on parle de l’efficience de la vaccination, c’est l’impact qu’a sur la vaccination en dehors même du secteur de la santé, parce que  quand on vaccine un enfant et qu’il est protégé, ça lui permet de continuer son processus scolaire. Ce qui constitue une économie pour le ménage (…).

Afrique de l’Ouest et du Centre a une couverture stagnante  de 69%

Depuis les trois dernières années, précise le Conseiller régional chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre, la couverture vaccinale est stagnante, soit  69% (…) dans la sous-région.

Globalement, la sous- région a une  performance beaucoup  plus faible que les autres régions, et cette tendance a été un peu baissière  par rapport au taux de 71%…

Face à ce tableau sombre, Docteur Célestin Traoré espère à un changement positif afin que toutes ces vies en danger soient sauvées. Il l’a dit en ces termes : « Mais il faut être optimiste, parce que si en moyenne nous avons 69% de couverture, nous avons quand-même les pays très performants, qui ont des couvertures de  90% et sont parmi les performants dans la région et dans le monde ».

Ces données doivent interpeller les décideurs politiques africains à faire de la vaccination leur priorité. De même pour les communautés. Celles-ci devront s’impliquer dans les différentes campagnes de vaccination afin d’obtenir une adhésion massive des populations.

Les principaux défis

Après 50 ans, le Programme élargi de vaccination est  confronté à deux grands principaux défis. Selon le  Conseiller régional  chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre, le premier défi est le  fait que « nous n’avons pas encore atteint les couvertures  optimales aussi bien au niveau global que dans notre région (…) l’objectif  global, c’est le fait que pour les antigènes, nous accueillons une couverture d’au moins 90%. Nous avons encore 20 point à attraper ». Ce défi est lié à la performance du Programme élargi de vaccination.  Et donc, insiste-t-il : « Nous aurons fait des gros investissements  notamment pour ce qui concerne la chaine de froid, pour ce qui concerne le renforcement des capacités, mais il y a encore d’efforts à faire notamment pour que les stratégies optimales de vaccination soient mises en place parce que le défi majeur que nous avons  aujourd’hui est que   le vaccin n’arrive toujours pas là où les populations sont, en particulier les populations qui vivent dans les zones éloignées, les zones mal desservies ou les zones affectées par les conflits et les crise humanitaires ».

Le second défi  touche malheureusement à la disponibilité des vaccins et de la chaine de froid.  En effet, explique-le Docteur Célestin Traoré, en Afrique de l’Ouest et du Centre, de manière récurrente, il y a certains pays qui manquent de vaccins. Les vaccins ne sont pas disponibles, parce que  selon les mécanismes d’achat, le vaccin est co-payé par le donateur et par le gouvernement. Et donc, quand l’une des parties est défaillante, le vaccin ne sera pas disponible ou encore rupture.

«  Ça c’est vraiment un chantier sur lequel nous devrons travailler. Nous devrons aussi continuer à travailler sur la demande parce que du  fait de la Covid 19, il y a une amplification de mauvaises informations, des rumeurs sur la vaccination qui ont eu un impact sur la vaccination de  routine. Ceci nécessite que nous investissions davantage sur la vaccination (…) Pour réussir dans la vaccination, il faut renforcer le système de santé de manière globale, parce que la vaccination est l’une des composantes du système de santé. En renforçant le système de santé, on renforce la vaccination et vice versa. Donc, on doit voir la vaccination de manière plus holistique en mobilisant davantage tout ce qui est leader, responsable, autorité politique et religieuse pour davantage  comprendre les enjeux de la vaccination  et un investissement à long terme (…) »

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« La Semaine africaine de Vaccination » célèbre à partir de ce 24 au 30 avril 2024,  les 50 ans d’existence du Programme élargi de vaccination (Pev). C’est ce qu’a indiqué le conseiller régionale chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre à bureau régional du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef). C’était au cours d’un webinaire, organisé le mercredi 17 avril par le Réseau des Médias africains  pour la promotion de la santé et de l’Environnement (REMAPSEN).

Mis en place au niveau global  par tous les partenaires sous le leadership de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) en 1974, le Programme élargi de vaccination a pour objectif  de mettre à la disposition de populations des vaccins  sûrs à tous les enfants quel que soit leur origine géographique et leur statut socio-économique.

« La semaine africaine de vaccination célèbre cette année les 50 ans du Programme élargi de vaccination. En fait, c’est une opportunité pour nous entant qu’acteurs  de la santé de la vaccination de célébrer le succès en matière de vaccination d’une part, de relever les défis auxquels nous continuons de faire face et surtout d’engager les différents décideurs, les communautés  pour les activités qui restent pour amener les performances de la vaccination à des niveaux souhaités.  Mais c’est surtout, une occasion de célébrer  le succès parce que la vaccination suppose davantage l’engagement des communautés. Il faut davantage leur montrer ce qui a été fait  comme argument, comme évidence de la nécessité d’investir encore davantage dans la vaccination », a déclaré le Docteur Célestin Traoré lors de ce webinaire, qui a eu pour thème : « 50 ans du Pev,  Succès, défis et perspectives pour la vaccination des enfants en Afrique de l’ouest et du centre ».

50 ans de succès

Selon le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef), le chemin parcouru aujourd’hui a montré que  c’est un succès sur le plan mondial au regard de ce que la vaccination a induit comme changement dans l’architecture de la vaccination de la santé d’une manière générale.

Et comme résultats les plus importants, son conseiller régional chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre a cité l’éradication de la variole et des autres maladies. « La vaccination  a permis de réduire dans notre région les décès liés à la rougeole de 25% entre 2000 et 2014. La vaccination a fait en sorte qu’actuellement nous sommes en phase de l’éradication de la poliomyélite. Eradiquer la polio, c’est faire en sorte qu’il n’y ait plus de cas de polio, qu’il n’y ait plus de paralysie et que le virus ne circule plus. Le progrès établi depuis 2020 montre que nous sommes sur la bonne voie.  Il y a encore des efforts à faire pour terminer davantage mais nous sommes en chemin (…) », s’est réjoui Docteur Célestin Traoré.

Sur le plan économique, ce médecin de formation, renseigne que la vaccination va permettre d’empêcher 25 millions de personnes d’entrer en pauvreté jusqu’en 2030. Donc, souligne-t-il, à cause de ses impacts sur les maladies, la vaccination a un impact sur l’économie et sur la pauvreté des populations.

L’efficacité du vaccin

D’après le conseiller régionale chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre à bureau régional du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef), un vaccin est une substance d’origine microbienne  qui est introduit dans l’organisme humain  pour développer ses capacités de défense.

De ce fait, dit-il, l’organisme sera protégé chaque fois qu’il sera  confronté à ces microbes organique.  C’était avant de préciser que cette intervention a été définie en matière de santé  et de développement comme une de plus déficiente, simplement à cause du coût, de l’efficacité et de l’impact du vaccin sur la santé  de la population et aussi sur le développement économique et social.

« L’efficacité d’un vaccin signifie que lorsqu’une personne est vaccinée, elle est protégée. Ça veut dire qu’elle ne fait pas la maladie d’une part. D’autre part, elle empêche la maladie de se propager dans son entourage. Donc, ça permet  d’interrompre la circulation de la maladie  et fait en sorte que la maladie ne circule plus dans la communauté.  Et comme conséquence, on a une réduction significative de nombre de malade et des décès », a-t-il fait savoir.

Aujourd’hui   avec le développement, l’humanité compte 20 vaccins pour se protéger contre une vingtaine de maladies.  Parmi elles, les plus importantes sont la tuberculose, la fièvre jaune, la méningite…  Aussi des maladies émergentes contre lesquelles, la science a développé des vaccins. Il s’agit notamment  la fièvre jaune, du paludisme, la Covid 19, la polio, …

«  Il y a toujours le développement des vaccins  qui sont en cours. Mais ce qui est aussi important à dire est que quand on parle de l’efficience de la vaccination, c’est l’impact qu’a sur la vaccination en dehors même du secteur de la santé, parce que  quand on vaccine un enfant et qu’il est protégé, ça lui permet de continuer son processus scolaire. Ce qui constitue une économie pour le ménage (…).

Afrique de l’Ouest et du Centre a une couverture stagnante  de 69%

Depuis les trois dernières années, précise le Conseiller régional chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre, la couverture vaccinale est stagnante, soit  69% (…) dans la sous-région.

Globalement, la sous- région a une  performance beaucoup  plus faible que les autres régions, et cette tendance a été un peu baissière  par rapport au taux de 71%…

Face à ce tableau sombre, Docteur Célestin Traoré espère à un changement positif afin que toutes ces vies en danger soient sauvées. Il l’a dit en ces termes : « Mais il faut être optimiste, parce que si en moyenne nous avons 69% de couverture, nous avons quand-même les pays très performants, qui ont des couvertures de  90% et sont parmi les performants dans la région et dans le monde ».

Ces données doivent interpeller les décideurs politiques africains à faire de la vaccination leur priorité. De même pour les communautés. Celles-ci devront s’impliquer dans les différentes campagnes de vaccination afin d’obtenir une adhésion massive des populations.

Les principaux défis

Après 50 ans, le Programme élargi de vaccination est  confronté à deux grands principaux défis. Selon le  Conseiller régional  chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre, le premier défi est le  fait que « nous n’avons pas encore atteint les couvertures  optimales aussi bien au niveau global que dans notre région (…) l’objectif  global, c’est le fait que pour les antigènes, nous accueillons une couverture d’au moins 90%. Nous avons encore 20 point à attraper ». Ce défi est lié à la performance du Programme élargi de vaccination.  Et donc, insiste-t-il : « Nous aurons fait des gros investissements  notamment pour ce qui concerne la chaine de froid, pour ce qui concerne le renforcement des capacités, mais il y a encore d’efforts à faire notamment pour que les stratégies optimales de vaccination soient mises en place parce que le défi majeur que nous avons  aujourd’hui est que   le vaccin n’arrive toujours pas là où les populations sont, en particulier les populations qui vivent dans les zones éloignées, les zones mal desservies ou les zones affectées par les conflits et les crise humanitaires ».

Le second défi  touche malheureusement à la disponibilité des vaccins et de la chaine de froid.  En effet, explique-le Docteur Célestin Traoré, en Afrique de l’Ouest et du Centre, de manière récurrente, il y a certains pays qui manquent de vaccins. Les vaccins ne sont pas disponibles, parce que  selon les mécanismes d’achat, le vaccin est co-payé par le donateur et par le gouvernement. Et donc, quand l’une des parties est défaillante, le vaccin ne sera pas disponible ou encore rupture.

«  Ça c’est vraiment un chantier sur lequel nous devrons travailler. Nous devrons aussi continuer à travailler sur la demande parce que du  fait de la Covid 19, il y a une amplification de mauvaises informations, des rumeurs sur la vaccination qui ont eu un impact sur la vaccination de  routine. Ceci nécessite que nous investissions davantage sur la vaccination (…) Pour réussir dans la vaccination, il faut renforcer le système de santé de manière globale, parce que la vaccination est l’une des composantes du système de santé. En renforçant le système de santé, on renforce la vaccination et vice versa. Donc, on doit voir la vaccination de manière plus holistique en mobilisant davantage tout ce qui est leader, responsable, autorité politique et religieuse pour davantage  comprendre les enjeux de la vaccination  et un investissement à long terme (…) »

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