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lundi, juin 24, 2024
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Les centres hospitaliers « la Borne et Kikimi » expérimentent une révolution dans la collecte des données des patients grâce au « Projet IHAP Kinshasa de l’USAID »

Dans le cadre de l’exécution du  Projet IHAP/Kinshasa de l’USAID,  le bureau de la Fondation  Elizabeth Glaser de lutte contre le VIH/SIDA pédiatrique (EGPAF) en République démocratique du Congo a doté les centres hospitaliers «  la Borne » et « Kikimi » des machines permettant la collecte des données de patients avec un système de digitalisation.

Exécuté depuis le mois de septembre dernier, ce projet de l’USAID  vise appuyer le gouvernement congolais dans la conservation de qualité et la fiabilité des données de malades.  Outre ces deux structures de la province de Kinshasa, retenues dans la phase pilote du projet, l’ambition est  que dans les jours à venir, 15 autres grandes structures sanitaires de grand volume soient aussi dotées de ces outils de digitalisation avant d’envisager l’ensemble du pays.

Selon le médecin directeur général du Centre hospitalier Kikimi situé dans le quartier Mfumunketo à Kimbaseke,  l’une des communes  les plus peuplées dans la périphérie de la Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, cette machine de plus ou moins 20 centimètres de longueur et de largeur,  à la forme d’une grande calculette, facilite l’enregistrement dès la réception en passant par  le consultant, le laboratoire à la prescription sans disposer d’un stylo et du papier comme cela se faisait dans le passé.

La consultation des patients sans fiche de consultation grâce à la digitalisation des données

« Dans le cadre du projet IHAP Kinshasa de l’USAID, nous avons eu des machines pouvant nous permettre de collecter des données des patients. Et donc, cette machine nous permet de faire la consultation sans avoir la fiche de consultation…. C’est une révolution que ce projet nous apporte alors qu’avant il fallait tout écrire. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.  Cet outil a apporté  une révolution dans le traitement des dossiers des patients. Le patient  n’a pas besoin de disposer d’une fiche. Ses informations sont transmises dès la réception au consultant par un circuit électronique. Du consultant, au laboratoire  jusqu’à la prescription médicale », a indiqué le médecin directeur général du Centre hospitalier de Kikiki, le Docteur Gabriel Tshibwabwbwa.

Comme on peut l’imaginer, plusieurs avantages en découlent, surtout en termes de temps mais aussi d’économie de papiers ainsi que sur le plan humain. Le réceptionniste a maintenant moins de travail qu’avant. C’est ce qu’a ajouté le Médecin directeur de cette structure, fortement sollicitée avec une moyenne de 22 patients par jour pour les conventionnés, alors que les payants libres sont au tour de 10 par jour.

«  Nous avons beaucoup d’avantages avec cet outil. Il nous a d’abord allégés la tâche par rapport à la paperasse. Parce qu’avant le malade devait avoir un dossier. Aujourd’hui toute la documentation des patient est digitalisée. Ce qui nous permet de garder, conserver le plus longtemps possible le dossier du patient. A n’importe quel moment on peut accéder dans le dossier du patient. Parce que par moment dans le passé, le dossier disparaissait. Alors qu’avec cette machine on peut à n’importe quel moment accéder aux données du patient  et avoir les données recueillies. Il permet de suivre correctement le patient (…) »,  s’est réjoui le Médecin directeur de ce centre hospitalier. C’était avant d’ajouter ceci : « Cet appareil  nous permet de réaliser un  travail de qualité et de suivre les patients correctement et de pouvoir même l’identifier quelques soit le temps. Si ces outils se retrouvaient   partout ailleurs, donc le patient peut circuler partout  dans n’importe quelle structure pour être identifié sans difficulté.  Donc, c’est vraiment un circuit bon. Nous souhaitons que cela soit implanté  dans la plupart des structures afin de permettra de suivre les patients avec rapidité comme cela se fait ailleurs, parce que c’est un système américain ».

L’usage de la paperasse remplacé par la documentation digitalisée

 « Le tout commence par la mise à jour de l’appareil. Ceci veut dire, mettre la nouvelle date et l’heure. Ensuite vient l’inscription du nom de l’utilisateur, son code. Chaque utilisateur a son mode de passe, et vient ensuite celui du site.  Une fois que tout ceci est fait, l’enregistrement des patients commence. A la fin de cette opération, un ticket Pr est délivré au patient qui va se diriger chez le consultant alors que ses données collectées sont déjà transmises par circuit électronique (…) En utilisant cette machine, on a écarté la notion de papier pour la collecte des données des patients. Tout se fait maintenant avec cette machine. Il y a une grande rapidité dans l’exécution. A moins de temps, je reçois  une dizaine de malades, alors que l’ancienne méthode me prenait beaucoup de temps, parce qu’il fallait disposer du papier et écrire. C’était fatigant. Et même les patients lorsqu’ils viennent, sont étonnés par cette nouvelle manière de travailler. Ils trouvent ça génial, parce que c’est du neuf pour eux. Ils n’ont jamais vu ça »,  a fait savoir le réceptionniste au Ch Kikimi, Monsieur Honoré Mayuma, pendant qu’à coté un malade se disait impressionné par cet outil.

Pour y arriver, ce réceptionniste d’une cinquantaine révolue, explique qu’il a fallu une formation qui avait moins d’un jour pour tous les utilisateurs. « Cela a nécessité une formation de deux heures de temps seulement et on a maitrisé. Nous saluons cela », a-t-il ajouté.

De l’autre côté du laboratoire même scenario et sentiment de joie. C’est ce qu’a exprimé Madame Tutu Gratias, technicienne au laboratoire au Centre hospitalier de Kikimi. C’était en ces termes : «  Depuis qu’on a digitalisé le système quand nous faisons les examens ici au laboratoire, en un temps record, les consultants a déjà les résultats avant même que les patients  ou les gardes arrivent dans le box de consultation. Avec la digitalisation, il n’y a plus de problème de perte de bon ou encore des résultats de patient comme cela nous arrivait dans le passé ».

 De la réception à la prescription médicale par le médecin en passant bien avant par le consultant, le laboratoire ainsi que la Consultation pré natale (Cpn), cette machine offre une rapidité et un service de qualité  au corps médical, avec la facilité de suivre les patients. Ce qui crédibilise le Ch Kikimi  et la Borne auprès de  la communauté, qui invite les utilisateurs en faire bon usage.

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Dans le cadre de l’exécution du  Projet IHAP/Kinshasa de l’USAID,  le bureau de la Fondation  Elizabeth Glaser de lutte contre le VIH/SIDA pédiatrique (EGPAF) en République démocratique du Congo a doté les centres hospitaliers «  la Borne » et « Kikimi » des machines permettant la collecte des données de patients avec un système de digitalisation.

Exécuté depuis le mois de septembre dernier, ce projet de l’USAID  vise appuyer le gouvernement congolais dans la conservation de qualité et la fiabilité des données de malades.  Outre ces deux structures de la province de Kinshasa, retenues dans la phase pilote du projet, l’ambition est  que dans les jours à venir, 15 autres grandes structures sanitaires de grand volume soient aussi dotées de ces outils de digitalisation avant d’envisager l’ensemble du pays.

Selon le médecin directeur général du Centre hospitalier Kikimi situé dans le quartier Mfumunketo à Kimbaseke,  l’une des communes  les plus peuplées dans la périphérie de la Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, cette machine de plus ou moins 20 centimètres de longueur et de largeur,  à la forme d’une grande calculette, facilite l’enregistrement dès la réception en passant par  le consultant, le laboratoire à la prescription sans disposer d’un stylo et du papier comme cela se faisait dans le passé.

La consultation des patients sans fiche de consultation grâce à la digitalisation des données

« Dans le cadre du projet IHAP Kinshasa de l’USAID, nous avons eu des machines pouvant nous permettre de collecter des données des patients. Et donc, cette machine nous permet de faire la consultation sans avoir la fiche de consultation…. C’est une révolution que ce projet nous apporte alors qu’avant il fallait tout écrire. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.  Cet outil a apporté  une révolution dans le traitement des dossiers des patients. Le patient  n’a pas besoin de disposer d’une fiche. Ses informations sont transmises dès la réception au consultant par un circuit électronique. Du consultant, au laboratoire  jusqu’à la prescription médicale », a indiqué le médecin directeur général du Centre hospitalier de Kikiki, le Docteur Gabriel Tshibwabwbwa.

Comme on peut l’imaginer, plusieurs avantages en découlent, surtout en termes de temps mais aussi d’économie de papiers ainsi que sur le plan humain. Le réceptionniste a maintenant moins de travail qu’avant. C’est ce qu’a ajouté le Médecin directeur de cette structure, fortement sollicitée avec une moyenne de 22 patients par jour pour les conventionnés, alors que les payants libres sont au tour de 10 par jour.

«  Nous avons beaucoup d’avantages avec cet outil. Il nous a d’abord allégés la tâche par rapport à la paperasse. Parce qu’avant le malade devait avoir un dossier. Aujourd’hui toute la documentation des patient est digitalisée. Ce qui nous permet de garder, conserver le plus longtemps possible le dossier du patient. A n’importe quel moment on peut accéder dans le dossier du patient. Parce que par moment dans le passé, le dossier disparaissait. Alors qu’avec cette machine on peut à n’importe quel moment accéder aux données du patient  et avoir les données recueillies. Il permet de suivre correctement le patient (…) »,  s’est réjoui le Médecin directeur de ce centre hospitalier. C’était avant d’ajouter ceci : « Cet appareil  nous permet de réaliser un  travail de qualité et de suivre les patients correctement et de pouvoir même l’identifier quelques soit le temps. Si ces outils se retrouvaient   partout ailleurs, donc le patient peut circuler partout  dans n’importe quelle structure pour être identifié sans difficulté.  Donc, c’est vraiment un circuit bon. Nous souhaitons que cela soit implanté  dans la plupart des structures afin de permettra de suivre les patients avec rapidité comme cela se fait ailleurs, parce que c’est un système américain ».

L’usage de la paperasse remplacé par la documentation digitalisée

 « Le tout commence par la mise à jour de l’appareil. Ceci veut dire, mettre la nouvelle date et l’heure. Ensuite vient l’inscription du nom de l’utilisateur, son code. Chaque utilisateur a son mode de passe, et vient ensuite celui du site.  Une fois que tout ceci est fait, l’enregistrement des patients commence. A la fin de cette opération, un ticket Pr est délivré au patient qui va se diriger chez le consultant alors que ses données collectées sont déjà transmises par circuit électronique (…) En utilisant cette machine, on a écarté la notion de papier pour la collecte des données des patients. Tout se fait maintenant avec cette machine. Il y a une grande rapidité dans l’exécution. A moins de temps, je reçois  une dizaine de malades, alors que l’ancienne méthode me prenait beaucoup de temps, parce qu’il fallait disposer du papier et écrire. C’était fatigant. Et même les patients lorsqu’ils viennent, sont étonnés par cette nouvelle manière de travailler. Ils trouvent ça génial, parce que c’est du neuf pour eux. Ils n’ont jamais vu ça »,  a fait savoir le réceptionniste au Ch Kikimi, Monsieur Honoré Mayuma, pendant qu’à coté un malade se disait impressionné par cet outil.

Pour y arriver, ce réceptionniste d’une cinquantaine révolue, explique qu’il a fallu une formation qui avait moins d’un jour pour tous les utilisateurs. « Cela a nécessité une formation de deux heures de temps seulement et on a maitrisé. Nous saluons cela », a-t-il ajouté.

De l’autre côté du laboratoire même scenario et sentiment de joie. C’est ce qu’a exprimé Madame Tutu Gratias, technicienne au laboratoire au Centre hospitalier de Kikimi. C’était en ces termes : «  Depuis qu’on a digitalisé le système quand nous faisons les examens ici au laboratoire, en un temps record, les consultants a déjà les résultats avant même que les patients  ou les gardes arrivent dans le box de consultation. Avec la digitalisation, il n’y a plus de problème de perte de bon ou encore des résultats de patient comme cela nous arrivait dans le passé ».

 De la réception à la prescription médicale par le médecin en passant bien avant par le consultant, le laboratoire ainsi que la Consultation pré natale (Cpn), cette machine offre une rapidité et un service de qualité  au corps médical, avec la facilité de suivre les patients. Ce qui crédibilise le Ch Kikimi  et la Borne auprès de  la communauté, qui invite les utilisateurs en faire bon usage.

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