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samedi, mai 18, 2024
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L’Unfpa et Ipas pour l’achat des produits liés à la Planification familiale par les Etats

Le  bureau régional du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et l’Ong américaine IPAS plaident pour  la prise en charge par les Etats de l’achat des médicaments pour la Planification familiale dans le continent. Ils l’avaient exprimé lors du dernier webinaire, organisé le jeudi 23 septembre par le  Réseau des Médias africains  pour la promotion de la santé et l’environnement (REMAPSEN).

Cette rencontre avait pour thème : «  Le repositionnement de la Planification familiale  en Afrique de l’Ouest et du Centre : Défis et perspectives ».

D’après le Dr. Fenossoa Ratsimanetrimanana, conseiller régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, dans13 pays  de la région, 10% ou plus des jeunes femmes sont célibataires et sexuellement actives et n’utilisent pas la Planification familiale. Plusieurs disparités sous- nationales dans les besoins non satisfaits peuvent indiquer  les obstacles à l’accès  rencontré   par les femmes dans les régions  mal desservies.

A cet effet, l’UNFPA estime qu’il faut mettre fin aux besoins non satisfaits en Pf. Et pour y arriver, son conseiller régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a préconisé la création d’un environnement favorable à la Pf basé sur les droits humains et entant que partie intégrante de la santé de la reproduction. Aussi, l’élargissement des interventions  liées à la  demande  en fonction  des intentions de l’individu en matière de la santé de la reproduction…

De ce fait, il faut une implication responsable des Etats afin de donner du répondant à ces pistes de solution.

   «  Il est important que les pays s’engagent à contribuer ne fut-ce- qu’à l’achat des médicaments comme c’est le cas de la Mauritanie, du Nigéria… Ce sont des pays qui ont mis des moyens pour l’achat des produits  pour la planification familiale. Nous restons convaincus que dans l’avenir, les Etats vont s’approprier de cette question », a  indiqué le Dr. Fenossoa Ratsimanetrimanana, en soulignant l’importance des médias dans le repositionnement de la planification familiale.

Cet avis a été aussi partagé par le Directeur régional de l’IPAS pour l’Afrique francophone, le Docteur Sosthene Dougrou. S’exprimant ici,  le numéro 1 de l’IPAS, a indiqué un bon nombre des défis qui entravent malheureusement la prise en compte des questions liées à la Planification familiale dans le continent.

Parmi ces défis, il a déploré l’existence de l’affrontement des politiques en matière de la natalité , le manque des politiques effectives en faveur pour la Planification familiale, le manque de financement pour la planification familiale par les budgets nationaux, la faible promotion des services de la planification familiale, faible niveau de connaissance des méthodes de la Pf, aussi une très faible demande des méthodes par les adolescents et jeunes ainsi qu’une faible offre des services par les privés.

Autant de maux qui font que la problématique de la planification familiale est freinée et dépende encore de partenaires extérieurs. Alors que l’idéal est que les Etats africains prennent à bras le corps cette question. C’est ici que le Directeur régional de l’Ipas a parlé et insisté sur l’appropriation de la planification familiale par les Gouvernements africains.

 « … Nous avons besoin de la société civile, des médias pour amener les autorités à s’assumer au regard du problème.  Vous (Ndlr : Médias) avez un lourd impact dans la société. Ce comme cela  que l’on compte sur vous pour amener les Etats à contribuer. C’est une question de l’appropriation. Nous restons dans notre rôle de conseillers. Libres maintenant aux Ong de faire leur travail de relai au niveau national afin de booster le changement »,  avait déclaré ce Directeur régional lorsqu’il parlait du financement de la Pf.  C’était avant de suggérer l’organisation de l’état de lieu du Protocole de Maputo afin de mettre les Etats devant leurs responsabilités.

Clôturant cette rencontre, organisée à l’intention d’une trentaine de journalistes africains, membres du REMAPSEN, son président Bamba Youssouf a trouvé des mots justes pour remercier les intervenants, à qui il a assuré la disponibilité de sa plateforme à les accompagner dans leurs différents programmes et activités. Aussi, de faire en sorte que les médias continuent de  jouer les rôles qui sont les leurs dans la prise en compte des questions de populations.

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Cette rencontre avait pour thème : «  Le repositionnement de la Planification familiale  en Afrique de l’Ouest et du Centre : Défis et perspectives ».

D’après le Dr. Fenossoa Ratsimanetrimanana, conseiller régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, dans13 pays  de la région, 10% ou plus des jeunes femmes sont célibataires et sexuellement actives et n’utilisent pas la Planification familiale. Plusieurs disparités sous- nationales dans les besoins non satisfaits peuvent indiquer  les obstacles à l’accès  rencontré   par les femmes dans les régions  mal desservies.

A cet effet, l’UNFPA estime qu’il faut mettre fin aux besoins non satisfaits en Pf. Et pour y arriver, son conseiller régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a préconisé la création d’un environnement favorable à la Pf basé sur les droits humains et entant que partie intégrante de la santé de la reproduction. Aussi, l’élargissement des interventions  liées à la  demande  en fonction  des intentions de l’individu en matière de la santé de la reproduction…

De ce fait, il faut une implication responsable des Etats afin de donner du répondant à ces pistes de solution.

   «  Il est important que les pays s’engagent à contribuer ne fut-ce- qu’à l’achat des médicaments comme c’est le cas de la Mauritanie, du Nigéria… Ce sont des pays qui ont mis des moyens pour l’achat des produits  pour la planification familiale. Nous restons convaincus que dans l’avenir, les Etats vont s’approprier de cette question », a  indiqué le Dr. Fenossoa Ratsimanetrimanana, en soulignant l’importance des médias dans le repositionnement de la planification familiale.

Cet avis a été aussi partagé par le Directeur régional de l’IPAS pour l’Afrique francophone, le Docteur Sosthene Dougrou. S’exprimant ici,  le numéro 1 de l’IPAS, a indiqué un bon nombre des défis qui entravent malheureusement la prise en compte des questions liées à la Planification familiale dans le continent.

Parmi ces défis, il a déploré l’existence de l’affrontement des politiques en matière de la natalité , le manque des politiques effectives en faveur pour la Planification familiale, le manque de financement pour la planification familiale par les budgets nationaux, la faible promotion des services de la planification familiale, faible niveau de connaissance des méthodes de la Pf, aussi une très faible demande des méthodes par les adolescents et jeunes ainsi qu’une faible offre des services par les privés.

Autant de maux qui font que la problématique de la planification familiale est freinée et dépende encore de partenaires extérieurs. Alors que l’idéal est que les Etats africains prennent à bras le corps cette question. C’est ici que le Directeur régional de l’Ipas a parlé et insisté sur l’appropriation de la planification familiale par les Gouvernements africains.

 « … Nous avons besoin de la société civile, des médias pour amener les autorités à s’assumer au regard du problème.  Vous (Ndlr : Médias) avez un lourd impact dans la société. Ce comme cela  que l’on compte sur vous pour amener les Etats à contribuer. C’est une question de l’appropriation. Nous restons dans notre rôle de conseillers. Libres maintenant aux Ong de faire leur travail de relai au niveau national afin de booster le changement »,  avait déclaré ce Directeur régional lorsqu’il parlait du financement de la Pf.  C’était avant de suggérer l’organisation de l’état de lieu du Protocole de Maputo afin de mettre les Etats devant leurs responsabilités.

Clôturant cette rencontre, organisée à l’intention d’une trentaine de journalistes africains, membres du REMAPSEN, son président Bamba Youssouf a trouvé des mots justes pour remercier les intervenants, à qui il a assuré la disponibilité de sa plateforme à les accompagner dans leurs différents programmes et activités. Aussi, de faire en sorte que les médias continuent de  jouer les rôles qui sont les leurs dans la prise en compte des questions de populations.

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