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lundi, juin 24, 2024
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L’Unicef, le Pam et le Fao visitent les« Projet Champs école Paysans » développés  à Dingi Dingi

Les délégués de trois agences des Nations unies à savoir en Rdc, à savoir le Programme alimentaire mondial (Pam), le  Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef) et le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) ainsi que de World Vision ont visité le jeudi dernier, le déroulement du « Projet Champs école Paysans » développés  dans le cadre de l’appui aux ménages affectés par la Covid dans la zone de santé de Dingi Dingi, située dans la commune rurale de la N’sele.

D’après le Directeur de Dep du ministère des Affaires sociales, Monsieur Erick Mpiana, ce projet consiste à des transferts monétaires aux familles. 4000 familles sont ciblées et reçoivent trimestriellement 75 usd, soit 145.000 Franc congolais en plus de l’accompagnement agricole ainsi que des conseils éducationnels en terme des pratiques familiales essentielles.

«   C’est un projet globalement intégré.  Un modèle que nous sommes en train de développer. Un modèle de partenariat entre trois agences des Nations unies,  Fao, Pam et Unicef avec le  Gouvernement et les Ong locales.  L’autre aspect du projet est que nous voulons  avoir un paquet d’activités  intégrées à côté duquel on va ajouter deux autres  interventions à savoir l’aménagement des routes et le travail contre rémunération. Nous commençons déjà à recueillir des  dividendes dans des familles, parce que les familles nous disent que le projet est là et augmente leurs productions, leur capital a aussi augmenté en termes de business (…) et nous gouvernement ce qui est important dans ce projet est qu’à partir de ce modèle  nous pouvons développer et l’étendre dans l’ensemble du pays en utilisant les mêmes outils et approches que nous utilisons ici », a indiqué le Directeur de Dep du ministère des Affaires sociales.

«  En tout cas, je suis très content de cet appui que les partenaires nous apportent. Car certaines familles de mon village ont vu leurs activités champêtres croitre avec l’argent qu’on nous donne, tandis que d’autres bénéficiaires s’achètent des histoires à revendre. Ce qui est une très bonne chose ici chez moi. La vie s’est améliorée un peu », a déclaré Monsieur Pascal Nzembu, chef du village Mamenga, situé à Dindi Dingi. C’était lors d’un entretien suivi attentivement par le représentant de l’Unicef Monsieur Grant Leaity, et les autres membres de la délégation dont ceux du Pam, du Fao, de World Vision, les Enfants reporters….

S’agissant de l’appui technique agricole apporté, l’Unicef, le Pam et le Fao se félicitent de la maitrise des outils, et surtout de la qualité de la production qui est une bonne réponse au sérieux problème de la malnutrition, qui malheureusement caractérise cette zone.

« Nous sommes à Dingi Dingi, qui est l’un des sites d’intervention où se développent les activités agricoles en plus des activités développées par l’Unicef et le Pam. Et donc ici aujourd’hui on a  visité  les champs écoles paysans, qui est un regroupement d’environ 30 agriculteurs. Ce sont des lieux de transmission du savoir agricole. Ici dans les champs écoles, on apprend les techniques agricoles. Effectivement on a la possibilité de comparer les techniques traditionnelles aux techniques améliorées et de pouvoir amener l’agriculteur à pouvoir choisir la technique améliorée  pour améliorer sa production. Ici, le Fao a distribué des semences, des kits arrosoirs, bêches, râteaux pour appuyer mais au-delà de l’appui dans les Champs écoles paysans,  chaque agriculteur est appuyé individuellement quant aux conseils pour la production sur son propre champs. Et donc là, chaque champs est suivi au cas par cas, visité chaque semaine  pour pouvoir aider l’agriculteur à pouvoir améliorer les revenus », a dit Madame Lyna Mukeva, chef de projet Fao, bien connue dans les milieux par la population.

«  Avant nous travaillons vaguement. Mais avec ce qui nous a été enseigné, nous avons appris comment planter en respectant les distances et les lignes. Aussi avant nous n’utilisions que les engrains chimiques, tandis qu’avec champs école, nous avons appris comment utiliser les engrains biologiques, comment traiter nos produits rien qu’avec des compostes. Nous implorons que ce projet  puisse continuer et que les bailleurs nous dotent encore des autres centres de formation afin que cette expérience puisse s’étendre », s’est réjouie  la facilitatrice Anita Senga.

A côté, quelques plaintes ont été soumises aux bailleurs. Les agriculteurs plaident pour que cette assistance continue et soit renforcée. Car, la récolte est insuffisante et ne permet pas à la population de s’assurer une bonne prise en charge.  

« Nous avons besoin des outils de travail, aussi d’un espace de terre pour travailler et aussi surtout la mise en place d’une coopérative, d’une banque agricole où l’on peut contracter des crédits. Ici, nous louons, il faut payer le loyer, acheter des fumiers, à manger. Ce qui est difficile de nouer les deux bouts du mois parce que la récolte est vraiment insuffisante. Ne nous abandonner pas, nous vous prions de continuer de nous appuyer afin d’accroitre nos récoltes », a plaidé la facilitatrice Anita Senga.

Outre la zone de santé de Dingi Dingi, soulignons que deux autres zones de santé à savoir : Buma et Kindobo sont aussi concernées par ce projet, financé par le royaume de Belgique.

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Les délégués de trois agences des Nations unies à savoir en Rdc, à savoir le Programme alimentaire mondial (Pam), le  Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef) et le Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) ainsi que de World Vision ont visité le jeudi dernier, le déroulement du « Projet Champs école Paysans » développés  dans le cadre de l’appui aux ménages affectés par la Covid dans la zone de santé de Dingi Dingi, située dans la commune rurale de la N’sele.

D’après le Directeur de Dep du ministère des Affaires sociales, Monsieur Erick Mpiana, ce projet consiste à des transferts monétaires aux familles. 4000 familles sont ciblées et reçoivent trimestriellement 75 usd, soit 145.000 Franc congolais en plus de l’accompagnement agricole ainsi que des conseils éducationnels en terme des pratiques familiales essentielles.

«   C’est un projet globalement intégré.  Un modèle que nous sommes en train de développer. Un modèle de partenariat entre trois agences des Nations unies,  Fao, Pam et Unicef avec le  Gouvernement et les Ong locales.  L’autre aspect du projet est que nous voulons  avoir un paquet d’activités  intégrées à côté duquel on va ajouter deux autres  interventions à savoir l’aménagement des routes et le travail contre rémunération. Nous commençons déjà à recueillir des  dividendes dans des familles, parce que les familles nous disent que le projet est là et augmente leurs productions, leur capital a aussi augmenté en termes de business (…) et nous gouvernement ce qui est important dans ce projet est qu’à partir de ce modèle  nous pouvons développer et l’étendre dans l’ensemble du pays en utilisant les mêmes outils et approches que nous utilisons ici », a indiqué le Directeur de Dep du ministère des Affaires sociales.

«  En tout cas, je suis très content de cet appui que les partenaires nous apportent. Car certaines familles de mon village ont vu leurs activités champêtres croitre avec l’argent qu’on nous donne, tandis que d’autres bénéficiaires s’achètent des histoires à revendre. Ce qui est une très bonne chose ici chez moi. La vie s’est améliorée un peu », a déclaré Monsieur Pascal Nzembu, chef du village Mamenga, situé à Dindi Dingi. C’était lors d’un entretien suivi attentivement par le représentant de l’Unicef Monsieur Grant Leaity, et les autres membres de la délégation dont ceux du Pam, du Fao, de World Vision, les Enfants reporters….

S’agissant de l’appui technique agricole apporté, l’Unicef, le Pam et le Fao se félicitent de la maitrise des outils, et surtout de la qualité de la production qui est une bonne réponse au sérieux problème de la malnutrition, qui malheureusement caractérise cette zone.

« Nous sommes à Dingi Dingi, qui est l’un des sites d’intervention où se développent les activités agricoles en plus des activités développées par l’Unicef et le Pam. Et donc ici aujourd’hui on a  visité  les champs écoles paysans, qui est un regroupement d’environ 30 agriculteurs. Ce sont des lieux de transmission du savoir agricole. Ici dans les champs écoles, on apprend les techniques agricoles. Effectivement on a la possibilité de comparer les techniques traditionnelles aux techniques améliorées et de pouvoir amener l’agriculteur à pouvoir choisir la technique améliorée  pour améliorer sa production. Ici, le Fao a distribué des semences, des kits arrosoirs, bêches, râteaux pour appuyer mais au-delà de l’appui dans les Champs écoles paysans,  chaque agriculteur est appuyé individuellement quant aux conseils pour la production sur son propre champs. Et donc là, chaque champs est suivi au cas par cas, visité chaque semaine  pour pouvoir aider l’agriculteur à pouvoir améliorer les revenus », a dit Madame Lyna Mukeva, chef de projet Fao, bien connue dans les milieux par la population.

«  Avant nous travaillons vaguement. Mais avec ce qui nous a été enseigné, nous avons appris comment planter en respectant les distances et les lignes. Aussi avant nous n’utilisions que les engrains chimiques, tandis qu’avec champs école, nous avons appris comment utiliser les engrains biologiques, comment traiter nos produits rien qu’avec des compostes. Nous implorons que ce projet  puisse continuer et que les bailleurs nous dotent encore des autres centres de formation afin que cette expérience puisse s’étendre », s’est réjouie  la facilitatrice Anita Senga.

A côté, quelques plaintes ont été soumises aux bailleurs. Les agriculteurs plaident pour que cette assistance continue et soit renforcée. Car, la récolte est insuffisante et ne permet pas à la population de s’assurer une bonne prise en charge.  

« Nous avons besoin des outils de travail, aussi d’un espace de terre pour travailler et aussi surtout la mise en place d’une coopérative, d’une banque agricole où l’on peut contracter des crédits. Ici, nous louons, il faut payer le loyer, acheter des fumiers, à manger. Ce qui est difficile de nouer les deux bouts du mois parce que la récolte est vraiment insuffisante. Ne nous abandonner pas, nous vous prions de continuer de nous appuyer afin d’accroitre nos récoltes », a plaidé la facilitatrice Anita Senga.

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