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jeudi, juin 20, 2024
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Lutte contre la tuberculose : Le REMAPSEN et EGPAF se serrent les coudes

 Le Réseau des Médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a organisé le lundi 21 mars dernier, un webinaire sur le thème : « La prévention et la prise en charge de la tuberculose en période de la COVID 19 en Afrique : Cas de la République démocratique du Congo »,  avec l’appui de la Fondation Elisabeth Glaser (Egpaf), en marge de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, célébrée le 24 mars de chaque année.

Abordant le premier ce thème, le médecin coordonnateur provincial Lèpre et Tuberculose, le  Docteur Nicole Anshambi Muzutie, a fait savoir que la tuberculose demeure une des anciennes maladies infectieuses préoccupantes au monde à cause du nombre élevé de cas et de décès. La tuberculose est une maladie chronique, non immunisante qui sévit en mode endémique dans plusieurs pays et touche plus les hommes.

A l’en croire, la Rdc est l’un des 10 pays qui supportent plus de 80% de la charge mondiale de la tuberculose. Il occupe le 2ème rang en Afrique et le 9ème dans le monde.

Kinshasa, sa capitale, demeure malheureusement la province la plus touchée, et porte en elle seule 14 % des malades du pays, soit 30000 Cas en 2021.

Selon le Docteur Nicole Anshambi Muzutie, cette situation déjà sombre, a été aggravée par l’avènement de la COVID 19. Cela s’est remarqué par la régression de nombre de malade au laboratoire, de nombre de cas dépisté, du succès thérapeutique et par l’augmentation des décès. 

«  La ville de Kinshasa demeure l’épicentre de la pandémie à COVID 19 avec 80% de cas. Et l’un des plus grands défis auxquels le programme de lutte contre la Tuberculose est confronté demeure le sous-dépistage et la notification insuffisante des cas », a-t-elle déploré.

Ainsi, face à l’impact négatif de la Covid à Kinshasa,  le Coordonnateur Provincial Lèpres et Tuberculose a émis le vœu de voir les  activités visant le maintien et la continuité de la prise en charge de la TB être pérennisées afin d’améliorer les performances de la lutte contre la tuberculose.

Prenant la parole à son tour, le point focal tuberculose d’Egpaf, Docteur Papy  Ndjibu Tshishikani a focalisé son exposé sur la lutte contre la Tuberculose pédiatrique en période de Covid-19: Expériences du projet CaP TB (Catalyzing Pediatric Tuberculosis).

A l’en croire, ce projet a contribué  à la réduction de la morbidité et de la mortalité dues à la          tuberculose pédiatrique, et a amélioré la détection, le traitement et la prévention des cas de tuberculose pédiatrique. Et aussi, a-t-il souligné, ce projet a produit des nouvelles évidences et des données coût-efficacité sur un nouveau modèle de soins pour la TB pédiatrique.

Des  très bons résultats en sont sortis. Le docteur Papy  Ndjibu Tshishikani en veut pour preuves la création d’un environnement normatif favorable au niveau national,  l’amélioration de la détection des cas de TB Pédiatrique, l’accès amélioré aux traitements pédiatriques contre la TB active et la TB latente, production de nouvelles évidences et de données coût-efficacité, et ce projet a assuré une transition efficace et durable avec le PNLT.

Cependant, il a fait savoir que l’avènement de la Covid 19 a impacté sensiblement la lutte. Et des conséquences sont vite ressenties. Il s’agit par exemple de la baisse de la fréquence au niveau des structures sanitaires, la mise en place d’horaire de crise pour les prestataires des structures de santé, suspension de toutes les activités communautaires Tb pendant 4 mois, réduction et suspension des visites d’accompagnement technique et de validation des données, baisse des performances , report des activités de plaidoyer.

«  C’est la première cause  de mortalité au monde. En 2020, la tuberculose a tué plus que la Covid 19 en Rdc. Des enfants sont également touchés  par la maladie. Au total 30 décès ont été enregistrés sur 3.270 cas de tuberculose pédiatrique entre février 2019 et juin 2021 dans le pays »,  a fait remarquer le Docteur Papy Ndjibu.

Comme solutions, le Point focal tuberculose d’Egpaf a suggéré la poursuite de la sensibilisation sur la Covid et la distribution des matériels de protection, plaidoyer auprès pour la reprise des activités communautaires moyennant des briefing préalables sur l’investigation des contacts en période de covid 19 et livraison des matériels de protection et aussi un accompagnement technique et validation à distance des données mensuelles.

Bien avant ces deux interventions, le Coordonnateur Pays du Remapsen/Rdc, Monsieur Prince Yassa, avait  exhorté les participants à ce webinaire à s’engager pour des productions qui vont impacter l’environnement précisément dans la prise en charge de cette maladie.

«  Ces chiffres de l’Oms et du Pnlt doivent nous ( journalistes) interpeller. Nous ne devrons pas rester bras croisés. Nous devrons à notre tour interpeller les décideurs, les partenaires et la population  en général afin que la prise en charge soit améliorée », avait-il lâché, devant un panel de journalistes congolais et étrangers en ligne. C’était au côté du Directeur-Pays d’Egpaf, le Docteur Aimé Loando, visiblement très ému par cette initiative des professionnels des médias.

« Nous sommes très honorés par votre participation à ce webinaire et sommes convaincus que ce webinaire va produire  des effets en ce qui concerne le plaidoyer nécessaire pour mettre fin  à la tuberculose comme problème de santé publique d’ici 2035 », s’était exprimé le Directeur-Pays d’Egpaf, avant d’ajouter ceci : «  (…) vous êtes des leaders d’opinion. C’est ainsi que depuis 2021, la Fondation Elisbeth Glaser pour la lutte contre le SIDA pédiatrique (Egpaf) collabore avec les journalistes à travers l’appui technique et financier  de leurs activités en rapport avec le secteur de la santé et offre des formations sur le VIH et la TUBERCULOSE en général et le VIH et la TUBERCULOSE pédiatrique en particulier dans le but de les transformer en éducateurs sanitaires ».

33 journalistes, dont 18 de différents pays africains, membres du REMAPSEN et 15 Congolais avaient pris part à ce webinaire, coordonné à partir d’Abidjan, siège de cette plateforme, par son président Bamba Youssouf, qui s’est montré très reconnaissant au Directeur-Pays d’Egpaf, avant de lui assurer la disponibilité de Remapsen à travailler avec sa structure.

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 Le Réseau des Médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a organisé le lundi 21 mars dernier, un webinaire sur le thème : « La prévention et la prise en charge de la tuberculose en période de la COVID 19 en Afrique : Cas de la République démocratique du Congo »,  avec l’appui de la Fondation Elisabeth Glaser (Egpaf), en marge de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, célébrée le 24 mars de chaque année.

Abordant le premier ce thème, le médecin coordonnateur provincial Lèpre et Tuberculose, le  Docteur Nicole Anshambi Muzutie, a fait savoir que la tuberculose demeure une des anciennes maladies infectieuses préoccupantes au monde à cause du nombre élevé de cas et de décès. La tuberculose est une maladie chronique, non immunisante qui sévit en mode endémique dans plusieurs pays et touche plus les hommes.

A l’en croire, la Rdc est l’un des 10 pays qui supportent plus de 80% de la charge mondiale de la tuberculose. Il occupe le 2ème rang en Afrique et le 9ème dans le monde.

Kinshasa, sa capitale, demeure malheureusement la province la plus touchée, et porte en elle seule 14 % des malades du pays, soit 30000 Cas en 2021.

Selon le Docteur Nicole Anshambi Muzutie, cette situation déjà sombre, a été aggravée par l’avènement de la COVID 19. Cela s’est remarqué par la régression de nombre de malade au laboratoire, de nombre de cas dépisté, du succès thérapeutique et par l’augmentation des décès. 

«  La ville de Kinshasa demeure l’épicentre de la pandémie à COVID 19 avec 80% de cas. Et l’un des plus grands défis auxquels le programme de lutte contre la Tuberculose est confronté demeure le sous-dépistage et la notification insuffisante des cas », a-t-elle déploré.

Ainsi, face à l’impact négatif de la Covid à Kinshasa,  le Coordonnateur Provincial Lèpres et Tuberculose a émis le vœu de voir les  activités visant le maintien et la continuité de la prise en charge de la TB être pérennisées afin d’améliorer les performances de la lutte contre la tuberculose.

Prenant la parole à son tour, le point focal tuberculose d’Egpaf, Docteur Papy  Ndjibu Tshishikani a focalisé son exposé sur la lutte contre la Tuberculose pédiatrique en période de Covid-19: Expériences du projet CaP TB (Catalyzing Pediatric Tuberculosis).

A l’en croire, ce projet a contribué  à la réduction de la morbidité et de la mortalité dues à la          tuberculose pédiatrique, et a amélioré la détection, le traitement et la prévention des cas de tuberculose pédiatrique. Et aussi, a-t-il souligné, ce projet a produit des nouvelles évidences et des données coût-efficacité sur un nouveau modèle de soins pour la TB pédiatrique.

Des  très bons résultats en sont sortis. Le docteur Papy  Ndjibu Tshishikani en veut pour preuves la création d’un environnement normatif favorable au niveau national,  l’amélioration de la détection des cas de TB Pédiatrique, l’accès amélioré aux traitements pédiatriques contre la TB active et la TB latente, production de nouvelles évidences et de données coût-efficacité, et ce projet a assuré une transition efficace et durable avec le PNLT.

Cependant, il a fait savoir que l’avènement de la Covid 19 a impacté sensiblement la lutte. Et des conséquences sont vite ressenties. Il s’agit par exemple de la baisse de la fréquence au niveau des structures sanitaires, la mise en place d’horaire de crise pour les prestataires des structures de santé, suspension de toutes les activités communautaires Tb pendant 4 mois, réduction et suspension des visites d’accompagnement technique et de validation des données, baisse des performances , report des activités de plaidoyer.

«  C’est la première cause  de mortalité au monde. En 2020, la tuberculose a tué plus que la Covid 19 en Rdc. Des enfants sont également touchés  par la maladie. Au total 30 décès ont été enregistrés sur 3.270 cas de tuberculose pédiatrique entre février 2019 et juin 2021 dans le pays »,  a fait remarquer le Docteur Papy Ndjibu.

Comme solutions, le Point focal tuberculose d’Egpaf a suggéré la poursuite de la sensibilisation sur la Covid et la distribution des matériels de protection, plaidoyer auprès pour la reprise des activités communautaires moyennant des briefing préalables sur l’investigation des contacts en période de covid 19 et livraison des matériels de protection et aussi un accompagnement technique et validation à distance des données mensuelles.

Bien avant ces deux interventions, le Coordonnateur Pays du Remapsen/Rdc, Monsieur Prince Yassa, avait  exhorté les participants à ce webinaire à s’engager pour des productions qui vont impacter l’environnement précisément dans la prise en charge de cette maladie.

«  Ces chiffres de l’Oms et du Pnlt doivent nous ( journalistes) interpeller. Nous ne devrons pas rester bras croisés. Nous devrons à notre tour interpeller les décideurs, les partenaires et la population  en général afin que la prise en charge soit améliorée », avait-il lâché, devant un panel de journalistes congolais et étrangers en ligne. C’était au côté du Directeur-Pays d’Egpaf, le Docteur Aimé Loando, visiblement très ému par cette initiative des professionnels des médias.

« Nous sommes très honorés par votre participation à ce webinaire et sommes convaincus que ce webinaire va produire  des effets en ce qui concerne le plaidoyer nécessaire pour mettre fin  à la tuberculose comme problème de santé publique d’ici 2035 », s’était exprimé le Directeur-Pays d’Egpaf, avant d’ajouter ceci : «  (…) vous êtes des leaders d’opinion. C’est ainsi que depuis 2021, la Fondation Elisbeth Glaser pour la lutte contre le SIDA pédiatrique (Egpaf) collabore avec les journalistes à travers l’appui technique et financier  de leurs activités en rapport avec le secteur de la santé et offre des formations sur le VIH et la TUBERCULOSE en général et le VIH et la TUBERCULOSE pédiatrique en particulier dans le but de les transformer en éducateurs sanitaires ».

33 journalistes, dont 18 de différents pays africains, membres du REMAPSEN et 15 Congolais avaient pris part à ce webinaire, coordonné à partir d’Abidjan, siège de cette plateforme, par son président Bamba Youssouf, qui s’est montré très reconnaissant au Directeur-Pays d’Egpaf, avant de lui assurer la disponibilité de Remapsen à travailler avec sa structure.

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