24.2 C
Kinshasa
lundi, juin 24, 2024
spot_img

Protocole de Maputo : Beaucoup de pays n’ont pas encore des décrets d’application

Sur les 44 pays qui ont adopté le Protocole de Maputo, beaucoup n’ont pas encore des décrets d’application. Ce qui bloque malheureusement.  C’est ce qu’a fait savoir le conseiller régional chargé de programme et politique de planification familiale au bureau régional du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) lors d’un webinaire, organisé le mercredi 22 mai dernier  par le Réseau des Médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN).

« L’adoption et l’application des lois sur la santé sexuelle/la planification familiale en Afrique de l’ouest et du centre, où en sommes-nous ? », tel est la thématique abordée de cette rencontre virtuelle, qui avait réuni trois experts en Santé sexuelle et de la reproduction, à savoir le Docteur Chilanga Asmani, la coordinatrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), Docteur Djénébou Diallo et le professeur Mélanie Tia, présidente de l’Ong Women in global health, tous face à une cinquantaine de professionnels des médias.

S’exprimant à cet effet, le Dr Chilanga Asmani a défini la santé sexuelle et reproduction comme étant   un état de bien-être physique, émotionnelle, mentale, sociale, liées à tous les états de la sexualité, de la reproduction (…)  Ainsi dit-il, lorsqu’on parle de la santé sexuelle reproductive, il y a plusieurs complémente qui entrent en jeu. Il s’agit entre autres  de l’éducation complète à la sexualité, la grande gamme de méthodes de contraception, le soin prénatale, l’avortement sécurisé, les soins post natal…. 

Abordant l’aspect juridique sur la Ssr, malheureusement c’est ici que le bât blesse.  « (…) la plupart de pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre  ont adhéré, et quand on regarde le Protocole de Maputo il y a 44 pays  de l’Afrique de l’Ouest et du Centre qui ont souscrit (…) Il faut maintenant s’assurer qu’il y a des lois, des politiques et des règles  au niveau de chaque pays qui puissent  assurer  la mise en œuvre de ce protocole (…)  Quand on regarde les neuf pays du Partenariat de Ouagadougou,  on voit quand terme d’existence des lois de santé sexuelle et reproductive, huit pays  ont ces lois  mais la Côte d’Ivoire n’a pas encore ces lois (…) on peut avoir les lois mais c’est très important d’avoir les décrets d’application  de ces lois. Ce qui veut dire qu’il y a toujours des efforts à faire », a souligné le conseiller régional chargé de programme et politique de planification familiale au bureau régional du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

Sur les 44 pays qui ont adopté le Protocole de Maputo relatif aux droits de l’hommeet des peuples,  certains n’ont pas encore adopté des lois dans le cadre de la Santé sexuelle de la Reproduction, tandis que d’autres disposent de lois mais n’ont pas encore pris des décrets d’application.

A cet effet,  il pense donc  que les médias peuvent réellement  jouer un grand rôle, celui de sensibiliser, de plaider auprès des décideurs, de communiquer sur l’importance de doter le pays des décrets afin faciliter la  mise en œuvre le Protocole de Maputo.

S’exprimant à son tour, la coordinatrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), Docteur Djénébou Diallo,  a fait savoirque l’application et la vulgarisation des lois est une grosse épine pour atteindre les objectifs dans la sous-région. C’était avant d’assurer par ailleurs, que les efforts sont faits pour augmenter le nombre d’utilisatrices additionnelles de la planification familiale (PF) dans les neuf pays membres de l’Afrique de l’Ouest dont : le Burkina Faso, Togo, Benin, Mali, Sénégal, Guinée Côte d’Ivoire, Mauritanie et Niger.

Déplorant le fait que son pays soit le seul du Partenariat de Ouagadougou  à ne pas disposer des lois sur la Santé sexuelle et de la reproduction, le professeur Mélanie Tia, présidente de l’Ong Women in global health, a avoué que plusieurs points du projet de loi freinent sa finalisation en Côte d’Ivoire. Il s’agit notamment de l’avortement sécurisé, des violences basées sur le genre, et l’âge minimum pour bénéficier de la planification familiale. Pourtant, les statistiques militent pour son adoption, car la mortalité maternelle est de 347 décès sur 100 000 naissances.

Ainsi, elle exhorte le gouvernement ivoirien  à se hâter à d’adopter cette loi. Et pour cela,  l’accent doit être mis sur la sensibilisation des acteurs impliqués dans l’adoption de cette loi. « Il faut également renforcer la mutualisation des acquis, car il ressort que cela s’explique par la méconnaissance de cette loi. Nous devons donc impliquer les guides religieux, coutumiers, la population. Cela ne peut se faire sans l’implication des médias qui vont nous aider à promouvoir et diffuser cette loi », a indiqué la présidente de l’Ong Women in global health.

Related Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Nous suivre

0FansJ'aime
0SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img
- Advertisement -spot_img

Derniers articles

Protocole de Maputo : Beaucoup de pays n’ont pas encore des décrets d’application

Sur les 44 pays qui ont adopté le Protocole de Maputo, beaucoup n’ont pas encore des décrets d’application. Ce qui bloque malheureusement.  C’est ce qu’a fait savoir le conseiller régional chargé de programme et politique de planification familiale au bureau régional du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) lors d’un webinaire, organisé le mercredi 22 mai dernier  par le Réseau des Médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN).

« L’adoption et l’application des lois sur la santé sexuelle/la planification familiale en Afrique de l’ouest et du centre, où en sommes-nous ? », tel est la thématique abordée de cette rencontre virtuelle, qui avait réuni trois experts en Santé sexuelle et de la reproduction, à savoir le Docteur Chilanga Asmani, la coordinatrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), Docteur Djénébou Diallo et le professeur Mélanie Tia, présidente de l’Ong Women in global health, tous face à une cinquantaine de professionnels des médias.

S’exprimant à cet effet, le Dr Chilanga Asmani a défini la santé sexuelle et reproduction comme étant   un état de bien-être physique, émotionnelle, mentale, sociale, liées à tous les états de la sexualité, de la reproduction (…)  Ainsi dit-il, lorsqu’on parle de la santé sexuelle reproductive, il y a plusieurs complémente qui entrent en jeu. Il s’agit entre autres  de l’éducation complète à la sexualité, la grande gamme de méthodes de contraception, le soin prénatale, l’avortement sécurisé, les soins post natal…. 

Abordant l’aspect juridique sur la Ssr, malheureusement c’est ici que le bât blesse.  « (…) la plupart de pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre  ont adhéré, et quand on regarde le Protocole de Maputo il y a 44 pays  de l’Afrique de l’Ouest et du Centre qui ont souscrit (…) Il faut maintenant s’assurer qu’il y a des lois, des politiques et des règles  au niveau de chaque pays qui puissent  assurer  la mise en œuvre de ce protocole (…)  Quand on regarde les neuf pays du Partenariat de Ouagadougou,  on voit quand terme d’existence des lois de santé sexuelle et reproductive, huit pays  ont ces lois  mais la Côte d’Ivoire n’a pas encore ces lois (…) on peut avoir les lois mais c’est très important d’avoir les décrets d’application  de ces lois. Ce qui veut dire qu’il y a toujours des efforts à faire », a souligné le conseiller régional chargé de programme et politique de planification familiale au bureau régional du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

Sur les 44 pays qui ont adopté le Protocole de Maputo relatif aux droits de l’hommeet des peuples,  certains n’ont pas encore adopté des lois dans le cadre de la Santé sexuelle de la Reproduction, tandis que d’autres disposent de lois mais n’ont pas encore pris des décrets d’application.

A cet effet,  il pense donc  que les médias peuvent réellement  jouer un grand rôle, celui de sensibiliser, de plaider auprès des décideurs, de communiquer sur l’importance de doter le pays des décrets afin faciliter la  mise en œuvre le Protocole de Maputo.

S’exprimant à son tour, la coordinatrice de l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), Docteur Djénébou Diallo,  a fait savoirque l’application et la vulgarisation des lois est une grosse épine pour atteindre les objectifs dans la sous-région. C’était avant d’assurer par ailleurs, que les efforts sont faits pour augmenter le nombre d’utilisatrices additionnelles de la planification familiale (PF) dans les neuf pays membres de l’Afrique de l’Ouest dont : le Burkina Faso, Togo, Benin, Mali, Sénégal, Guinée Côte d’Ivoire, Mauritanie et Niger.

Déplorant le fait que son pays soit le seul du Partenariat de Ouagadougou  à ne pas disposer des lois sur la Santé sexuelle et de la reproduction, le professeur Mélanie Tia, présidente de l’Ong Women in global health, a avoué que plusieurs points du projet de loi freinent sa finalisation en Côte d’Ivoire. Il s’agit notamment de l’avortement sécurisé, des violences basées sur le genre, et l’âge minimum pour bénéficier de la planification familiale. Pourtant, les statistiques militent pour son adoption, car la mortalité maternelle est de 347 décès sur 100 000 naissances.

Ainsi, elle exhorte le gouvernement ivoirien  à se hâter à d’adopter cette loi. Et pour cela,  l’accent doit être mis sur la sensibilisation des acteurs impliqués dans l’adoption de cette loi. « Il faut également renforcer la mutualisation des acquis, car il ressort que cela s’explique par la méconnaissance de cette loi. Nous devons donc impliquer les guides religieux, coutumiers, la population. Cela ne peut se faire sans l’implication des médias qui vont nous aider à promouvoir et diffuser cette loi », a indiqué la présidente de l’Ong Women in global health.

Related Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Stay Connected

0FansJ'aime
3,912SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img

Derniers articles