Le sous-groupement Murhali, dans le territoire de Walungu, est au bord de la catastrophe alimentaire.
La société civile locale tire la sonnette d’alarme et lance un appel pressant pour une assistance en semences, alors que les populations se trouvent confrontées à une situation dramatique. Depuis novembre 2025, de violentes pluies, accompagnées de grêle, ont saccagé les champs, anéantissant quasi totalement les récoltes.
Selon Jean-Claude Ntabala, président de la société civile, cette destruction intervient à un moment critique : les agriculteurs se préparaient à récolter ce qui aurait dû nourrir leurs familles pour les mois à venir. « Les champs sont détruits, les espoirs s’envolent avec chaque goutte de pluie. Si nous n’agissons pas vite, la faim va frapper durement nos communautés », alerte-t-il.
L’ampleur des pertes est telle que la saison culturale qui débute en février 2026 est désormais en grand danger. Les semences, qui sont la base de la survie agricole, manquent cruellement, et sans soutien extérieur, les agriculteurs risquent de ne rien pouvoir planter.
Face à cette urgence, la société civile appelle toutes les organisations intervenant dans le secteur agricole à intervenir sans délai. Le temps presse : chaque semaine perdue aggrave le risque de pénurie alimentaire et de famine dans cette partie du Sud-Kivu déjà vulnérable.
Dans les villages de Murhali, l’inquiétude se lit sur tous les visages. Les familles redoutent les semaines à venir, conscientes que la destruction des cultures pourrait transformer leur quotidien en lutte pour la survie. Le cri d’alerte lancé par Jean-Claude Ntabala est un appel à la solidarité et à l’action immédiate pour éviter que le désastre ne devienne irréversible.


