La situation épidémiologique liée à la maladie à virus Ebola (MVE) demeure préoccupante dans la province de la Tshopo.Selon les dernières données communiquées par le pilier surveillance de la riposte, 22 cas confirmés ont été enregistrés, parmi lesquels 10 décès, 8 guéris et 4 patients actuellement pris en charge au Centre de traitement Ebola (CTE).
Face à cette situation, les autorités sanitaires appellent la population de la Tshopo à redoubler de vigilance et à respecter scrupuleusement les mesures de prévention ainsi que les consignes des professionnels de santé.
Des cas également liés au Haut-Uele
La surveillance épidémiologique fait notamment état d’un contact à haut risque d’un cas confirmé, ainsi que d’un contact confirmé importé de la province du Haut-Uele. Ce dernier est présenté comme un contact d’un cas confirmé pris en charge dans la ville d’Isiro.
Les données de surveillance montrent par ailleurs une forte proportion d’hommes parmi les personnes touchées. Les hommes représentent 77 % des cas confirmés, contre 23 % pour les femmes, selon les chiffres communiqués par les équipes de surveillance.
Le dispositif de suivi s’est également renforcé. Le nombre de contacts listés est passé d’un cumul de 638 à 668, témoignant de l’élargissement des activités de recherche et de suivi autour des cas confirmés.
Sept zones de santé affectées
L’épidémie concerne actuellement 7 zones de santé sur les 23 que compte la province, soit environ 30 %. Il s’agit notamment de Bafwasende, Kabondo, Lubunga, Makiso, Kisangani, Mangobo, Tshopo et Wanie-Rukula, selon les données fournies par la surveillance.
Au niveau communautaire, 17 aires de santé sur 442 sont affectées, soit environ 4 %.
La riposte se poursuit sur le terrain
Pour contenir la propagation du virus, le pilier surveillance poursuit plusieurs activités essentielles. Il s’agit notamment de l’appui à la recherche active des cas dans les établissements des soins de santé (ESS), du suivi des contacts dans les zones et aires de santé, ainsi que de l’accompagnement des équipes locales dans le processus d’investigation, de validation et d’invalidation des alertes.
Cependant, plusieurs défis persistent sur le terrain. Les équipes font notamment face à des résistances communautaires aux investigations, aux prélèvements, à l’isolement, au transfert vers le CTE et au suivi des contacts.
Parmi les prochaines actions prévues figurent l’harmonisation des données relatives au suivi des contacts avec les zones et aires de santé, ainsi que le partage et le suivi des cas de résistance en collaboration avec les piliers chargés de la communication sur les risques et engagement communautaire (CREC) et de la santé mentale et du soutien psychosocial (SMSPS).
Les autorités appelées à soutenir les équipes sanitaires
Les autorités politico-administratives, les responsables locaux ainsi que les leaders communautaires sont appelés à accompagner les équipes sanitaires lors des interventions, des investigations et de la collecte des données.
La sécurité des personnels engagés dans la riposte demeure également une priorité afin de leur permettre d’accomplir efficacement leur mission auprès des communautés.
« Chers frères et sœurs, Tshopolaises et Tshopolais, Congolaises et Congolais, Ebola existe et tue. Protégeons-nous et informons rapidement les personnels soignants pour une prise en charge, » rappelle le message de sensibilisation.
Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, sous la conduite du Dr Samuel-Roger Kamba Mulumba, en collaboration avec l’Institut national de santé publique (INSP), le gouvernement provincial et les différents partenaires, poursuit son accompagnement des zones touchées par la maladie à virus Ebola.
Dans ce contexte, la vigilance, le signalement rapide des cas suspects et le respect des mesures de prévention restent essentiels pour freiner la propagation de l’épidémie dans la Tshopo.

L’NSP insiste sur le respect des mesures barrières
L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :
Augustin Tsheza