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vendredi, mai 24, 2024
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Un gène protégeant des formes graves de la Covid-19 identifié notamment sur des personnes d’origines africaines

Pourquoi des personnes jeunes et en bonne santé se retrouvent en réanimation après une contamination par le SARS-CoV-2 tandis que d’autres personnes, à priori plus fragiles, s’en sortent avec un simple rhume ? La réponse pourrait bien être dans nos gènes !

La maladie à Covid-19 est bien mystérieuse. Certains seront asymptomatiques ou feront un petit rhume tandis que d’autres feront un séjour en réanimation voire décèderont de la maladie. Si des facteurs de risques ont été identifiés, comme l’obésité, le diabète ou l’âge, certains patients jeunes et en pleine santé sont terrassés par le SARS-CoV-2 de manière incompréhensible.

Notre patrimoine génétique pourrait bien expliquer ces différences interindividuelles. Il y a peu une étude a mis en évidence un gène qui multiplie par deux les risques de mourir d’une contamination par le SARS-CoV-2. Ce gène est présent chez 61 % des Asiatiques tandis qu’il est présent chez seulement 16 % des Européens. Une autre étude suggère que les personnes qui expriment le plus les gènes TYK2 et CCR2, impliqués dans la réponse inflammatoire, ont plus de risques de mourir de la Covid-19. Un nouvel article a été publié le 13 janvier 2022 dans la prestigieuse revue Nature. Cette fois-ci, c’est un segment d’ADN codant pour des gènes du système immunitaire qui protègerait des formes graves de la Covid-19 qui a été identifié.

Un segment d’ADN qui protège des formes graves

Le segment d’ADN concerné, situé sur le chromosome 12, dans la région chromosomique 12q24.13, serait hérité des Néandertaliens. Pour identifier le segment d’ADN protecteur, les chercheurs se sont penchés sur 20.779 dossiers de patients hospitalisés, incluant des patients d’origine africaine et d’origine européenne. C’est la première étude de cette envergure qui a réussi à intégrer des patients d’origine africaine. Posséder le segment protecteur réduit de 23 % le risque de faire une forme critique de la maladie. Plus intéressant encore, 80 % des personnes d’origine africaine seraient porteuses du fragment protecteur. Ce qui pourrait expliquer pourquoi le virus est moins dévastateur sur ce continent.

Un segment impliqué dans la réponse immunitaire

Le segment protecteur fait 75 kb et code pour trois gènes : OAS1, OAS2 et OAS3, des gènes du système immunitaire. Chez les personnes porteuses de la variante protectrice, la protéine issue du gène OAS1 serait 60 % plus longue. Celle-ci a pour mission de décortiquer le SARS-CoV-2. Plus elle est longue et plus elle est efficace dans son combat contre le virus.

Mieux comprendre les mécanismes génétiques expliquant pourquoi certaines personnes se défendent mieux que d’autres contre le SARS-CoV-2 pourrait permettre :

    d’une part d’identifier à l’avance les personnes qui vont faire une forme grave de la maladie pour une meilleure prise en charge, plus ciblée sur les patients le nécessitant

    d’autre part de développer de nouveaux médicaments curatifs.

Stéphanie Le Guillou

Futura Sciences / MCP, via mediacongo.net

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Un segment d’ADN qui protège des formes graves

Le segment d’ADN concerné, situé sur le chromosome 12, dans la région chromosomique 12q24.13, serait hérité des Néandertaliens. Pour identifier le segment d’ADN protecteur, les chercheurs se sont penchés sur 20.779 dossiers de patients hospitalisés, incluant des patients d’origine africaine et d’origine européenne. C’est la première étude de cette envergure qui a réussi à intégrer des patients d’origine africaine. Posséder le segment protecteur réduit de 23 % le risque de faire une forme critique de la maladie. Plus intéressant encore, 80 % des personnes d’origine africaine seraient porteuses du fragment protecteur. Ce qui pourrait expliquer pourquoi le virus est moins dévastateur sur ce continent.

Un segment impliqué dans la réponse immunitaire

Le segment protecteur fait 75 kb et code pour trois gènes : OAS1, OAS2 et OAS3, des gènes du système immunitaire. Chez les personnes porteuses de la variante protectrice, la protéine issue du gène OAS1 serait 60 % plus longue. Celle-ci a pour mission de décortiquer le SARS-CoV-2. Plus elle est longue et plus elle est efficace dans son combat contre le virus.

Mieux comprendre les mécanismes génétiques expliquant pourquoi certaines personnes se défendent mieux que d’autres contre le SARS-CoV-2 pourrait permettre :

    d’une part d’identifier à l’avance les personnes qui vont faire une forme grave de la maladie pour une meilleure prise en charge, plus ciblée sur les patients le nécessitant

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