Les cas de violences sexuelles continuent d’être signalés dans plusieurs localités de la province du Sud-Kivu, bien que leur ampleur demeure difficile à mesurer en raison de l’insécurité persistante qui limite la collecte d’informations.

Des témoignages concordants et des messages d’alerte transmis par des acteurs communautaires font état d’une recrudescence des agressions sexuelles visant principalement les femmes et les jeunes filles dans les zones affectées par les conflits armés.

Selon la défenseure des droits des femmes, Émilie Cibembe, la situation est particulièrement préoccupante dans les hauts plateaux du territoire de Kalehe ainsi que dans les villages riverains du Parc national de Kahuzi-Biega. Ces zones, marquées par la présence de groupes armés et les déplacements répétés des populations, exposent davantage les femmes à diverses formes de violences, notamment les viols et autres abus sexuels.

La militante souligne que de nombreuses victimes n’osent pas dénoncer les faits par crainte de représailles, de la stigmatisation ou faute d’accès aux services de prise en charge. Cette réalité contribue à une sous-documentation des cas, alors que les violences seraient plus nombreuses que les statistiques disponibles ne le laissent apparaître.

Face à cette situation, Émilie Cibembe appelle les autorités, les partenaires humanitaires et les organisations de défense des droits humains à renforcer les mécanismes de protection des populations civiles, à améliorer l’accès aux soins médicaux et au soutien psychosocial des survivantes, tout en intensifiant la lutte contre l’impunité des auteurs de ces crimes.

Dans un contexte sécuritaire toujours fragile au Sud-Kivu, les défenseurs des droits humains estiment que la protection des femmes et des jeunes filles doit rester une priorité afin de prévenir de nouvelles violations et de garantir justice et dignité aux victimes.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version