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samedi, mai 18, 2024
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« Zéro discrimination » dans la lutte contre le VIH/SIDA, confrontée à plusieurs défis

Le Programme Commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) estime que la Rdc continue de progresser vers la réduction des effets négatifs liés à la discrimination et la stigmatisation bien  que  des  défis importants demeurent encore.

Parmi ces défis, a indiqué sa  Directrice-Pays en République démocratique du Congo, le Docteur Susan Kasedde, qui s’exprimait à l’occasion de la journée mondiale «  Zéro discrimination »,  célébrée le 1er mars de chaque, figurent les défis liés aux Droits Humains  et au genre, alors que ces dernières jouent un rôle majeur à l’encontre des populations clés et vulnérables les plus touchées par le VIH, des barrières structurelles qui rendent les femmes,  les filles et les autres groupes stigmatisés très vulnérables.

Sur cette liste, s’ajoutent aussi la stigmatisation et la discrimination observées malheureusement dans des établissements de soins. Il se signale ici des attitudes  dédaigneuses,  de procédures  forcées  ou  de  violations  de  la  confidentialité qui  affichent  une fréquence inquiétante, décourageant ainsi les personnes vivant avec le VIH de connaître leur statut sérologique et de demander des soins.

Un  tableau sombre qui n’encourage pas et devra interpeller chaque acteur dans la lutte.

Mais l’ONUSIDA indique que le pays a soutenu  la nouvelle stratégie mondiale de lutte contre le SIDA afin de diminuer l’impact du VIH sur  la vie des personnes, des familles et de l’économie mais qu’il se devait de maintenir l’attention politique et programmatique, et la priorité sur l’objectif de mettre fin au VIH comme menace de santé publique d’ici 2030.

S’appuyant sur le travail de la Commission mondiale sur le VIH et le Droit dans son rapport publié en juillet 2012, Dr Susan Kasedde  a fait savoir que des lois bien pensées, dotées des ressources nécessaires et mises en application avec la rigueur voulue, peuvent élargir l’accès aux services de prévention et de soins de santé, améliorer la qualité des traitements, renforcer l’assistance sociale aux personnes affectées par l’épidémie, assurer la protection des droits de l’homme indispensables à la survie et économiser les fonds publics.  Elle l’avait dit avant de souligner des progrès encourageants réalisés par la Rdc dans la réponse au VIH par rapport aux trois résultats clés encadrant le programme national et mondial de réponse au VIH autours des objectifs 95% – 95% – 95%.

 Environ 75% des adultes vivant avec le VIH (PVVIH) ont été dépistés et connaissent leurs statuts VIH,  74% des PVVIH sont maintenant sous traitement antirétroviral et environ  22%  de  l’ensemble  des  personnes  vivant  avec  le  VIH  ont  leur charge virale supprimée.  

Cependant, avertit-elle en ces termes : « La sonnette d’alarme est tirée par suite du fait que le VIH et sida n’a pas perdu son statut de pandémie, les indicateurs sont encore au rouge et nous ne parviendrons à la surmonter que par une action rapide pour mettre fin aux inégalités qui l’alimentent ».  C’était avant de saluer le travail effectué en synergie par les organisations communautaires et d’assurer le soutien de son agence  aux différents efforts dans le développement des stratégies innovantes, le plaidoyer et la mobilisation de toutes les parties prenantes, afin d’une implication accrue, dans la Promotion des Droits Humains.

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Parmi ces défis, a indiqué sa  Directrice-Pays en République démocratique du Congo, le Docteur Susan Kasedde, qui s’exprimait à l’occasion de la journée mondiale «  Zéro discrimination »,  célébrée le 1er mars de chaque, figurent les défis liés aux Droits Humains  et au genre, alors que ces dernières jouent un rôle majeur à l’encontre des populations clés et vulnérables les plus touchées par le VIH, des barrières structurelles qui rendent les femmes,  les filles et les autres groupes stigmatisés très vulnérables.

Sur cette liste, s’ajoutent aussi la stigmatisation et la discrimination observées malheureusement dans des établissements de soins. Il se signale ici des attitudes  dédaigneuses,  de procédures  forcées  ou  de  violations  de  la  confidentialité qui  affichent  une fréquence inquiétante, décourageant ainsi les personnes vivant avec le VIH de connaître leur statut sérologique et de demander des soins.

Un  tableau sombre qui n’encourage pas et devra interpeller chaque acteur dans la lutte.

Mais l’ONUSIDA indique que le pays a soutenu  la nouvelle stratégie mondiale de lutte contre le SIDA afin de diminuer l’impact du VIH sur  la vie des personnes, des familles et de l’économie mais qu’il se devait de maintenir l’attention politique et programmatique, et la priorité sur l’objectif de mettre fin au VIH comme menace de santé publique d’ici 2030.

S’appuyant sur le travail de la Commission mondiale sur le VIH et le Droit dans son rapport publié en juillet 2012, Dr Susan Kasedde  a fait savoir que des lois bien pensées, dotées des ressources nécessaires et mises en application avec la rigueur voulue, peuvent élargir l’accès aux services de prévention et de soins de santé, améliorer la qualité des traitements, renforcer l’assistance sociale aux personnes affectées par l’épidémie, assurer la protection des droits de l’homme indispensables à la survie et économiser les fonds publics.  Elle l’avait dit avant de souligner des progrès encourageants réalisés par la Rdc dans la réponse au VIH par rapport aux trois résultats clés encadrant le programme national et mondial de réponse au VIH autours des objectifs 95% – 95% – 95%.

 Environ 75% des adultes vivant avec le VIH (PVVIH) ont été dépistés et connaissent leurs statuts VIH,  74% des PVVIH sont maintenant sous traitement antirétroviral et environ  22%  de  l’ensemble  des  personnes  vivant  avec  le  VIH  ont  leur charge virale supprimée.  

Cependant, avertit-elle en ces termes : « La sonnette d’alarme est tirée par suite du fait que le VIH et sida n’a pas perdu son statut de pandémie, les indicateurs sont encore au rouge et nous ne parviendrons à la surmonter que par une action rapide pour mettre fin aux inégalités qui l’alimentent ».  C’était avant de saluer le travail effectué en synergie par les organisations communautaires et d’assurer le soutien de son agence  aux différents efforts dans le développement des stratégies innovantes, le plaidoyer et la mobilisation de toutes les parties prenantes, afin d’une implication accrue, dans la Promotion des Droits Humains.

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