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samedi, mai 18, 2024
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Zéro discrimination, le CEDHUC pour la suppression de certaines dispositions de la Loi portant protection des droits des PVVIH

Le Centre d’Expertise en Droits humains et Criminologie (Cedhuc) plaide pour la révision des certaines dispositions de la loi portant protection des droits des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH/SIDA) afin de mettre fin à la discrimination et la stigmatisation.

D’après son coordonnateur Serge Tamundele qui s’exprimait lors de la journée mondiale «  Zéro discrimination », célébrée le 1er mars de chaque année, le pays a enregistré des avancées dans la lutte contre cette pandémie. Cependant, souligne-t-il, il y a des blocages qu’il faut bannir si l’on veut aller loin dans la lutte contre le VIH/SIDA.

 « Comme je l’ai mentionné, il y a des progrès aujourd’hui en Rdc pour que nous puissions éliminer la discrimination liée au VIH/SIDA, notamment par des activités communautaires et aussi par la loi qui existe. C’est la  loi 08/011 du 14 juillet portant protection des droits des PVVIH/SIDA. C’est une base légale importante pour le pays. Au-delà  de ça, il y a beaucoup d’acteurs, les programmes, la société civile, la  composante public, notamment le ministère, qui travaillent aussi  contre toutes formes de discrimination à l’égard des PVVIH et d’autres groupes vulnérables », a fait savoir Monsieur Serge Tambundele.

Cependant sur le terrain, la réalité est toute autre.  La discrimination et la stigmatisation caractérisent encore les sociétés et les PVVIH paient les frais au quotidien. Ce qui bloque la lutte et dans un contexte pareil, c’est difficile d’avancer.  

« C’est une  journée d’interpellation comme toute autre journée organisée dans le monde. Et aujourd’hui en Rdc, nous avons invité tous les acteurs pour les interpeller.  Si nous voulons aller loin dans la lutte contre le VIH/SIDA, nous devrons supprimer les lois  qui discriminent.  Il faut les supprimer, parce qu’elles ne contribuent pas  à la lutte. C’est contreproductif par rapport à la lutte », a plaidé le coordonnateur du Cedhuc.

Dix ans après la promulgation de la  loi 08/011 du 14 juillet portant protection des droits des PVVIH/SIDA,  le Cedhuc estime qu’il est temps de faire une autopsie de ladite loi. «  Où en sommes-nous », s’est interrogé Serge Tamundele, avant d’épingler deux  facteurs qui n’ont pas malheureusement  contribué à la lutte contre le VIH/SIDA en Rdc. Il s’agit de l’ignorance de cette loi et la responsabilité du Gouvernement de ne pas l’appliquer.

 «  Depuis que cette loi existe, il se pose un problème d’information. Les gens ne connaissent pas beaucoup cette loi. Au niveau de la communauté où l’on doit vraiment accélérer avec la vulgarisation de la loi afin que personne n’en ignore et que l’on change des comportements pour ne pas stigmatiser et discriminer  les PVVIH et les groupes qui sont très exposés. Aussi la responsabilité de l’Etat congolais.  C’est lui le premier responsable qui devrait mettre en application cette loi.  La responsabilité revient au gouvernement congolais d’appliquer la loi qu’il a promulguée depuis 2008.», a émis cet acteur de la société civile.  

Cette loi prévoit la couverture universelle, la couverture des Arv sur toute l’étendue de la Rdc, la gratuité  des services, la prévention avec l’information  à tous les niveaux… 

Selon le Cedhuc, cette loi  spécifique, nécessite la révision des certaines de ses dispositions notamment en ce qui concerne les mineurs au dépistage. Selon la loi, le mineur doit être accompagné par ses parents au dépistage,  alors que sur le terrain, le mineur est déjà sexuellement actif. Ce qui parait un peu contradictoire.  « Donc, il y a des lois types, des lois que l’on peut  adapter au regard des tranches d’âges et pour ça on ne peut avoir l’autorisation des parents », a fait remarquer le Coordonnateur du Cedhuc.

Instituée en 2014 afin de lutter contre la discrimination et la stigmatisation, la journée Zéro discrimination a encore du chemin en Rdc, où malheureusement la lutte contre cette pandémie est financée à  90% par les partenaires extérieurs.

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Le Centre d’Expertise en Droits humains et Criminologie (Cedhuc) plaide pour la révision des certaines dispositions de la loi portant protection des droits des Personnes vivant avec le VIH (PVVIH/SIDA) afin de mettre fin à la discrimination et la stigmatisation.

D’après son coordonnateur Serge Tamundele qui s’exprimait lors de la journée mondiale «  Zéro discrimination », célébrée le 1er mars de chaque année, le pays a enregistré des avancées dans la lutte contre cette pandémie. Cependant, souligne-t-il, il y a des blocages qu’il faut bannir si l’on veut aller loin dans la lutte contre le VIH/SIDA.

 « Comme je l’ai mentionné, il y a des progrès aujourd’hui en Rdc pour que nous puissions éliminer la discrimination liée au VIH/SIDA, notamment par des activités communautaires et aussi par la loi qui existe. C’est la  loi 08/011 du 14 juillet portant protection des droits des PVVIH/SIDA. C’est une base légale importante pour le pays. Au-delà  de ça, il y a beaucoup d’acteurs, les programmes, la société civile, la  composante public, notamment le ministère, qui travaillent aussi  contre toutes formes de discrimination à l’égard des PVVIH et d’autres groupes vulnérables », a fait savoir Monsieur Serge Tambundele.

Cependant sur le terrain, la réalité est toute autre.  La discrimination et la stigmatisation caractérisent encore les sociétés et les PVVIH paient les frais au quotidien. Ce qui bloque la lutte et dans un contexte pareil, c’est difficile d’avancer.  

« C’est une  journée d’interpellation comme toute autre journée organisée dans le monde. Et aujourd’hui en Rdc, nous avons invité tous les acteurs pour les interpeller.  Si nous voulons aller loin dans la lutte contre le VIH/SIDA, nous devrons supprimer les lois  qui discriminent.  Il faut les supprimer, parce qu’elles ne contribuent pas  à la lutte. C’est contreproductif par rapport à la lutte », a plaidé le coordonnateur du Cedhuc.

Dix ans après la promulgation de la  loi 08/011 du 14 juillet portant protection des droits des PVVIH/SIDA,  le Cedhuc estime qu’il est temps de faire une autopsie de ladite loi. «  Où en sommes-nous », s’est interrogé Serge Tamundele, avant d’épingler deux  facteurs qui n’ont pas malheureusement  contribué à la lutte contre le VIH/SIDA en Rdc. Il s’agit de l’ignorance de cette loi et la responsabilité du Gouvernement de ne pas l’appliquer.

 «  Depuis que cette loi existe, il se pose un problème d’information. Les gens ne connaissent pas beaucoup cette loi. Au niveau de la communauté où l’on doit vraiment accélérer avec la vulgarisation de la loi afin que personne n’en ignore et que l’on change des comportements pour ne pas stigmatiser et discriminer  les PVVIH et les groupes qui sont très exposés. Aussi la responsabilité de l’Etat congolais.  C’est lui le premier responsable qui devrait mettre en application cette loi.  La responsabilité revient au gouvernement congolais d’appliquer la loi qu’il a promulguée depuis 2008.», a émis cet acteur de la société civile.  

Cette loi prévoit la couverture universelle, la couverture des Arv sur toute l’étendue de la Rdc, la gratuité  des services, la prévention avec l’information  à tous les niveaux… 

Selon le Cedhuc, cette loi  spécifique, nécessite la révision des certaines de ses dispositions notamment en ce qui concerne les mineurs au dépistage. Selon la loi, le mineur doit être accompagné par ses parents au dépistage,  alors que sur le terrain, le mineur est déjà sexuellement actif. Ce qui parait un peu contradictoire.  « Donc, il y a des lois types, des lois que l’on peut  adapter au regard des tranches d’âges et pour ça on ne peut avoir l’autorisation des parents », a fait remarquer le Coordonnateur du Cedhuc.

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