L’Ordre national des infirmiers du Congo (ONIC), en partenariat avec le Programme élargi de vaccination (PEV), a organisé un atelier de contextualisation des messages de sensibilisation de l’infirmier ainsi que de l’aide-mémoire portant sur le rotavirus et le PCV13. Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet d’appui aux Associations professionnelles de santé (APS), financé par la Fondation Gate et mis en œuvre par l’ONG internationale Enda Santé.

Cet atelier vise à revisiter et adapter les messages de sensibilisation ainsi que l’aide-mémoire destinés aux infirmiers, afin de permettre à ces derniers de jouer pleinement leur rôle lors des campagnes de vaccination.

Au nom du Directeur général du PEV, le chef de division Appui technique s’est réjoui de cette rencontre, qui met en lumière le rôle capital de l’infirmier dans les campagnes de vaccination. Il a exhorté les participants à travailler avec assiduité afin de produire des messages adaptés aux contextes et réalités du terrain, mieux des  outils efficaces de sensibilisation capables de contrer les rumeurs et l’infodémie.

« Il s’agit de messages destinés à amener ceux qui hésitent encore à adhérer à la vaccination », a déclaré le docteur Pablito Nasaka, avant d’ajouter : « L’infirmier est l’informateur, l’éducateur et le communicateur lors de la vaccination. »

L’infirmier joue également le rôle de relais communautaire, puisqu’il vit au sein de la communauté. De ce fait, a souligné le chef de division, il inspire confiance à la population.

« Donc, en misant sur l’infirmier, nous disposons d’un champ plus large pour mobiliser la population à adhérer à la vaccination. C’est pourquoi cet atelier tombe à point nommé : il permettra à l’infirmier de jouer pleinement son rôle. Pour cela, il doit disposer des outils nécessaires afin de sensibiliser efficacement et devenir un véritable leader au sein de sa communauté, capable d’entraîner toute la population », a-t-il ajouté.

Pour la vice-présidente de l’ONIC, cette initiative découle d’une enquête menée sur la vaccination dans la ville-province de Kinshasa, dont les conclusions avaient révélé deux grands problèmes liés à certains vaccins, mais également la nécessité d’augmenter la couverture vaccinale à Kinshasa.

« Cette journée a été pour nous d’un apport très important grâce aux échanges réalisés. Nous pensions mener directement un plaidoyer auprès du PEV, mais celui-ci nous a présenté ses attentes et ses souhaits. Grâce à ces échanges, nous avons compris qu’il ne fallait pas commencer immédiatement par le plaidoyer, mais d’abord par une sensibilisation au niveau opérationnel. Le plaidoyer pourra ensuite être mené à chaque étape », a expliqué Madame Phuati Caroline.

Saluant la collaboration entre le PEV et l’ONIC, le point focal de l’ONG internationale Enda Santé s’est également félicité de cette rencontre, jugeant nécessaire l’implication des infirmiers dans les activités de vaccination.

« En tant que partenaire, nous souhaitons que les infirmiers soient pleinement associés et sensibilisés à un niveau plus élevé dans toutes les activités liées à la vaccination, afin de contribuer à l’amélioration de la couverture vaccinale en RDC », a souligné Monsieur Bogol Mbope.

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