Un agent engagé dans la riposte contre la maladie à virus Ebola a été tué samedi dernier lors de l’attaque du point de contrôle Butuhe/Vulundi, situé dans la zone de santé de Kalunguta, dans la chefferie de Bashu, sur l’axe Beni-Butembo, au Nord-Kivu. Les installations de ce point de contrôle ont également été saccagées par les assaillants.
Selon le Dr Eric Banga, coordonnateur et chef du pilier Point d’entrée de la riposte contre Ebola au Nord-Kivu, l’attaque s’est produite vers midi. Un groupe d’hommes armés a fait irruption sur le site, qui abrite également un service de péage.
« L’incident s’est passé le samedi aux environs de 12 heures. Un groupe armé a attaqué ce point de contrôle, situé justement sur l’axe Beni-Butembo, au même endroit que le service de péage. Cet axe est vraiment important parce que ça nous permet de contrôler toutes les entrées. A leur arrivée, ils ont tiré un peu de partout. Ce qui a semé la panique parmi nos agents et ceux du péage. Du coup, ils ont tiré sur un de nos agents avant de saccager toutes nos installations qui s’y trouvaient, et de se diriger vers le service de péage pour prendre l’argent et fuir », a expliqué le Dr Eric Banga à Congocroissance.com.
A la suite de cette attaque, les installations du point de contrôle ont été entièrement saccagées. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les éléments de la Police nationale congolaise (PNC), sont rapidement intervenues pour rétablir l’ordre.
Toutefois, la situation demeure fragile, selon le responsable du pilier Point d’entrée au Nord-Kivu.
« Mais, je dois vous avouer que la situation est encore fragile, parce que l’entrée est libre. Heureusement que les populations sont au courant de la maladie. Mais c’est un risque pour nous, qui sommes dans la riposte », a-t-il ajouté.
Cette attaque intervient quelques jours après un autre incident survenu à Beni. Jeudi dernier, une femme a été tuée lors d’une altercation au cimetière de Katula, impliquant des membres de la famille d’un défunt décédé de la maladie à virus Ebola, des personnes présentes sur les lieux et les forces de l’ordre.
Ces incidents interviennent alors que les équipes de riposte poursuivent leurs activités de surveillance et de contrôle des mouvements aux différents points d’entrée, dans un contexte sécuritaire qui complique davantage la lutte contre Ebola au Nord-Kivu.

L’NSP insiste sur le respect des mesures barrières
L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :