Les déplacés et retournés vivant dans les groupements de Ziralo et de Mubuku, dans la zone de santé de Bunyakiri en territoire de Kalehe au Sud-Kivu, alertent sur le manque de kits WASH (eau, hygiène et assainissement) nécessaires à leur protection contre la maladie à virus Ebola, alors que la province demeure en état d’alerte  face à cette épidémie.

Cette préoccupation a été exprimée lors des séances de sensibilisation organisées par les infirmiers locaux. Ces activités visaient à promouvoir le respect des mesures barrières contre Ebola et à lutter contre les fausses informations entourant la maladie.

Au cours des échanges, plusieurs déplacés ont souligné leur incapacité à appliquer les recommandations sanitaires faute de moyens matériels. Selon eux, l’absence de savon, de dispositifs de lavage des mains, de cache-nez et d’un accès suffisant à l’eau potable les expose davantage aux risques de contamination.

« Si Ebola arrivait aujourd’hui à Bunyakiri, les déplacés seraient parmi les premières victimes, car nous ne disposons d’aucun moyen de protection. Nous manquons de lave-mains, de savon et même de masques. Nous demandons aux organisations humanitaires de nous appuyer afin de protéger nos enfants et nos familles », témoigne Bwale Kisoo, président des comités des déplacés de Ziralo.

La même inquiétude est partagée dans les villages de Ramba et Kachiri, situés dans le groupement de Mubuku. Gentil Majibu, l’un des responsables des déplacés de cette zone, affirme que les conditions de vie restent extrêmement précaires, aggravées par l’insuffisance de l’assistance humanitaire.

Au-delà des besoins en kits d’hygiène, les déplacés évoquent également les difficultés liées à l’alimentation et à la santé des enfants. Selon leurs témoignages, de nombreux ménages déplacés vivent depuis plusieurs mois sans assistance suffisante, entraînant une hausse des cas de malnutrition infantile.

« Beaucoup d’enfants souffrent de malnutrition à cause du manque de nourriture. Les familles traversent d’énormes difficultés et les besoins restent considérables dans les sites de déplacement », explique un responsable communautaire de Kachiri.

Face à cette situation, les communautés déplacées et retournées appellent les organisations humanitaires, les partenaires de santé et les autorités compétentes à renforcer leur soutien en distribuant des kits WASH adaptés aux mesures de prévention contre Ebola.

Les bénéficiaires estiment qu’une intervention rapide permettrait non seulement de réduire les risques de propagation de la maladie, mais aussi d’améliorer les conditions de vie déjà fragilisées par les déplacements prolongés et les crises humanitaires qui affectent la région.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version