Le ministre congolais de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, a rassuré quant aux mesures prises par le Gouvernement et ses partenaires afin de contenir cette 17è épidémie hémorragique d’Ebola dans la province de l’Ituri, dont la souche n’a pas ni vaccin, ni traitement.
Face à la presse ce samedi, 16 mai 2026, le Docteur Roger Kamba a indiqué qu’il s’agit d’une souche différente de celle enregistrée l’année dernière contre laquelle il n’y a ni vaccin ni de traitement spécifique à ce jour, tout en rassurant la population sur les capacités de riposte des services sanitaires.
« L’absence de vaccin ne signifie pas que les autorités sont impuissantes face à l’épidémie. Les mesures de santé publique déployées sur le terrain permettent de contenir efficacement la propagation du virus grâce à l’identification rapide des cas, au suivi des contacts, à l’isolement des malades ainsi qu’à la sensibilisation des communautés« , a rassuré le ministre de la santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, visiblement décontracté.
La sensibilisation communautaire pièce maitresse pour stopper la propagation
Poursuivant son adresse, le ministre a insisté sur l’importance de la sensibilisation communautaire, rappelant que la maladie se transmet essentiellement par contact direct avec les personnes infectées ou avec les corps des victimes décédées.
A cet effet, il a notamment appelé les populations à éviter les rites mortuaires impliquant le contact physique avec les dépouilles, expliquant que plusieurs contaminations ont été enregistrées après des cérémonies funéraires organisées dans les zones touchées.
Le ministre a exhorté les populations à collaborer avec les équipes médicales en signalant rapidement les cas suspects et en évitant de cacher les personnes malades au sein des communautés.
Selon lui, une prise en charge rapide augmente considérablement les chances de survie, alors que cette souche du virus présente un taux de létalité particulièrement élevé, pouvant atteindre 50 %.
Le ministre a également rappelé l’importance du respect des mesures d’hygiène de base, notamment le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts avec les corps contaminés ainsi que la consommation de viandes suffisamment cuites.
Les autorités sanitaires mettent aussi en garde contre la manipulation et la consommation d’animaux retrouvés morts dans les zones forestières, Ebola étant une maladie zoonotique transmissible de l’animal à l’homme.
La gravité de l’épidémie
Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, a reconnu la gravité de l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans la province de l’Ituri à l’est de la République démocratique du Congo, déjà fragilisé par la présence de nombreux groupes armés, et où malheureusement plus de 80 décès et 246 cas contacts ont déjà été recensés par les autorités sanitaires.
D’après les précisions fournies par le ministre, l’épidémie touche actuellement les zones de santé de Mongbwalu, Rwampara et Bunia, avec une possible extension vers d’autres localités de la province de l’Ituri.
Sur place, la collaboration est vraiment étroite entre le ministre de la Santé et l’Institut national de santé publique (INSP) ainsi que les partenaires techniques et financiers afin d’assurer une riposte harmonisée, renforcer la surveillance épidémiologique et accélérer le diagnostic grâce au déploiement de laboratoires de proximité dans les zones affectées.



