Face à l’évolution de l’épidémie de la maladie à virus Ebola due à la souche Bundibugyo, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a réuni, mercredi à la Cité de l’Union africaine, les principaux acteurs nationaux et internationaux de la riposte afin d’accélérer les interventions et de renforcer la résilience du système de santé congolais.

Autour du Chef de l’État ont pris part à cette réunion stratégique la Première ministre Judith Suminwa, les membres du Gouvernement concernés, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, ainsi que le Directeur général d’Africa CDC, le Dr Jean Kaseya.

Au-delà de l’urgence sanitaire, cette rencontre traduit la volonté des autorités congolaises de consolider la gouvernance de la riposte et de faire de la santé publique une priorité du développement national. Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’une réponse multisectorielle, fondée sur une surveillance épidémiologique efficace, une prise en charge rapide des malades et une implication accrue des communautés.

Les partenaires ont souligné que le succès de la lutte contre Ebola dépend autant de la qualité des interventions médicales que de la confiance des populations. A cet effet, l’OMS a recommandé une mobilisation communautaire inclusive associant les leaders religieux, les chefs traditionnels, les organisations de jeunes et les acteurs de la société civile afin de renforcer la sensibilisation, de lutter contre la désinformation et d’encourager le recours précoce aux structures de santé.

La protection des professionnels de santé, exposés en première ligne, ainsi que le renforcement de la surveillance communautaire ont également été identifiés comme des priorités. Une détection rapide des cas et une meilleure remontée des alertes permettront de réduire les décès à domicile et d’interrompre plus efficacement les chaînes de transmission du virus.

Pour la République démocratique du Congo, cette riposte représente également un enjeu de développement. Une épidémie prolongée fragilise les services de santé, perturbe les activités économiques, compromet la scolarisation des enfants et accentue la vulnérabilité des communautés. A l’inverse, investir dans un système de santé plus robuste, dans la prévention et dans la participation communautaire constitue un levier essentiel pour renforcer la sécurité sanitaire du pays et sa capacité à faire face aux futures urgences de santé publique.

A l’issue de la réunion, l’OMS et Africa CDC ont salué les efforts déjà consentis par le Gouvernement congolais et réaffirmé leur engagement à poursuivre leur appui technique, logistique et opérationnel. Ce partenariat vise à accélérer le contrôle de l’épidémie, à protéger les populations et à consolider les acquis en matière de santé publique en République démocratique du Congo.

L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières

L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :

✅ Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;

✅ Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;

✅ En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.

🔎 La vigilance et la prévention sauvent des vies.

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