Le Gouvernement de la République démocratique du Congo et ses partenaires multiplient les efforts pour contenir l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui sévit dans la province de l’Ituri et actuellement signalée dans le Nord Kivu, dans l’objectif de rompre rapidement les chaînes de transmission du virus.

Selon le ministre congolais de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, la stratégie actuelle repose principalement sur la détection précoce des cas, l’isolement rapide des malades et la protection du personnel soignant.

Lors d’une conférence de presse organisée dans le cadre de la riposte contre cette 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC, le ministre a insisté sur l’importance des mesures de prévention, notamment la mise à disposition d’équipements de protection individuelle pour les agents de santé.

« Il est indispensable de veiller à ce que les enterrements se déroulent dans des conditions sécurisées afin d’éviter toute propagation du virus. Lorsque cette stratégie est appliquée efficacement, elle permet de casser la chaîne de transmission », a déclaré le Dr Roger Kamba au cours de cette conférence animée conjointement avec son collègue en charge de la Communication et des Médias.

En attendant la disponibilité des vaccins et des traitements spécifiques, les patients présentant des symptômes tels que la fièvre, les maux de tête ou d’autres signes cliniques reçoivent actuellement des traitements palliatifs, a précisé le ministre.

La RDC plaide pour un soutien international accru

Face à cette nouvelle flambée épidémique, les autorités congolaises lancent un appel pressant à la communauté internationale afin de renforcer la riposte sanitaire dans un contexte particulièrement difficile.

Le Gouvernement souligne que la RDC, confrontée à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, ne peut faire face seule à une crise d’une telle ampleur, surtout dans un environnement marqué par l’insécurité persistante dans l’est du pays.

Le plan de riposte élaboré par Institut national de santé publique (INSP) prévoit notamment le renforcement des opérations de terrain, de la logistique sanitaire et de l’organisation générale de la lutte contre l’épidémie.

« Nous avons besoin de l’aide internationale, parce que le virus nous concerne tous. Nous avons moins de protection pour les infirmières et le personnel de santé, moins de moyens pour la recherche scientifique et des difficultés accrues dans la prise en charge médicale », a expliqué Roger Kamba.

Le ministre a également regretté l’insuffisance du financement international, estimant que le manque de soutien risque de ralentir les efforts scientifiques visant à développer des vaccins et des traitements efficaces contre cette souche du virus Ebola.

« Sans soutien, les efforts scientifiques risquent de diminuer davantage », a-t-il averti.

Dans un appel à la solidarité internationale, les autorités congolaises exhortent les partenaires bilatéraux et multilatéraux à soutenir le système de santé congolais afin de contenir rapidement les foyers de contamination encore actifs en Ituri.

« C’est pourquoi l’aide internationale doit se mobiliser de tous côtés afin de soutenir le système de santé et renforcer la lutte contre Ebola », a plaidé le ministre congolais de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.

L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières 

L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :

Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;

Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;

En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.

La vigilance et la prévention sauvent des vies.

 

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