La dégradation de la situation sécuritaire dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, continue de perturber la vie des populations, notamment la scolarité des enfants.
Les bombardements et les affrontements récurrents compliquent la reprise des cours dans plusieurs localités et contraignent certaines familles à se déplacer. Selon la société civile de Fizi, environ 8.600 ménages ont été recensés parmi les populations affectées par cette situation.
Les violences armées enregistrées dans plusieurs zones du territoire de Fizi ont des conséquences directes sur le fonctionnement des écoles. Dans certaines localités touchées par les affrontements, les parents hésitent à envoyer leurs enfants en classe, par crainte pour leur sécurité.
La rentrée scolaire, qui devrait permettre aux élèves de reprendre progressivement le chemin de l’école, reste ainsi difficile dans les zones affectées par l’insécurité. Des établissements scolaires sont confrontés à une baisse de fréquentation, tandis que des élèves déplacés peinent à retrouver un cadre d’apprentissage stable.
Cette situation risque également d’accentuer les interruptions de scolarité pour les enfants issus des familles contraintes de fuir leurs habitations. Pour ces élèves, les déplacements répétés peuvent entraîner des retards dans les apprentissages et compliquer davantage leur maintien à l’école.
La dégradation sécuritaire affecte parallèlement les activités économiques et sociales dans plusieurs localités. Les mouvements de population et les difficultés d’accès à certaines zones compliquent également l’acheminement de l’aide humanitaire destinée aux familles touchées.
Le président de la société civile de Fizi, Me Jacques Alimasi, alerte sur l’ampleur des conséquences de cette situation sur les populations. « La dégradation de la situation sécuritaire dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, perturbe fortement la vie quotidienne des populations dans plusieurs localités. Les bombardements et affrontements récurrents paralysent les activités socio-économiques et culturelles, tandis que la rentrée scolaire reste difficile dans certaines zones. L’accès à l’aide humanitaire est également affecté, provoquant de nouveaux déplacements de populations, dont environ 8 600 ménages recensés dans la région ».
Pour les acteurs locaux, la poursuite des violences fait donc peser une menace supplémentaire sur la continuité de l’éducation. Au-delà de la reprise des cours, la priorité reste de permettre aux enfants de fréquenter des écoles situées dans un environnement suffisamment sûr et d’éviter que les déplacements forcés ne les éloignent durablement du système scolaire.
La situation sécuritaire demeure ainsi un obstacle majeur à la scolarisation dans plusieurs localités de Fizi, alors que des milliers de familles cherchent encore à retrouver des conditions de vie et d’apprentissage plus stables.



