La Directrice chargée des partenariats et du développement de l’Ong internationale Speak Up Africa a plaidé pour la priorisation des Maladies Tropicales Négligées (MTN) à travers la mise en place de lignes budgétaires spécifiques, effectivement alimentées par les États africains.
Cette déclaration a été faite lors de la 4ᵉ édition du Forum des Médias sur les Maladies Tropicales Négligées, organisée par le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) à Cotonou, capitale de la République du Bénin.
« Aujourd’hui, ce qui nous réunit, c’est la volonté de mettre en lumière les maladies tropicales négligées. Mais pour y parvenir, il est indispensable de disposer de ressources financières adéquates. Cela passe non seulement par l’existence d’une ligne budgétaire dédiée aux MTN, mais surtout par son alimentation effective. Et pour cela, ces maladies doivent être clairement priorisées par nos États », a déclaré Madame Yaye Sophietou Diop, Directrice chargée des partenariats et du développement à Speak Up Africa.
Renforcer l’agenda africain pour l’élimination des MTN
Placée sous le thème : « De la négligence à la mise en lumière : faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN) », cette rencontre visait à renforcer les capacités des journalistes spécialisés en santé et en environnement afin de garantir une couverture médiatique rigoureuse, responsable et orientée vers l’impact.
L’objectif était également de réduire le fossé informationnel avec les communautés, de promouvoir des comportements favorables à un environnement sain et de mobiliser les partenaires nationaux et internationaux autour du financement des activités liées à l’élimination des MTN d’ici à 2030.
Le financement domestique, un enjeu central
Insistant sur la durabilité des interventions, Mme Yaye Sophietou Diop a souligné la nécessité d’un engagement financier accru des États :
« Le plaidoyer que nous menons aujourd’hui consiste à renforcer les contributions étatiques. Le financement domestique est essentiel, d’autant plus que le contexte mondial montre que les financements extérieurs peuvent s’interrompre à tout moment. Pour renforcer nos systèmes de santé, il est impératif que les États augmentent les ressources allouées aux MTN », a-t-elle affirmé.
Vers des mécanismes de financement innovants et inclusifs
Au-delà de l’engagement des pouvoirs publics, Speak Up Africa appelle également à l’exploration de mécanismes de financement innovants, impliquant des acteurs non conventionnels. Il s’agit notamment de la philanthropie africaine, de l’engagement du secteur privé local, ainsi que de la mise en place de mécanismes communautaires au niveau local.
Selon la Directrice chargée des partenariats et du développement, ces mécanismes doivent inclure la contribution des collectivités territoriales et la participation active des populations, afin de garantir une appropriation durable des actions de lutte contre les MTN.
Le Forum s’est tenu sous le parrainage du ministère béninois en charge de la Santé, avec l’appui du bureau-pays de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de l’ONG Speak Up Africa, de Galien Afrique, de Brands of a Mission et de la Fondation Raoul Follereau.



