Le gouvernement congolais entend faire du respect des normes et du contrôle qualité un pilier de sa politique d’infrastructures. C’est ce qu’a indiqué le ministre des Infrastructures et travaux publics (Itpr) soulignant que la construction des routes, des voies ferrées, des aéroports et des voies de communication naturelles s’inscrit désormais dans une vision à long terme, fondée sur des standards internationaux.
Selon le ministre Jhon Banza Lunda, qui s’exprimait lors d’un briefing, co animé par son collègue de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement Patrick Muyaya, le seuil de tolérance en matière de qualité est fixé à zéro.
« On ne construit pas n’importe quoi et on ne livre pas n’importe quoi. Les normes constituent la référence absolue », a-t-il déclaré, citant notamment les cas de certaines routes à travers le pays où l’exigence de qualité est devenue un impératif.
Le ministre a indiqué que plusieurs pays africains, notamment la Côte d’Ivoire, l’Angola et l’Éthiopie, ont réussi leur transformation grâce à une planification de long terme et au strict respect des normes techniques. Une expérience dont la République démocratique du Congo entend s’inspirer pour bâtir des infrastructures capables de durer plusieurs décennies.
Dans cette optique, le gouvernement prévoit de renforcer les capacités des bureaux techniques de contrôle en les dotant d’équipements de dernière génération, grâce à des partenariats conclus avec des organismes spécialisés basés notamment en France et aux États-Unis.
Parallèlement, un vaste programme de formation des techniciens et des opérateurs est envisagé. Les anciens centres de formation spécialisés, aujourd’hui en déclin, seront réhabilités afin de permettre aux jeunes congolais d’acquérir les compétences nécessaires pour conduire, entretenir et réparer les équipements modernes qui seront acquis.
A cet effet, a dit le ministre des ITPR, le Laboratoire national des travaux publics figure également parmi les priorités. C’était avant d’annoncer la construction d’un laboratoire moderne et l’acquisition de matériels de pointe pour permettre un contrôle rigoureux à chaque étape des projets.
Pour le gouvernement, cette stratégie vise à garantir la qualité des ouvrages et à inscrire durablement le développement des infrastructures au cœur de la transformation du pays.


