Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, est à nouveau confronté à une situation dramatique pour les populations civiles. Une attaque attribuée aux ADF/NALU dans la nuit du 7 au 8 août au village de Banana Ecole, dans le groupement Bapongomo, chefferie des Babombi, aurait fait 13 morts, selon un bilan provisoire communiqué par la Société civile Forces vives de Mambasa.
Situé à environ 20 kilomètres de Mambasa, sur l’axe Mambasa-Kisangani, le village a également été touché par d’importantes destructions. Plusieurs boutiques auraient été incendiées, ainsi que deux véhicules Actros et trois motos, aggravant les pertes matérielles subies par la communauté.
Au-delà du bilan humain, cette nouvelle attaque fait craindre une aggravation de la vulnérabilité des populations vivant dans cette partie du territoire de Mambasa. La répétition des violences armées expose les communautés à des déplacements, à la perte de leurs moyens de subsistance et à des difficultés d’accès aux services essentiels.
Une population civile particulièrement exposée
Pour les acteurs locaux, l’urgence ne se limite plus à la sécurisation des axes et des villages. La protection des civils constitue désormais un enjeu majeur face à la persistance des attaques attribuées aux groupes armés.
La Société civile Forces vives de Mambasa condamne cette nouvelle attaque et appelle les autorités à renforcer les mesures destinées à protéger les populations. Elle demande notamment à la coalition FARDC-UPDF d’intensifier les opérations contre les ADF dans le territoire.
« Mambasa est en deuil. La population ne peut plus continuer à mourir », déplore la Société civile, qui réclame des actions urgentes et efficaces pour rétablir la paix et la sécurité.
Des conséquences qui dépassent le bilan des morts
Dans une zone où les populations dépendent largement des activités commerciales, agricoles et du transport, la destruction de boutiques, de motos et de véhicules représente également un coup porté aux moyens de subsistance des ménages.
Les violences peuvent également provoquer des mouvements de population vers des zones jugées plus sûres, accentuant la pression sur les communautés d’accueil et augmentant les besoins en protection, en alimentation, en soins de santé et en soutien psychosocial.
Les familles endeuillées sont, quant à elles, confrontées à des besoins immédiats, notamment l’accompagnement des victimes et la prise en charge des conséquences sociales et psychologiques de la violence.
L’urgence de renforcer la protection
Cette nouvelle attaque relance ainsi la question de la protection des civils dans le territoire de Mambasa, confronté depuis plusieurs années à l’activisme de groupes armés.
Pour les acteurs locaux, les réponses sécuritaires doivent être accompagnées de mesures permettant de renforcer la résilience des communautés et de garantir leur accès aux services essentiels.
Le bilan communiqué par la Société civile reste provisoire et pourrait évoluer. Une vérification indépendante des informations et une évaluation précise des besoins des populations affectées restent nécessaires.
Dans l’immédiat, l’enjeu demeure la protection des civils et l’assistance aux communautés touchées, alors que les habitants de Banana Ecole et des localités environnantes restent confrontés aux conséquences d’une nouvelle flambée de violence.



