Une nouvelle phase s’ouvre dans la riposte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC), avec trois essais cliniques en cours visant à renforcer les moyens de prévention et de prise en charge des personnes exposées au virus.

Selon le responsable de la riposte de l’Institut national de Santé publique (INSP), le Dr Adelard Lofongola, ces trois essais cliniques visent à déterminer les moyens les plus efficaces pour freiner la propagation de l’épidémie, notamment par la prévention post-exposition, l’utilisation d’antiviraux et l’évaluation d’une éventuelle immunité croisée du vaccin contre Ebola de souche Zaïre sur la souche Bundibugyo, actuellement responsable de l’épidémie.

« Les premiers sont des kits PEP (Ndlr : prévention post-expositionnelle) que l’on donne aux contacts à haut risque pour évaluer comment minimiser la probabilité des contaminations. Le deuxième essai clinique concerne les antiviraux que l’on donne aux femmes enceintes et aux enfants. Et enfin, le troisième et dernier concerne l’immunité croisée du vaccin Ebola Zaïre sur la souche Bundibugyo. Après ces résultats, on pourra utiliser le vaccin qui est disponible au pays pour la vaccination des prestataires de première ligne », a expliqué le responsable de la riposte à congocroissance.com.

Ces trois essais ciblent ainsi plusieurs catégories de personnes particulièrement exposées, notamment les contacts à haut risque, les femmes enceintes, les enfants ainsi que les prestataires de première ligne engagés dans la riposte.

Cependant, les résultats permettant d’évaluer l’évolution et l’efficacité de ces trois essais cliniques ne sont pas encore disponibles.

En attendant leurs conclusions, ces recherches constituent une lueur d’espoir dans la lutte contre l’épidémie, qui continue de faire de nombreuses victimes. Selon les dernières données disponibles de la riposte, l’épidémie a déjà fait 1 850 décès, pour un cumul de 4 053 cas confirmés enregistrés dans les cinq provinces touchées. Le bilan fait également état de 793 personnes guéries, avec un taux de létalité global de 45,7 %.

Les résultats de ces essais sont donc particulièrement attendus, notamment celui portant sur l’immunité croisée du vaccin contre la souche Zaïre face à la souche Bundibugyo, afin de déterminer dans quelle mesure le vaccin actuellement disponible en RDC pourrait contribuer à protéger les prestataires de première ligne.

L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières

L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :

Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;

Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;

En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.

La vigilance et la prévention sauvent des vies.

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