Dans le sous-village de Nyamukubi, situé dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, l’accès à l’eau potable devient un véritable casse-tête pour la population. Les habitants parcourent parfois de longues distances pour trouver de quoi s’approvisionner, une situation qui suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté.

Des acteurs locaux redoutent surtout les conséquences sanitaires que pourrait provoquer cette pénurie persistante.

Le défenseur des droits humains Cédric Machara explique que plusieurs localités de cette entité souffrent d’un déficit criant en infrastructures hydrauliques. Certaines zones ne disposent ni de captage d’eau aménagé ni de bornes-fontaines fonctionnelles, ce qui oblige les habitants à se tourner vers des sources non sécurisées pour satisfaire leurs besoins quotidiens.

À Kamikonzi, par exemple, une agglomération de plus de 1 200 personnes vit sans aucun point d’eau aménagé. Dans d’autres villages tels que Chishova, Maziba ou encore Buchunda, la population réclame avec insistance l’installation de nouvelles sources protégées ainsi que la remise en état des infrastructures existantes afin d’améliorer l’approvisionnement en eau.

La situation se complique davantage dans plusieurs secteurs, notamment à Mwanda, Lwano, Monvu et dans le centre de Nyamukubi, où certaines installations hydrauliques tombées en panne restent inutilisables depuis longtemps. Cette dégradation prive de nombreux ménages d’un accès régulier à l’eau potable.

À Kasirusiru 1 et 2, où vivent plus d’un millier de personnes sinistrées ainsi que de nombreux déplacés fuyant les violences armées, le problème devient encore plus critique. Face à cette urgence humanitaire, Cédric Machara exhorte les autorités publiques et les organisations humanitaires à agir rapidement pour restaurer les points d’eau et prévenir d’éventuelles maladies liées à la consommation d’eau insalubre.

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