Réunis en Assemblée générale ordinaire dans la grande salle de l’Institut Technique Médical d’Uvira, plusieurs acteurs du secteur de la santé ont exprimé leur ras-le-bol face à une série de difficultés qui perdurent depuis de longs mois, voire des années, sans réponses concrètes.
Au cœur des préoccupations figurent notamment le non-versement de la prime de risque, l’absence de mécanismes de bancarisation pour de nombreux agents, ainsi que des salaires impayés accumulés sur plusieurs mois. Une situation que les intervenants jugent préoccupante et démotivante pour le personnel soignant.
Les participants ont également attiré l’attention sur le sort des agents ayant assuré des remplacements sans jamais être rémunérés jusqu’à présent. À cela s’ajoute le cas de certains travailleurs dont les listings de paie ont été suspendus et qui, depuis lors, restent exclus de toute prise en charge financière.
Le collectif a par ailleurs dénoncé la situation des nouvelles recrues, engagées sur le terrain mais toujours en attente d’une reconnaissance officielle et d’une intégration dans le système de rémunération de l’État.
Face à cet ensemble de revendications, les professionnels de santé pointent du doigt l’absence de réaction des autorités provinciales, notamment le gouverneur, le ministre provincial de la Santé et les responsables de la division provinciale de la santé, qu’ils accusent de ne pas apporter de solutions à ces problèmes persistants.
Selon les organisateurs, ces démarches s’inscrivent dans la continuité d’un plaidoyer amorcé depuis l’année précédente, resté jusque-là sans suite favorable. Déterminés à faire entendre leur voix, les agents de santé annoncent leur volonté de renforcer la mobilisation afin d’obtenir des réponses urgentes et durables.
Ils estiment que l’amélioration de leurs conditions de travail demeure une condition essentielle pour garantir des soins de qualité et assurer le bon fonctionnement du système de santé au bénéfice de toute la population.



