La République démocratique du Congo maintient ses efforts face à trois principales menaces sanitaires : la maladie à virus Ebola, le choléra et la rougeole. Ces épidémies ont été au centre de la réunion de coordination stratégique tenue le 15 août 2026, sous la présidence du directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, dans le cadre de la coordination conduite par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.
Pour la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola, la notification cumulée s’élève à 4 479 cas, avec une létalité de 47 % et un taux de suivi des contacts de 85 %. Depuis le début de l’épidémie, 55 zones de santé réparties dans six provinces ont été affectées.
La situation connaît toutefois des évolutions encourageantes dans certaines zones. Une province a notamment enregistré plus de 42 jours sans notification de nouveau cas, tandis que la riposte se poursuit dans les zones encore affectées.
En Ituri, épicentre de l’épidémie, une administration massive d’antipaludéens est prévue dans quatre zones considérées comme des hotspots, à savoir Bunia, Rwampara, Nyakunde et Mongbwalu. La coordination entend également renforcer le suivi hebdomadaire des indicateurs de surveillance, de prise en charge, de prévention et contrôle des infections, de notification et des capacités opérationnelles. L’engagement communautaire sera désormais intégré à cette évaluation régulière.
Sur le volet vaccinal, 2 000 doses d’Ervebo sont disponibles dans la Tshopo en prélude au démarrage de la vaccination. Une requête portant sur 500 000 doses supplémentaires a par ailleurs été formulée.
La prise en charge des patients avec les anticorps monoclonaux et les antiviraux, notamment le remdésivir, continue d’afficher des résultats satisfaisants. À Maluku, les équipes ont également bénéficié d’un renforcement de leurs capacités en matière de surveillance, de détection biologique, d’isolement rapide des cas et de communication aux points de contrôle, afin de renforcer la protection de Kinshasa.
Le choléra en baisse
La situation du choléra présente, elle aussi, une tendance à la baisse. Environ 1 200 cas ont été enregistrés à la période considérée en 2026, contre près de 1 800 cas en 2025.
Le Nord-Kivu et le Sud-Kivu demeurent néanmoins parmi les provinces les plus touchées. Les autorités sanitaires poursuivent les activités de vaccination et les autres interventions destinées à contenir la transmission.
Rougeole : poursuivre les efforts de vaccination
Pour la rougeole, des équipes sont déployées dans quatre provinces avec pour objectif d’interrompre les chaînes de transmission. Une tendance à la baisse de la notification des cas est observée, mais la riposte reste orientée vers les causes profondes qui entretiennent la persistance de la maladie.
La vaccination bi-antigène contre la rougeole et la rubéole se poursuit notamment au Kasaï-Central et au Nord-Kivu. Dans les six provinces déjà couvertes, les résultats sont jugés encourageants, avec une couverture vaccinale comprise entre 80 % et 100 % pour les deux antigènes.
A travers cette coordination stratégique, les autorités sanitaires veulent maintenir la pression sur les épidémies en cours, améliorer la surveillance et renforcer les capacités opérationnelles afin d’assurer une réponse plus rapide et mieux coordonnée face aux menaces sanitaires.

L’INSP insiste sur le respect des mesures barrières
L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :