Le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dr Dieudonné Mwamba Kazadi, a réaffirmé le rôle central de son institution dans la coordination de la préparation et de la réponse aux urgences sanitaires en République démocratique du Congo.

Selon lui, l’INSP assure la coordination de la riposte, tout en travaillant en étroite collaboration avec les différentes structures techniques du ministère de la Santé, notamment l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), le Secrétariat général à la Santé, ainsi que les différentes directions et programmes spécialisés.

« La structure qui a le mandat de la coordination reste toujours l’INSP. Aujourd’hui, on ne peut pas dire qui gère [la riposte contre l’épidémie d’Ebola, Ndlr] ; c’est l’INSP qui assure la coordination », a précisé le Dr Dieudonné Mwamba Kazadi lors d’une conférence de presse tenue samedi dernier dans son cabinet.

Toutefois, cette coordination n’exclut pas l’intervention d’experts issus de différentes institutions.

« Dans la gestion d’une épidémie, notamment lorsqu’un incident majeur est déclaré, un Incident Manager peut être désigné pour apporter son expertise et assurer la conduite opérationnelle des activités de riposte. L’Incident Manager est là pour apporter son expertise et gérer les opérations sur le terrain. Mais la structure qui a le mandat de la coordination reste toujours l’INSP », avait précisé le numéro un de l’INSP, en réponse à une question de la presse relative à la nomination du professeur Steve Ahuka comme manager terrain dans le cadre de la riposte contre cette 17ᵉ épidémie d’Ebola.

Le DG de l’INSP souligne que cette approche s’inscrit dans l’expérience acquise par la RDC au cours des précédentes épidémies et urgences sanitaires. La gestion de ces crises a progressivement contribué à faire évoluer le système de management des urgences sanitaires dans le pays.

Une riposte qui mobilise plusieurs secteurs

La réponse à une épidémie ne repose cependant pas uniquement sur le secteur de la santé. Le Dr Dieudonné Mwamba Kazadi a, à cet effet, insisté sur « la nécessité d’une collaboration multisectorielle », impliquant notamment les ministères de l’Intérieur, de l’Environnement et des Transports.

« Nous travaillons toujours avec les structures du ministère. L’INSP travaille en coordination et en collaboration avec l’INRB, le Secrétariat général de la Santé et les directions et programmes du ministère de la Santé », avait-il affirmé.

Sur le terrain, cette collaboration mobilise des experts de l’INRB, des programmes et directions du ministère de la Santé, mais également des représentants d’autres ministères ainsi que des partenaires qui viennent en appui aux actions du Gouvernement.

Se félicitant de cette collaboration institutionnelle, le DG de l’INSP s’appuie notamment sur le secteur des transports, qui joue un rôle important dans la surveillance des mouvements de personnes et des principaux points de passage.

« Ce qui nous aide à surveiller les voies de circulation, ce ne sont pas seulement les agents du ministère de la Santé. Les agents de santé sont là, mais il faut également les agents du ministère des Transports (…) C’est toute une synergie de collaboration avec les autres secteurs. Mais la coordination reste toujours assurée par l’INSP », avait-il déclaré, soulignant que cette approche multisectorielle constitue un élément essentiel de la réponse aux urgences sanitaires.

Dans le contexte actuel de l’épidémie de maladie à virus Ebola, cette organisation vise à assurer une réponse coordonnée, en mobilisant les compétences disponibles et en facilitant la circulation de l’information sur l’évolution de la situation épidémiologique.

 

L’NSP insiste sur le respect des mesures barrières

L’INSP appelle la population Iturienne en particulier et celle des provinces environnantes mais aussi celle dont les villes sont touchées récemment au respect strict des mesures barrières pour limiter la propagation de la maladie à virus #Ebola :

Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau propre et au savon ou utilisez une solution hydroalcoolique ;

Évitez tout contact avec une personne présentant des signes suspects de MVE ;

En cas de symptômes tels que fièvre, maux de tête, vomissements, diarrhée, saignements ou douleurs musculaires, rendez-vous immédiatement dans le centre de santé le plus proche ou composez le *151#.

La vigilance et la prévention sauvent des vies.

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