Dans la province de la Tshopo, territoire de Basoko, la dégradation avancée des infrastructures routières inquiète de plus en plus les acteurs locaux.

À travers une mission de terrain, Gilbert Mobuyaho Iswafaka, président du conseil d’administration de BNR ASBL (Basoko Notre Référence), a conduit une délégation pour évaluer l’état des principaux axes routiers reliant Basoko centre aux localités de Yaliwasa, Yamandundu et Mobango-Itimbiri.

Au terme de cette descente, le constat est alarmant : plusieurs tronçons sont devenus totalement impraticables, notamment sur l’axe menant vers Bumba, après 49 kilomètres de route sont fortement dégradés. Plus préoccupant encore, huit ponts reliant la chefferie de Yaliwasa à Yamandundu sont aujourd’hui hors d’usage, paralysant ainsi la circulation des personnes et des biens.

Accompagné de plusieurs membres de son organisation, dont le coordonnateur territorial Ambeko Antoine, José Lubeni, Charlie Bombeya, Gaston, Litua, Isaac Bwana, Pascal Andelo, Nestor Likaka, Guelord Zuzi, Ghislain Yenga, Alain Lokoni, Rosy Lokinzi et d’autres cadres, Gilbert Mobuyaho a parcouru plusieurs villages, notamment Yamokolo, Yaoloko, Yangbulu, Yalikambi, Yahila et Yakapo.

Et Bakele, Yangbongbo, villages des Yaliwasa ont été également visitées, où l’état de ces tronçons sont passable.

Partout, les réalités observées traduisent une même détresse : l’impossibilité pour les agriculteurs d’évacuer leurs produits vers les centres de consommation.

Ce territoire, pourtant reconnu pour son potentiel agricole, joue un rôle clé dans l’approvisionnement de plusieurs provinces de la République démocratique du Congo, notamment la Tshopo, la Mongala, le Maniema, l’Ituri, le Bas-Uele, le Haut-Uele ainsi que la ville-province de Kinshasa. Mais l’état critique des routes, souvent qualifié localement de “kolukolu” pour désigner leur impraticabilité extrême, constitue aujourd’hui un frein majeur à cette dynamique économique.

Face à cette situation, BNR ASBL interpelle les autorités nationales et provinciales, ainsi que les élus de Basoko, sur la nécessité d’un plaidoyer efficace en faveur de la réhabilitation urgente de ces axes de desserte agricole.

L’organisation déplore également que les efforts d’entretien routier se limitent à des portions insuffisantes, sans prise en compte des infrastructures critiques comme les ponts.

Par ailleurs, au-delà des routes, la question de la connectivité reste une autre préoccupation majeure pour les populations locales.

Absence de réseau de télécommunication complique les échanges et freine les activités économiques.

L’installation d’infrastructures modernes, notamment via des solutions comme Starlink ou l’extension des réseaux de Vodacom, Airtel et Orange, apparaît ainsi comme une nécessité urgente.

À travers ce plaidoyer, Gilbert Mobuyaho réaffirme l’engagement de BNR ASBL à œuvrer pour le développement intégral de Basoko. Il appelle à une intervention rapide du gouvernement afin de désenclaver cette région agricole stratégique et améliorer les conditions de vie des populations locales.

Augustin Tsheza

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