Une séance plénière déterminante s’est tenue ce mardi 24 mars 2026 à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, consacrée au deuxième recensement général de la population et de l’habitat.

Cette opération d’envergure nationale vise à doter le pays de données fiables, indispensables à l’élaboration de politiques publiques efficaces.

Parmi les personnalités présentes, l’honorable Grâce Neema Paininye, questeure adjointe de la chambre basse, a accordé une attention particulière à l’exposé du Dr Diene Keïta, sous-secrétaire générale des Nations unies au sein du Fonds des Nations unies pour la population.

Les échanges ont mis en lumière les enjeux démographiques majeurs auxquels fait face le pays.

Pour les provinces du Bas-Uele et de l’espace Grande Orientale, ce recensement constitue un outil crucial. Il permettra d’évaluer avec précision les besoins des populations, notamment dans des territoires comme Ango, souvent confrontés à un manque de données actualisées.

Selon l’élue d’Ango, il s’agit avant tout d’une question de justice sociale : « on ne peut pas développer ce que l’on ne peut pas compter ».

Cette démarche s’inscrit également dans une vision tournée vers la jeunesse, en phase avec les objectifs de l’UNFPA de transformer le dividende démographique en moteur de croissance économique.

Sur le plan de la gouvernance, l’Assemblée nationale a marqué son engagement par un vote massif de 301 députés en faveur de cette opération.

Une décision qui traduit la volonté des institutions congolaises de s’appuyer sur des données transparentes pour orienter les politiques publiques.

Ce deuxième recensement apparaît ainsi comme un levier essentiel pour le développement durable et intégré de l’espace Grande Orientale en général, et du Bas-Uele en particulier.

À travers cette initiative, de nouvelles opportunités pourraient émerger pour de nombreux citoyens congolais, ouvrant la voie à un avenir plus équitable et prospère.

 

Augustin Tsheza

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