Une alerte sanitaire majeure secoue les hauts plateaux d’Itombwe, au Sud-Kivu. En l’espace de seulement deux semaines, la zone de santé enregistre plus de 60 cas de choléra et 15 décès. Les habitants, pris de panique, dénoncent un manque criant de médicaments et d’eau potable, tandis que les structures sanitaires peinent à contenir la propagation de la maladie.

La zone de santé d’Itombwe, qui s’étend entre les territoires de Mwenga et de Fizi, est en proie à une urgence sanitaire dramatique. Selon le Dr Jean-Luc Lukendo Bonga Ibutshwa, médecin sous-coordonnateur médical de la CELPA à Itombwe, plus de 60 cas de choléra ont été recensés en deux semaines seulement, et 15 personnes ont déjà perdu la vie.

Les aires de santé de Lubumba et Kitopo sont les plus touchées. Les habitants décrivent des scènes de panique dans les villages. « Nous n’avons plus de médicaments, nos enfants tombent malades et nous n’avons nulle part où courir », confie Fatuma M., mère de trois enfants.

Les structures sanitaires locales sont débordées. « Nous faisons face à une rupture totale d’intrants essentiels. Sans soutien urgent, le choléra pourrait se propager rapidement dans les villages voisins », avertit le Dr Lukendo. Les soins deviennent un luxe, et les patients souvent dirigés vers des structures éloignées, parfois à plusieurs heures de marche.

Le manque d’eau potable et d’assainissement aggrave la situation. Les habitants, contraints de puiser l’eau dans des rivières non sécurisées, exposent leurs familles à un risque de contamination accru. « Chaque jour, nous vivons avec la peur que quelqu’un d’autre tombe malade », confie Jean-Pierre K., habitant de Kitopo.

La société civile locale lance un cri d’alarme. « Il faut une intervention rapide du gouvernement et des ONG pour éviter une catastrophe sanitaire majeure. Les vies sont en danger », alerte Claire N., représentante communautaire.

Les autorités sanitaires appellent à la vigilance et à la coopération de la population. La distribution d’eau potable, de kits d’hygiène et de médicaments devient une priorité. Mais pour les habitants d’Itombwe, chaque jour compte, et la peur de voir la maladie se propager reste omniprésente.

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