Une grave alerte sanitaire secoue actuellement la chefferie des Wahanga, dans le territoire de Basoko, province de la Tshopo.
En l’espace de seulement deux jours, du vendredi 15 au dimanche 17 mai 2026, un mort déjà d’une fillette notifiée et quelques personnes sont atteintes dans le village Bahanga, situé dans la zone de santé de Basali, parmi les victimes figurent un adulte.
Selon les informations recueillies sur place, les malades présentent des symptômes inquiétants caractérisés par des vomissements et des diarrhées sévères. La situation devient de plus en plus critique et dépasse largement les capacités de prise en charge des structures sanitaires locales.
Le risque de déshydratation massive est particulièrement élevé chez les enfants, déjà très vulnérables face à ce type d’épidémie.
Des sources locales rapportent également que le pédiatre Saint Jean Mosilonge a perdu sa nièce dans cette tragédie sanitaire, preuve de la gravité de la situation qui frappe actuellement la communauté.
Face à cette urgence, plusieurs appels sont lancés aux autorités sanitaires et aux partenaires humanitaires afin d’éviter une catastrophe de grande ampleur.
Les habitants demandent notamment : l’intervention immédiate de la Zone de Santé de Basoko avec le déploiement urgent d’une équipe médicale sur le terrain ;
l’ approvisionnement rapide en sels de réhydratation orale (SRO), perfusions, antibiotiques ainsi qu’en matériels de traitement contre le choléra et les maladies diarrhéiques et une vaste campagne de sensibilisation sur l’utilisation de l’eau potable, l’hygiène des mains et l’administration du SRO à domicile.
Alors que la peur gagne progressivement les familles du village Bahanga et des localités voisines, la population attend une réaction rapide des autorités compétentes afin de contenir cette menace sanitaire avant qu’elle ne provoque davantage de pertes humaines.
Augustin Tsheza



