A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences sexuelles liées aux conflits, célébrée chaque année le 19 juin, le Fonds National de Réparation des Victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) a rendu hommage à toutes les femmes, aux hommes, aux filles et aux garçons ayant subi ces atrocités en République démocratique du Congo.

Dans son message, le FONAREV rappelle que les violences sexuelles commises en période de conflit ne constituent pas de simples conséquences de la guerre. Elles sont utilisées comme de véritables armes de terreur, de domination et de destruction du tissu social, avec des répercussions physiques, psychologiques, économiques et communautaires souvent durables.

Alors que l’insécurité persiste dans plusieurs provinces du pays, particulièrement dans l’Est de la RDC, des milliers de personnes continuent d’être exposées à ces violences. Derrière chaque victime se cache une histoire marquée par la souffrance, affectant des familles entières et fragilisant les communautés.

Face à cette réalité, le FONAREV réaffirme sa détermination à reconnaître les victimes, restaurer leur dignité et contribuer à leur reconstruction à travers des mécanismes de réparation adaptés à leurs besoins. Depuis sa création, l’établissement œuvre notamment à l’identification des victimes, à l’amélioration de leur accès aux services de prise en charge, au soutien des réparations individuelles et collectives, ainsi qu’à la préservation de la mémoire des souffrances endurées.

À cette occasion, le Fonds appelle les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile, les communautés locales et l’ensemble des citoyens à renforcer leurs actions pour prévenir les violences sexuelles liées aux conflits, lutter contre l’impunité et garantir aux victimes un accès effectif à la justice, à la vérité et à la réparation.

Le FONAREV a également salué le courage et la résilience des survivantes et survivants qui, malgré les traumatismes subis, continuent à reconstruire leur vie et à porter un message d’espoir.

« La réparation ne peut effacer les blessures du passé, mais elle demeure un acte essentiel de reconnaissance, de justice et de restauration de la dignité humaine », souligne le communiqué.

En ce 19 juin, le FONAREV renouvelle son engagement à ne laisser aucune victime seule face à son histoire et à poursuivre, avec l’ensemble des parties prenantes, la construction d’un avenir libéré de ces crimes.

« Parce que la dignité des victimes n’est pas négociable. Parce que la mémoire est un devoir. Parce que la justice et la réparation sont des droits », conclut le Directeur général du FONAREV, Patrick Fata Makunga.

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