50% de 71 à 72 millions de dollars américains du budget de la riposte à la 16è épidémie de la maladie à virus à « Ebola » dans la zone de santé de Bulape dans le Kasai, a été établi. C’est ce qu’a indiqué le Directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), trés reconnaissant à l’endroit du Gouvernement congolais et des partenaires.
Visiblement trés satisfait du succès rapide récolté par son institut à travers son Centre des opérations d’urgence en santé publique (COUSP) dans la riposte, organisée contre cette 16ème épidémie d’ébola, le Directeur général, Dieudonné Mwamba, a salué l’implication responsable du Gouvernement congolais et la contribution considérable des partenaires.
Selon lui, ces « efforts efforts conjoints ont permis de contenir l’épidémie rapidement. »
« Les contributions du Gouvernement et des partenaires, on a eu, en mobilisant environ 50% de ce budget-là. Et c’est avec cela que nous avons pu mener les actions sur le terrain. Avec toutes les stratégies déployées, nous avons pu contenir dans le meilleur délai cette épidémie », s’est félicité le Directeur général de l’INSP, évoquant le budget de riposte d’environ 72 millions de dollars américain.
Plus d’une vingtaine de partenaire internationaux, nationaux et locaux était était impliquée dans cette riposte, et chacun a joué sa partition relativement à son mandat et sa spécialité.
Déclarée au mois de septembre, cette 16ème épidémie d’Ebola de souche Zaïre, a été maitrisée et officiellement déclarée terminée le 1er décembre 2025 grâce à une riposte rapide impliquant vaccination, traitement, décontamination, et forte surveillance épidémiologique, malgré des défis logistiques liés à la zone reculée.
Un plan de résilience pour Bulape
Contrairement aux épidémies précédentes où les partenaires se retiraient après la déclaration de la fin, cette fois-ci, une nouvelle approche est adoptée et saluée par tous les partenaires.
Après la fin de l’urgence, le Directeur de l’INSP a fait savoir qu’un « plan de résilience » de 90 jours a été mis en place à Bulape. Ce plan vise à renforcer durablement le système de santé local, qui montre encore des faiblesses. L’objectif est de développer les capacités au niveau provincial et de la zone de santé, notamment par des formations structurées du personnel et la mise en place d’équipes d’intervention rapide locales.
« L’idée est de rendre le système résilient afin qu’en cas de future épidémie, il ne soit plus nécessaire de dépendre uniquement des interventions venant du niveau central de Kinshasa, mais que les acteurs locaux soient autonomes », a conclu Dieudonné Mwamba.


