La peur a une nouvelle fois frappé le territoire de Shabunda. Mardi 17 février 2026, un acte de banditisme armé s’est produit sur la route menant à Makese, à quelques kilomètres seulement du centre du territoire, plongeant habitants et acteurs sociaux dans la consternation.
D’après des sources locales, des hommes lourdement armés ont tendu une embuscade à des civils qui circulaient sur cet axe. Les assaillants ont systématiquement dépouillé leurs victimes, s’emparant d’importantes sommes d’argent, de téléphones portables ainsi que de plusieurs biens de valeur.
Selon les informations relayées par des sources locales, le préjudice financier s’élève à au moins 16 450 000 francs congolais. Ce montant représentait les rémunérations destinées aux enseignants de trois écoles primaires et d’une école maternelle situées à Kigulube et dans les villages environnants du groupement Bamuguba Sud. Ces fonds devaient permettre de payer les salaires du mois de janvier 2026.
Les établissements touchés par cette perte sont l’EP Kigulube (conventionnée catholique), l’EP 1 Mpwe, l’école maternelle Kaminkya du réseau CEEBECO, ainsi que l’EP Kiseku, reconnue officiellement.
Au cours de la même attaque, un opérateur économique qui se rendait vers un site minier de la zone a également été victime des bandits. Plus de 2 000 000 de francs congolais et plusieurs téléphones lui ont été arrachés.
Après leur opération, les malfaiteurs se sont volatilisés sans laisser de trace. Jusqu’à présent, aucune interpellation n’a été annoncée, a indiqué Polycarpe Buzabwandozi, président de la société civile, noyau de Bamuguba Sud.
Cette situation suscite une vive inquiétude parmi les enseignants concernés, déjà confrontés à des conditions de vie précaires. Ils demandent l’ouverture rapide d’enquêtes pour tenter de récupérer les fonds détournés. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans l’Est du pays, ils dénoncent également l’enclavement de la zone, aggravé par l’état dégradé des routes et la perturbation de certains axes, notamment celui reliant Bukavu à Kigulube.
Face à cette nouvelle tragédie, la population et les acteurs éducatifs appellent les autorités à renforcer urgemment la présence sécuritaire sur ce tronçon routier, afin de protéger les usagers et d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.


