Dans le territoire de Kabare, la question de l’hygiène scolaire suscite de vives préoccupations. À Cirunga, les acteurs de la société civile dénoncent la détérioration avancée des installations sanitaires dans plusieurs établissements.
Face à cette réalité, ils interpellent les autorités afin qu’elles prennent des mesures rapides pour protéger la santé des apprenants et limiter les risques de propagation de maladies en milieu éducatif.
Cette alerte émane de Innocent Nyakura, président du noyau local de la société civile et membre du Réseau communautaire pour la protection de l’enfant. Son organisation a récemment mené une mission d’observation dans différentes écoles de la zone.
Les constats dressés sur le terrain sont préoccupants : latrines délabrées, manque criant d’eau et conditions d’hygiène largement insuffisantes. Dans la majorité des écoles visitées, les infrastructures existantes ne répondent plus aux besoins élémentaires.
Ces défaillances engendrent non seulement des odeurs incommodantes, mais affectent également l’environnement d’apprentissage. Elles exposent les élèves à des risques sanitaires et compromettent leur concentration en classe. Pour Me Nyakura, la situation touche à la fois à la santé publique et au respect de la dignité humaine.
Consciente de l’ampleur du problème, la société civile plaide pour des actions concrètes, notamment la construction de nouvelles latrines et la réhabilitation de celles déjà existantes. Elle insiste aussi sur la nécessité d’un engagement accru des autorités pour équiper les écoles en infrastructures adaptées.
Par ailleurs, les responsables des établissements scolaires sont invités à renforcer les pratiques d’entretien et de salubrité au quotidien.
Enfin, un appel est lancé aux partenaires du secteur éducatif et aux organisations humanitaires afin d’appuyer les efforts de remise en état des écoles, dont certaines infrastructures ont été fragilisées par les effets des conflits armés dans la région.


